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La vie hors norme d’une femme de militaire

La vie hors norme d’une femme de militaire

 « Tu le savais en te mariant ! »

 « Je ne sais pas comment tu tiens… »

« Vos maris ont au moins la sécurité de l’emploi, eux ! »

« Il rentre déjà ? C’est passé vite finalement ! »

Les absences s’enchaînent, les réflexions fusent, souvent maladroites. Être femme de militaire, c’est assumer le métier de son mari, envers et contre tout. Accepter que cette passion fasse partie intégrante de la vie familiale. Missions longues, déménagements multiples, gardes ou astreintes le week-end, permissions (et non vacances comme les autres fonctionnaires) rythment le quotidien des familles. Véritable pilier de la maisonnée, la femme de militaire apprend le don de soi. Certains souhaiteraient l’ériger en sainte des temps modernes, mais ce serait vite oublier qu’elle a comme tout le monde des baisses de moral, des moments de doute et de craquage. Comment gère-t-elle les départs ? Se sent-elle seule ? Quelles sont ses astuces au quotidien ? Rencontre avec quelques-unes de ces wonder-women…

Un apprentissage sur le tas

Contrairement aux clichés, qui sévissent encore, la femme de militaire n’a pas vu naître sa vocation au berceau ou eu un attrait particulier pour l’uniforme. Marie, 36 ans, raconte ses débuts : « Fille d’agriculteur, je ne connaissais rien de la vie militaire. Jeune mariée, j’ai tout quitté pour suivre mon mari : travail, famille, amis, vie parisienne. Je ne me suis pas posée de questions. Je l’aurais suivi toute ma vie jusqu’au bout du monde ! ». Emmanuelle, 39 ans, confirme : « Moi, je m’étais clairement dit : « Tout sauf un militaire ! » J’étais médecin et ne m’imaginais pas déménager tout le temps ». « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas » philosophait en son temps Pascal. Malgré des yeux brillants d’amour et la ferme intention de tout reconstruire, les débuts sont souvent difficiles… Marie se souvient : « Une fois arrivée dans une petite ville de province de 40 000 âmes, ne connaissant personne, sans travail et avec un mari régulièrement absent, j’ai éclaté en sanglots au milieu des cartons… La confrontation à la réalité était rude ! Mais petit à petit, pierre après pierre, nous avons construit notre foyer. Pour moi, une femme de militaire n’est pas plus préparée qu’une autre à affronter cette vie particulière. ».

Des sacrifices professionnels

Professeur des écoles, Marie a fait une croix sur sa « carrière », mais pas sur sa vocation d’enseigner. « J’ai tout de suite compris qu’il me faudrait accepter des sacrifices professionnels. A moins de vivre en célibat géographique ou de pouvoir travailler à domicile, il est rare de mener parallèlement deux carrières lorsqu‘on est muté tous les deux-trois ans… J’ai donc accepté des remplacements, des mi-temps, et même quelques heures de cours par semaine ! Pour l’heure, je ne regrette pas ce choix important pour ma vie de famille. » Médecin, Emmanuelle opine : « J’ai également choisi de ne pas faire carrière et d’accepter des remplacements à mi-temps pour concilier mon métier de passion avec les besoins de ma famille. Je n’ai eu aucun mal à trouver du travail après chaque déménagement. » De son côté, Marie-Pierre, 42 ans, assume pleinement son choix de mère au foyer, en dépit des pressions sociales : « Notre projet de vie s’orientait tout naturellement vers une vie de famille « sereine ». Un papa très absent, donc une maman très présente. C’est un choix complètement assumé et épanouissant pour moi ! » En transformant ces contraintes en source d’épanouissement, chacune, libre et profondément amoureuse, donne du sens à ce mode de vie particulier…

famill de militaires

Une reine de l’organisation

Avec sept déménagements à son actif en 13 ans de mariage, Marie reconnaît : « Chaque mutation entraîne à la fois une grande adaptation, des sacrifices, mais aussi de grandes joies… une fois les cartons vidés ! »

G.O. de choc

Ayant vécu trois déménagements en sept ans, Julie, 32 ans, explique : « Quand on sait qu’on ne va rester que deux ans dans une ville, on ne traîne pas. L’emménagement est rapide et on se force à aller vers les autres pour les connaître. On apprend à profiter de l’instant présent, car on ne sait jamais de quoi le lendemain sera fait ! Les mutations annoncées peuvent toujours changer… ». Pendant l’absence du mari, il est encore moins question de vivre au ralenti. « Avec les enfants, nous avons un planning bien établi et bien chargé sur toute la durée de l’absence, révèle Marie-Pierre. Cela nous donne des dates butoirs jusqu’à la fin de la mission ». Marie confirme : « Je me fixe aussi des objectifs et prévois au moins une sortie par week-end avec les enfants : une balade, une exposition, un goûter avec des amis etc. Je les associe à ces petits projets qui permettent d’égayer les week-ends sans papa ».

Une femme « tout-terrain »

Il n’est pas rare que juste après le départ, les dégâts matériels s’enchaînent… Panne de chaudière, démarreur de la voiture qui lâche ou autres problèmes techniques viennent ponctuer le quotidien sans homme et transforment leurs femmes en as de la bricole. Sans oublier les passages aux urgences à cause de pépins de santé inopinés : rhume de hanche, problèmes de dos, cheville foulée… « Cette loi des séries se vérifie à chaque départ en mer ! Entre nous, on l’appelle la loi de l’emmerdement maximum ! », plaisante Adélaïde, femme de marin de 38 ans. Marie-Pierre acquiesce : « Je suis devenue une pro dans le montage de chaîne en pleine tempête de neige, le remplacement de vitre, de chasse d’eau… ». La débrouillardise s’apprend en toutes circonstances !

L’expérience de la solitude

Noël, mariages, anniversaires, achats immobiliers, déménagements, vacances, toutes ont appris à vivre seules certains événements. « La veille du baptême de notre fils, mon mari a été prévenu qu’il devait partir sur le terrain sans date de retour. Nous avons hésité à reporter l’événement, puis nous avons pensé qu’il fallait continuer à vivre. Le prêtre a accepté de décaler la cérémonie au matin pour que mon mari puisse y assister. La photo à peine prise sur le parvis, il a filé par le premier train, me laissant seule avec toute la famille venue pour l’occasion ! » raconte Inès, 37 ans. Mais quand il s’agit d’un décès ou d’un enterrement, l’absence du conjoint prend une tournure dramatique. Éloigné, le militaire se sent impuissant face à la douleur de sa femme et de ses proches…

L’accouchement seule tant redouté

La femme de militaire redoute également un autre événement : l’accouchement solo. « Au début de notre mariage, mon mari partait au rythme d’une fois par an en OPEX (Opérations Extérieures). Ce qui m’a valu d’accoucher deux fois toute seule pour trois grossesses. Je n’aimerais revivre ces expériences difficiles pour rien au monde ! ». Emmanuelle se souvient : « Nous ne connaissions pas le sexe du bébé. Mon mari étant injoignable, j’ai prévenu le Colonel de la naissance de notre fils. Grand prince, celui-ci a laissé sa ligne téléphonique pour qu’on puisse se parler. L’après-midi même, avait lieu une offensive militaire baptisée du prénom de notre fils. C’était une belle façon d’associer notre vie familiale à leur vie professionnelle. ».

Des absences répétées et au long cours

Même si la vie se poursuit en dépit des absences, Marie a très mal vécu les premières missions : « Nous avons vécu six départs de 4 à 6 mois. Il y a des périodes que l’on n’oublie pas : mon mari a enchaîné trois missions à la suite, soit 14 mois d’absence sur 18. Et il n’ a eu que trois semaines en France entre les deux premières OPEX, c’était vraiment rude ! J’en ai voulu à l’armée de ne pas lui avoir laissé le choix. J’ai beaucoup pesté, mais finalement les départs se sont plutôt bien déroulés. ». De même, Marie-Pierre confie : « Sans compter les manœuvres et sentinelles, mon mari est parti huit fois entre 4 à 6 mois pour des OPEX sur des théâtres d’opérations plus ou moins dangereux. Les années passent et je trouve ses absences plus difficiles à gérer. Est-ce moi qui supporte moins bien la solitude ? Ou est-ce le fait de devoir gérer seule des ados qui est moins facile que des petits enfants ? ».

« Les Marins s’en sortent bien » par Gabrielle Hum

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Avec l’aimable autorisation de Gabrielle Hum, blog Carnet fou

Les coups durs

Une pointe d’inquiétude

Ces longues missions testent les capacités de résistance de chacune. Pratiquant la méthode Coué, Marie répète inlassablement le dicton « Pas de nouvelles, bonne nouvelle » et s’efforce d’être la plus sereine possible au moment du départ : « C’est important pour mon mari. Je veux qu’il parte sans le souci de ceux qu’il laisse ». Mais cela ne marche pas à chaque fois : « J’ai tout de même été inquiète à deux reprises. Quand il était en Afghanistan, des balles sifflaient via son portable et je l’ai juste entendu dire « je te rappelle plus tard », puis il n’a donné aucune nouvelle pendant une heure… L’attente fut longue ! Et lors d’un départ au Tchad, j’ai appelé la femme de son chef, car je n’avais aucun signe de vie depuis quelques jours. Il ne captait pas dans la « pampa » ! » Pragmatique, Marie-Pierre confie : « Je préfère ne pas y penser pour ne pas avoir à gérer un stress inutile ».

Les baisses de moral

Joyeuse avant tout et pleine de répartie, la femme de militaire se laisse rarement aller. Marie-Pierre avoue : « Pour les baisses de moral, et il y en a, je m’octroie le luxe de faire chauffer la carte bleue ! Rien d’extraordinaire, mais ça fait du bien ! Certains enfants vivent mieux les absences que d’autres. Alors quand l’un a un coup de mou, on se fait un resto, un ciné… Suivant le moment, l’enfant et les envies ! » Après un congé parental doublé d’une longue absence de son mari, Emmanuelle retrouve la sérénité en reprenant un travail : « Je voyais enfin des adultes, ça me manquait ! Même si l’organisation reposait entièrement sur mes épaules, je revivais ! ». Chaque femme de militaire sait qu’elle peut compter sur les autres. Une sorte de réseau se tisse autour d’elle avec des petites attentions régulières. 

Toutes pour une, une pour toutes !

La cohésion

L’esprit d’entraide, qui étonne plus d’un « civil », naît de cette somme de solitudes. Chacune partage volontiers ses astuces pour aider les autres. Né en 2012, un groupe Facebook « Chérie, on est mutés, bref on déménage » réunit des femmes de militaires qui échangent leurs bons plans dans chaque ville. Il n’est pas rare de les voir sortir en bandes et de les entendre rire à gorge déployée. Même les femmes, dont le mari est là, restent attentives aux autres. Et n’hésitent pas à inviter leur amie esseulée à déjeuner le dimanche, sachant que ce jour des familles est le plus difficile à vivre. Marie-Pierre sait qu’elle peut compter sur ces précieux soutiens : « J’ai des amies qui font très attention à me téléphoner régulièrement et à passer me voir. C’est toujours rassurant de se sentir entourée ! ».

L’empathie

Dans ces moments de fragilité, les femmes apprennent à se connaître. A découvrir et à comprendre leurs émotions forcément plus exacerbées quand leurs douces moitiés sont en mission. « Il n’y a que les femmes de militaires qui peuvent comprendre à 100% ce que nous vivons vraiment ! » assure Marie. Les masques tombent dans la difficulté et la vérité de chacune jaillit, laissant naître des amitiés indéfectibles.

Le retour tant attendu du guerrier

Un moment de fête

Marie raconte : « Les retours sont des moments inoubliables, magiques et émotionnellement très intenses. La fatigue aidant, j’ai toujours pleuré dans les bras de mon mari… La dernière semaine, nous préparons cette arrivée avec les enfants : banderole de bienvenue, dessins, bons petits plats, décoration de la table soignée. Mon mari rentre généralement avec quelques cadeaux exotiques et tradition familiale oblige, du « Toblerone » et du parfum achetés au Duty free ! ».

« C’est l’intention qui compte » par Gabrielle Hum

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Avec l’aimable autorisation de Gabrielle Hum, blog Carnet fou

Quelques réglages s’imposent

Marie-Pierre observe : « Grâce à Internet, le retour à la maison est moins compliqué. Mon mari a mieux suivi les changements de chacun, donc la réadaptation est plus simple. En revanche, on se fait souvent des films sur le retour idyllique du héros, mais la réalité est souvent tout autre ! Très accaparés par les enfants, il faut savoir s’échapper pour pouvoir se retrouver en couple… C’est essentiel ! » Marie confirme : « Après le moment intense des retrouvailles, nous sommes vite rattrapés par la réalité de la vie, les disputes des enfants, les problèmes d’ordre matériel… Nous nous posons alors tous les deux autour d’un bon dîner pour aborder sans tabou tous ces nœuds qui doivent être déliés au plus vite. Je m’efforce de laisser mon mari reprendre toute sa place de père et me désengage petit à petit après ces quelques mois à gérer seule la maisonnée. » 

Pour Marie-Pierre, « les traits communs à toutes les femmes de militaires sont la débrouillardise, l’entraide et l’amour inconditionnel pour leur mari ! ». Véritables battantes face aux nombreux défis du quotidien, elles mènent une vie d’une grande richesse. Quitte à brûler la chandelle par les deux bouts !

Pour aller plus loin :

  • Le Général Jean-Pierre Bosser, chef d’état major de l’Armée de terre (CEMAT), rend un bel hommage aux familles de militaire dans le Figarovox du 25 septembre 2017 ici.

  • Femme de marin, la talentueuse Gabrielle Hum s’est amusée à croquer des scènes de la vie quotidienne. Pour découvrir son travail et lui commander une planche, c’est par .

  • La colère d’une femme de militaire face au premier ministre dans l’émission politique de France 2, c’est par ici !
  • Le joli texte « Et Dieu créa la femme… de militaire » à retrouver  !
  • « Dans le cadre du « plan accompagnement famille » annoncé par le président de la République le 20 juillet 2017 à Istres, qui vise l’amélioration des conditions de vie des militaires et de leurs familles, l’Association Nationale de Femmes de Militaires (ANFEM) invite à témoigner des difficultés vécues par les femmes de militaire. »

    Ecrire à anfemnat@gmail.com ou à anfemlille@gmail.com objet : Concertation de la « base arrière ». De plus amples informations sont disponibles sur la page Nationale de l’ANFEM juste ici !

famille de militaires - mamanvogue

© photos Clarisse de Lauriston

38 réponses à “La vie hors norme d’une femme de militaire”

  1. seb dit :

    Merci pour cet article. Je suis militaire. J ai l impression de lire ce que j ai vécu. Sauf que c est presque drôle à parcourir alors que parfois la realite est extremement dure…
    Et vous n avez que peu évoqué les enfants qui subissent énormément aussi ce que nous leur imposons.

  2. Anne-So dit :

    Je suis fille, petite-fille, arrière petite-fille fille… De militaire, bref vous l’aurez compris, la carrière militaire est une histoire de famille. Quand j’ai vue cette article, j’ai tout de suite sauté dessus, parce que je me suis sentie concerné, même si j’ai eu la chance, en quelques sortes, que mon papa soit tombé malade, ce qui nous a fait déménager que 3 fois en 17 ans. Papa malheureusement, se fut sa grande déception, ne put plus jamais partir en mission, car oui cela peut paraître bizarre car nous nous inquiétons (moi la première quand on entend parler de guerre, ou même que un de nos proches y part..) mais mon papa ce fut la dureté de ce milieux, l’exigence qu’attends l’armée qu’il ne retrouve pas dans les bureaux… Donc une grosse pensée également en plus de toutes les femmes, famille de militaires, à nos militaires eux même ❤

  3. Clotilde dit :

    Merci pour votre article très intéressant. Vous parlez des militaires, mais vous oubliez également les marins de commerce… et les enfants qui subissent aussi les absences de leur papa.

  4. Mathilde dit :

    Mari partit ce soir …. MERCI c’est vraiment complètement ça notre vie !!!!!

  5. Céline dit :

    Un amour inconditionnel pour nos guerriers… Et une immense fierté d appartenir à ce monde….

  6. Veronique crec'hriou dit :

    Merci pour ce bel article. Ca fait du bien.. Notre vie est très bien résumée…

  7. Lulu dit :

    Merci pour cet article.
    Ici couple de mili où les départs s’enchaînent en alternance. L’organisation est compliquée mais les deux vivent le quotidien à la maison avec les petits tout seul. On espère qu’ une chose…ne pas être obligé de repartir tous les deux en même temps sur la même opération en confiant nos loulous.

  8. Charlotte dit :

    Votre article est vrai mais vous ne mentionnez pas assez la souffrance de certains enfants et l’impuissance d’une mère face à cela..
    Ce n’est pas un simple coup de mou mais de vraies colères qui durent 45 minutes et peuvent se répéter jusqu’à 10 fois par jour à chaque absence..
    Le rythme s’est accéléré depuis Sentinelle et c’est compliqué à gérer.

  9. Brution dit :

    Merci mesdames de nous permettre d être serein dans notre engagement assurés que « l’arrière tient ».
    Pensée particulière pour mon épouse dont le métier de mère/femme au foyer en tout temps tout lieu m a permis de vivre ma vocation.

  10. Je viens de lire notre vécu à toutes sans exception aucune, nous les épouses de mili sommes seules face à tout ce que nous avons à vivre . Mon mari disait la même chose l’air désolé ( il faut que je reparte en ceci en cela ) Bonne soirée merci d’avoir écrit ces vérités…

  11. Ce fut ma vie.
    Fille, petite fille, nièce et ex épouse de militaires je connais. Cet article je m’y suis retrouvé dedans. J’ai toujours étais fière d’appartenir à cette grande famille. Mon divorce, elle n’en est pas la cause. Je la regrette parfois. J’ai dans m9n entourage amical essentiellement des militaires ou anciens militaires. J’ai laissé ma carrière militaire pour suivre mon mari. Alors oui je défendrai toujours ces hommes et ces femmes ainsi que leurs familles .
    Respect à ces conjointes et conjoints.

  12. Aurore dit :

    Super article, j’adore…. 15ans que je suis femme de mili. .. la 1ère opex est dure on communiquait par mail 2fois par semaine et le téléphone on oublie lol … jamais se plaindre et dire les soucis s’était une règle pour moi, il devait rester concentré là bas et pas s’en vouloir de ne pas pouvoir aider….
    Et les mutations pareil, la première fois c’est dur de quitter son nid familliale… puis après on en redemande, on voyage avec eux on découvre de nouvelles regions ou pays, internet nous permet de garder le contacte même mes enfants aiment ça, même si chaque départ est douleureux ils adorent voyager comme ça. (J’ai 4enfants de 14 à 4ans).
    En tout cas merci pour votre article, il survole très bien nos vies et je me retrouve dans chacun des témoignages c’est pour cela qu’entre nous on est soudée…. je compare souvent ça à une 2ème famille, celle qui nous comprend quand on craque et qui ne juge pas 😉

  13. Marie-Jo dit :

    Super ces articles ! Femme de militaire, j’ai connu 11 déménagements (France et outre-mer). Originaires de la Martinique, c’était un peu plus difficile à gérer. Mais quand on aime, on ne compte pas ! 38 ans de vie commune ! A la retraite mon homme est au petit soins avec moi, hibiscus sur le blanc manger, il s’est mis à la cuisine en innovant des recettes ! Que du bonheur !

  14. Vale dit :

    Tout simplement et du fond du cœur,
    Merci

  15. Fabien dit :

    Actuellement militaire je reconnais toutes les etape qu a du vuvre mon epouse. Cela n est pas donnee a tous le monde de vivre comme sa. Bravo a ces femmes d exceptions

  16. Jess dit :

    Bonjour
    Femme d’ex militaire je ne voudrais revivre ça pour rien au monde. il est la maintenant tous les soirs et je me demande comment j’ai fait pour tenir et ne pas plier…

  17. Humann dit :

    Merci pour tous ces témoignages. Je suis femme d’ex militaire et j’ai connu comme les épouses qui témoignent les mêmes problèmes. Mais à mon époque c’était de « la rigolade » par rapport à ce que les épouses vivent en ce moment . La France était moins engagée dans tous ces conflits. Bravo et bon courage.

  18. […] « Il rentre déjà ? C’est passé vite finalement ! »……Cliquez ici pour lire la suite […]

  19. Marylène Ex-PIERRE dit :

    J ai vécu tout ça durant 22 ans. Toutes ces absences et ces déménagements. Tous les tracas du quotidien seule … Tout ça pour découvrir que les opex et les sorties terrains servaient aussi de couverture à ses infidélités. Même si je sais qu’ils ne sont pas tous comme cela, heureusement

  20. Maman Vogue dit :

    MErci pour le partage !

  21. Nathalie dit :

    On ne fait pas partie du sac mais nous sommes le pilier et nos hommes gardent le cap moral sachant qu’ on assuré en conjuguant vie pro et vie perso

  22. Quentin dit :

    Je suis marin, homme de femme marin également et chaque départ en mission est compliqué. Nous sommes jeunes, venont d’emmenager ensemble et j’ai l’impression que nous avons chaque perm en décalés. Je souhaite fonder une famille, j’aime ma femme plus que tout mais je sais que ca être compliqué de nos temps. Vive la France, je continuerai à me battre pour mon pays.

  23. Quentin dit :

    Marylène Ex-PIERRE ils sont rares vu le manque que la plupart ressent une fois Tchad, ou Mali ou autre.

  24. Gonzalez dit :

    Magnifique de vérités ! Il est vrai que l’épouse d’un militaire sait à ce quelle va devoir affronter, mais une fois devant les départs temporaires Emlle se voit seule face à TOUT !
    Si j’ai réussi ma carrière dans les TDM et parvenu au grade de colonel je le dois à 99% à ma femme . Femmes de militaires en métropole ou sur les théâtres d’opérations vous êtes formidables de courage d’abnégation, de tendresse d’Amour.
    Merci à vous toutes pour vos maris qui ont tant besoin de Vous en ces périodes très dures. CONTINUEZ a aider par votre soutien constant vos époux.
    je vous embrasse toutes car vous le méritez grandement !

  25. Ricci dit :

    Une médaille devrait leur être adressées. De la reconnaissance et du mérite aussi.

  26. Julie dit :

    Merci pour votre article. Je me suis reconnue dans ces descriptions ! Particulièrement la partie sur l’entraide avec les autres amies copines ou femme de militaire.

  27. Rod dit :

    Il fallait vraiment leur rendre un hommage. C’est vrai sans elles, tout serait différent.
    Je suis un ancien, un vétéran si vous voulez, et j’ai quitté l’institution depuis plusieurs années. Je continue à travailler à l’étranger, rien n’a réellement changé. Cependant, nous nous concentrons sur nos petits enfants car nous n’avons jamais ey la chance d’élever ensemble nos enfants. Et ce n’est que pur bonheur car j’ai découvert mon épouse avec qui je suis maintenant depuis 1981.

    Bravo Mesdames. Continuez à supporter vos conjoints.

  28. Vans dit :

    Ex militaire mon conjoint n’a pas supporté alors que nous n’avions pas d’enfants.
    Chapeau à tout ceux qui tiennent parce qu’effectivement il faut beaucoup de courage et peu d’amour propre pour accepter de se mettre de côté personnellement.

    Les honneurs pour vous femmes et hommes de militaires

  29. Alicia dit :

    Fille et compagne de militaire je me reconnais dans cette description!
    Heureusement qu’il existe l’entraide entre nous. Çà nous aide à tenir loin de nos héros!

  30. Jeannine dit :

    Heureuse de voir que, grâce aux réseaux sociaux, les femmes et familles de militaires peuvent maintenant s’exprimer !
    La solitude est ce qui a été pour moi le plus difficile à supporter et aussi vivre dans l’incertitude du lendemain (il faut renoncer à toute carrière ce qui est bien dommageable lorsque qu’on est amenée à divorcer).
    Difficile de se faire de vrais amis quand on est muté tous les 2 ans.
    Difficile pour les enfants aussi d’avoir un rocher où se fixer (la maison de leurs grands-parents a été une sorte de repère pour eux).
    Nous avons subi quelques Opex mais les théâtres d’opérations étaient moins dangereux que ceux d’aujourd’hui. Je plains sincèrement les familles qui actuellement subissent le plan vigipirates et les nombreux Opex.
    Tout n’est pas négatif car ces nombreuses mutations nous ont apporté à tous une certaine force morale et une faculté d’adaptation extraordinaire… même si notre famille a éclaté !

  31. Nolwenn dit :

    Article extra, merci milles fois pour nous, bravo à nous, bravo à vous, bravo à eux !
    Juste une question, je n’ai pas trouvé le groupe facebook est-ce qu’il existe toujours ?

  32. Alison dit :

    Super article, des témoignantes tous aussi poignant et réaliste les uns que les autres, ils sont axée vraiment à sur l’aspect familiale c’est très bien, mais n’oublions pas qu’avant d’être une famille nous sommes des jeunes couples parfois il existe également des coups durs et personne n’en parle je trouve qu’il est dommage de ne pas en parler assez. En espérant voir d´autres témoignages et articles par la suite!

  33. Marienbaad dit :

    Très optimiste cet article ! 😉
    Après 25 ans de vie de femme de mili, ce qui me pèse le plus, à l’aube de la cinquantaine, c’est de me retrouver encore en location, avec une maison dans une de garnison de passage, que nous n’avons pas pu vendre donc que nous louons. Achetée au plus fort du marché en 2007, régiment fermé deux ans après… A notre âge, tous nos amis sédentaires ont fini de payer leur maison et peuvent profiter de cette économie de multiples manières, alors que nous galérons comme des fous.
    La mobilité a un prix, et il n’est pas à notre avantage…
    Quant à la vie professionnelle, après 15 ans de femme au foyer, difficile de retourner au boulot et de persuader les employeurs qu’on n’a pas passé toutes ces années à tricoter devant les feux de l’amour, mais que toutes ces années de bénévolat sont un véritable atout.
    Pour parler des enfants, si le fait de déménager souvent peut les rendre plus autonomes et adaptables, tous ne le supportent pas, malgré l’investissement maternel pour les accompagner au mieux (chez nous, deux pour qui cela a été un atout, deux pour qui cela a été un désavantage :-/).
    N’oublions pas le monde médical qui a beaucoup évolué ces dernières années. Il n’est pas rare d’avoir des difficultés à trouver un médecin qui accepte de nouveaux patients. Les autochtones ont des médecins qu’ils appellent à midi pour un rendez-vous le soir, rien qu’à l’évocation de leur nom. Pour nous, c’est la mega galère. Le suivi médical est dur à faire, il faut se battre !
    Bref, une vie pas pépère qui oblige à se remettre sans cesse en question. Et parfois c’est fatiguant ! Mais ce serait à refaire, je le referais sans hésitation ! Car malgré toutes les difficultés dues au métier de militaire, j’ai connu des situations que jamais je n’aurais connues dans une petite vie bien tranquille et qui m’ont apporté beaucoup de bonheur !

  34. Anonyme dit :

    Femme de militaire, mère de trois enfants, et également militaire moi même… Jai une pensée pour tous les papas qui gèrent souvent aussi bien que nous, et ce malgré leur appréhension.
    Mesdames Messieurs conjoints de militaires en opex, merveilleux enfants de parents trop souvent absents, vous etes formidables ! Que la force soit avec vous, avec nous!

  35. Anonyme dit :

    Je ne suis pas là plus expérimentée du monde, celle qui a vécu plus de 10 ans d’opex, nous sommes jeunes et sans enfants depuis cinq ans nous avons ce rythme de vie effréné des Opex, j’en ai vécu 4, dont une qui a été la plus longue de ma vie, la plus douloureuse, la plus sciante.
    Il est parti cinq mois avec l’ONU, et autant dire que ce n’était pas sous les tropiques.
    Je suis « habituée » à ce qu’il parte 2 voir 4 mois mais jamais plus, elle a été dure celle-ci, son retour aussi car en 5 mois à savoir que vous prenez vos propres habitudes, lorsqu’il est revenue il a fallu ce réadapter à deux, et cette phase est complexe vous avancer chacun de votre côtés durant 5 mois et cette vie de couple reprends, je dirais que cette phase de réadaptation est normale, et combien même personnes n’en parle chacune des femmes de militaires y passent, et vivent différemment cette phase de réadaptation ce rattacher à avant, maintenant et après n’est pas une chose facile à faire, c’est un travail sur soit même qui prend « du temps », et ce temps prenez le car il est important, à savoir que vous pouvez employer le terme de stress post traumatique après Opex, oui les familles y sont susceptible et cela n’est pas que valable aux militaires sur les champs de batailles.
    J’invite toutes les femmes de militaires à ouvrir les discussions entre couples et discuter énormément.

    Il y aurait tellement à dire encore, n’oubliez pas;
    « Un couple n’est pas fait pour s’entendre mais pour s’écouter.
    Citation de Grégoire Lacroix < http://www.mon-poeme.fr/citations-gregoire-lacroix/> ; Les 12 moi de Grégoire (2007)

    A.

  36. Eve dit :

    Bonjour à tous. Mon conjoint va s’engager dans l’armée de terre et je ne suis pas favorable à cela. Bcp de ses amis l’encourage en lui disant “si elle t’aime elle acceptera” je pourrai répondre “si tu m’aimes tu n iras pas”. Je tiens à souligner la vision souvent archaïque et machiste de la famille. Je trouve un peu culotté sous prétexte de défendre le pays que finalement de l’autre côté la femme travaille assume la famille l intendance etc car parlons des enfants : si c’est pour être la mère “relou” qui fait faire les devoirs court partout pour les activités les courses la bouffe le linge étc pendant que le mari sauve la nation et revient tel un héros en perm .. vie de rêve dit donc ^^ où est l équité ? Ses supérieurs lui ont conseillés de « garder une conjointe » car lorsque la saturation du Kaki se ferait sentir je serai là pour remonter le moral … génial c’est donc ça notre rôle ? Non sérieusement ce choix de vie est très particulier et il est très égoïste d imposer ça a ses enfants qui n’ont rien demandés.

  37. Mchangama OMAR dit :

    Bonjour,
    Je suis étudiant en Licence 3 Gestion à l’Université Paris-Dauphine, j’ai lu votre article qui m’a beaucoup plu. Dans le cadre d’un dossier d’enquête en gestion des ressources humaines, je me permets de vous laisser un commentaire afin de vous complimenter sur cet article et de vous demander s’il serait possible d’avoir un petit entretien avec vous.
    Le sujet du dossier d’enquête est: l’organisation des mutations par le Ministère de la Défense et des Armées. Le but étant de savoir comment s’organisent les mutations, la manière dont les militaires et leur famille le vivent.

    Je vous remercie d’avance pour votre réponse et vous souhaite une bonne journée.

    Respectueusement,

    Mchangama OMAR

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