A nous les vacances entre amis ! (et avec les enfants…)

A nous les vacances entre amis ! (et avec les enfants…)

Il y a ceux qui choisissent de s’offrir une parenthèse dorée ( c’est-à-dire sans enfants ) et ceux qui font partie du « toujours avec ma tribu, où que j’aille ! ».
Nous parlerons plutôt de ces derniers spécimens qui sont plus nombreux qu’on le croit.

Trouver les bons amis

Dans ce cas, il faut donc trouver les amis qui acceptent de partir en vacances avec nous, mais aussi notre marmaille. Ceci implique bon nombre de choses, comme par exemple, accepter d’être réveillé à 7h par une galopade dans les escaliers, déjeuner à 12h tapantes et dîner à 19h « parce-sinon-ils-vont-se-transformer-en-gremlins-et-tu-pleureras-toutes-les-larmes-de-ton-corps », essuyer les fesses de la grande parce que les parents sont occupés à nettoyer le vomi du dernier-né ou encore à lire « Petit Ours brun fait les courses» ou «Martine a perdu son petit chat» trois fois de suite avec trois voix différentes.

On distingue deux catégories dans ces amis : ceux que l’on connaît de longue date et qui ont eux-mêmes des enfants et ceux que l’on connaît de longue date et qui n’ont pas d’enfants. Oublions les amis de fraiche date à qui nous n’oserons pas (encore) infliger cette belle expérience !

Trouver la destination et la maison de vacances réunissant les critères de chacun

Pas facile de trouver une maison de plain-pied pour que le petit dernier ne tombe pas dans les escaliers lors d’un réveil nocturne, avec une barrière de 1,75 m de haut autour de la piscine afin d’éviter toute chute indésirée et indésirable, comportant 6 chambres, 3 salles de bain, (très) bien isolée phoniquement parlant, un jardin avec toboggan et balançoire, proche de la plage, du supermarché, d’une aire de jeux…
On aura bien évidemment renoncé à certains critères primordiaux tels que la présence d’un pédiatre, d’une pharmacie et d’un hôpital à moins de 5 km.

Les divergences d’éducation

Après l’euphorie générale de l’arrivée et des retrouvailles, les problèmes ne tardent pas à pointer le bout de leur nez !
D’une part, des divergences peuvent apparaître concernant l’éducation des enfants entre nos amis parents et nous : « Ah, ta fille a le droit de regarder Peppa Pig à 7h du matin ? » ou encore « ton fils mange encore avec les doigts à 3 ans ? Ma fille utilise ses couverts depuis l’âge de 2 ans ! ». Petit à petit, insidieusement, les tensions apparaissent.

D’autre part, les problèmes peuvent survenir de là où on ne s’y attend pas, des « tontons et tatas sympas », c’est-à-dire les amis non-parents. Rappelons qu’ils ont accepté de venir en vacances avec vous et votre tribu, ils sont donc censés aimer les enfants, et surtout les vôtres. Mais ne voilà-t-il pas qu’ils s’essaient à donner des leçons de bonne conduite ou de morale à vos chères têtes blondes ? ! Leur méthode d’éducation est essentiellement fondée sur le chantage « si tu ne te laves pas les mains, tu n’auras pas le droit de manger un gâteau », « si tu ne me donnes pas le dé, j’arrête de jouer avec toi ». C’est aux antipodes de notre chère éducation positive que l’on s’efforce d’appliquer quotidiennement. Education positive qui, à leurs yeux, n’est que blabla et propice à « fabriquer » des enfants gâtés.

Envolé notre petit séjour idyllique dans le monde des bisounours où chaque chose est à sa place, où la bienveillance est reine, où les moments Ricoré remplis de bonne humeur sont légion.
Comment y remédier et garantir un séjour des plus harmonieux pour tous ?

Vacances entre amis : quelques clés pour vous y aider

1) Instaurer des règles communes dès le premier jour

Cela peut sembler rébarbatif et rigoriste au premier abord, mais en expliquant les raisons de ces règles, on évitera bien des désaccords ultérieurs.

2) Faire des concessions

La stratégie du « gagnant-gagnant » est bonne à appliquer en toute circonstance. Si chacun se sent gagnant dans une situation alors on est sûrs de rendre celle-ci pérenne, chacun se sentant écouté et respecté. On peut donc décider que les enfants auront le droit de regarder la télé, même si cela ne fait partie de vos habitudes de vie et mode d’éducation, mais uniquement 30 min un jour sur trois. Ainsi, l’ensemble des parents se sentira respecté dans ses principes et pour les enfants qui habituellement ne regardent pas la télé, ce sera un petit plaisir exceptionnel de vacances.

3) Expliquer notre point de vue

Pour « éduquer » nos amis non-parents à notre méthode d’éducation, rien de tel que de la leur expliquer, d’en détailler les tenants et aboutissants.
Il vaut mieux apprendre à un enfant de bien faire pour les vraies raisons, comme par exemple « on se lave les mains pour éliminer les microbes et les saletés que tu as pu récupérer en jouant dehors. Cela t’évitera de tomber malade et de ne plus pouvoir aller à l’école voir tes copains » ou encore « je sais que c’est rigolo pour toi de cacher le dé mais si nous voulons jouer et faire avancer la partie, j’ai besoin du dé. Après il sera tard et nous devrons aller dîner. ».

Ceci est plus sain et plus utile pour sa vie d’adulte que de lui apprendre à faire les choses par pur intérêt ou par peur « si tu ne fais pas ça, tu n’auras pas le droit de… ».

On vous l’accorde, ce n’est pas facile à faire avec des amis qui n’ont pas encore d’enfants. Toutefois, cela peut lancer des discussions intéressantes autour d’une eau chaude une fois les enfants couchés !

Communiquer, échanger, expliquer, trouver un terrain d’entente, être bienveillant

C’est étrange, on retrouve un grand nombre de ces principes dans l’éducation positive avec nos enfants. Comme quoi, elle semble être la solution dans un grand nombre de situations, même entre adultes !

Marion Pesneau
© pinterest

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