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Il n’y a pas d’école pour apprendre à être un bon parent

Il n’y a pas d’école pour apprendre à être un bon parent

Laissons tomber le terme de « parentalité » et soyons nous-même avec nos enfants !

Il n’y a pas d’école pour apprendre à être un bon parent. Mais il y a des tas d’articles ! En voici donc un nouveau.
Celui-là vous donnera-t-il les fameux “Cinq conseils en or pour devenir un bon père”, ou bien “Les dix choses que j’aurais aimé savoir avant de devenir mère” ? Vous orientera-t-il vers la discipline positive ? La méthode Montessori (ou l’une de ses multiples variantes) ? La méthode Couet (« Oui, je suis une bonne mère, je suis une bonne mère, je suis une bonne mère ») ? Il pourrait aussi choisir de célébrer les “mamans pas parfaites’’ et prôner qu’il n’y a pas de mal à prendre l’apéro plutôt que de s’occuper de sa marmaille. Ou, à l’inverse, vous inciter à déscolariser vos enfants pour leur faire vous-même l’école. Il pourrait vous enjoindre à devenir un parent hélicoptère. Une mère tigre. Une mère louve. Un père poule. Il pourrait en appeler à Dolto (mère ou fille), à Marcel Rufo, à Freud ou à Lacan. Il pourrait prendre l’exemple des pays scandinaves où les gens sont, paraît-il, si heureux. Ou vous expliquer que les mères de famille françaises sont encensées partout dans le monde.

Cet article pourrait aussi choisir de vous laisser tranquille ! Il pourrait vous laisser être vous-même. Et pourquoi pas ?

La parentalité, un concept très en vogue

À une époque, on élevait ses enfants. Depuis un moment, on pratique la “parentalité”, définie par le dictionnaire Larousse comme la “fonction de parent, notamment sur les plans juridique, moral et socioculturel”.

Avez-vous les compétences requises pour être un bon parent ?

La “fonction de parent”, voilà qui induit une notion de compétence, d’aptitude, de capacité. Voire de “poste” au sens professionnel. On pourrait ainsi rédiger, comme pour une offre d’emploi, une fiche de poste complète du parent idéal, mettant en avant certaines aptitudes ou qualités indispensables.

Le problème est qu’en terme d’éducation, rien n’est gravé dans le marbre. Et puis, personne n’est jamais complétement d’accord. Il faudrait donc revoir cette fiche de poste régulièrement, la réactualiser au grès des modes, l’adapter aux circonstances.

confiance maternite - maman vogue

Choisir un certain type d’éducation ? Ou pratiquer une certaine parentalité ?

Dans le terme “éduquer”, on se rapporte à ce que l’enfant va recevoir, ce qui va le construire. Le terme “parentalité” est bien plus centré sur la façon de faire du parent. Ce qui semble compter le plus, ce n’est pas ce que le parent transmet mais la manière dont il se comporte, dont il endosse son rôle. N’est-ce pas un peu une dérive ? Observé de si près, le parent en arrive à se décortiquer lui-même. Il agit sous son propre œil critique et analyse constamment son comportement. Dans sa tête, la question n’est plus « Est-ce que j’élève bien mes enfants ? » ou « Est-ce que j’agis pour le mieux pour mes enfants ? », mais « Suis-je un bon parent ? ». On en arrive à lire sur des forums ou des groupes d’échange des phrases du type « Je me suis alors interrogée sur ma parentalité » ou « J’ai donc du revoir ma parentalité ».

Quelle place cela laisse-t-il à la spontanéité ? Au naturel ? À l’affectif ?... Tiens, l’affectif. C’est un adjectif qui n’est pas cité dans la définition de la parentalité du Larousse. Si on y revient, on y lit : “la fonction de parent, notamment sur les plans juridique, moral et socioculturel”. Non, il n’y est pas fait référence à l’affectif, à l’amour, aux sentiments. Or, n’est-ce pas ce qui est au cœur de notre relation à nos enfants ? Sa raison d’être, son essence même ? Le juridique, le moral, le socioculturel, c’est important bien sûr. C’est un cadre indispensable pour nous tous, mais ce n’est pas ça qui passe en premier.

Parents : redevenez vous-même !

Pourquoi ce terme de parentalité a-t-il à ce point colonisé tous les articles, toutes les conversations sur l’éducation ? Si on lui redonnait sa place originelle, limitée donc au juridique, à la morale et au socioculturel. On pourrait laisser les parents se réapproprier l’éducation de leurs enfants, leur relation à eux. Pour cela, il faudrait arrêter de les assommer de conseils, de méthodes, de stratégies… On pourrait rêver que cet article serait le dernier sur la parentalité. On quitterait les parents sur ce seul et unique message : soyez vous-même !

Respectez la loi, la morale et quelques règles sociales (quand-même !) mais ne vous laissez pas écraser par des concepts de parentalité qui ne vous correspondent pas. Élevez vos enfants selon votre caractère, votre humeur de chaque jour. Construisez avec eux une relation unique qui prenne en compte votre personnalité et la leur. Si vous êtes une mère rigolote, allez-y à fond, c’est ça que vos enfants aiment chez vous. Si vous êtes un père un peu trop sérieux, et bien pourquoi pas ? Ne jouez pas un rôle avec vos enfants, ne vous forcez pas à rentrer dans un moule, ça ne marche jamais.

Oscar Wild disait : « Soyez vous-même : les autres sont déjà pris. » On pourrait y ajouter, moins poétiquement certes mais plutôt motivant : « Soyez vous-même, vous serez forcément le meilleur dans cette catégorie, puisque vous y êtes le seul. » Et finalement, ne serait-ce pas ça le secret : donner le meilleur de soi-même à ses enfants ?

 

© photos Clarisse de Lauriston

Une réponse à “Il n’y a pas d’école pour apprendre à être un bon parent”

  1. Laure dit :

    Bonjour.
    Votre article m’interpelle. Je partage l’idée qu’il n’existe pas de guide, d’astuces, de stratégie, de méthode etc. pour devenir (un bon) parent. On apprend à le devenir en fonction de qui nous sommes, de qui l’autre parent, de qui sont nos enfants, de notre vécu, de ce qui nous entoure et nous inspire. Je le vis comme un cheminement personnel sur lequel j’avance chaque jour, parfois à grands pas, parfois à petits pas, parfois en trébuchant.
    Mais je ne vous rejoins pas tout à fait sur la « critique » adressée à l’encontre des ressources sur l’enfance et la parentalité. Nombreuses sont ces ressources qui sont fondées sur des découvertes récentes en neurosciences notamment. Et ni Maria Montessori, ni Isabelle Filliozat, ni Dolto (mère et fille), ni Catherine Gueguen pour ne citer qu’elles, ne prétendent donner les clés de la parentalité. Mais leurs connaissances et expériences peuvent être très éclairantes sur ce dont un enfant est capable ou non, sur ce qu’un enfant peut supporter ou non. Et si la spontanéité est primordiale dans la relation parents-enfants, la connaissance est essentielle. Car on n’est pas parents, on le devient, on apprend à le devenir. Oui, avant on éduquait les enfants en se posant peut-être moins moins de questions, mais les connaissances n’étaient pas celles qu’elles sont aujourd’hui. Et la connaissance utilisée à bon escient est un progrès à mon sens. Je ne vois pas tous ces livres comme des guides de conseils mais comme de ressources à s’approprier pour, tout en étant qui nous sommes, avec les enfants que nous avons, notre vécu etc., avoir la relation la plus épanouissante possible.
    Belle journée et au plaisir de vous lire !

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