Education des enfants : que penser de la punition ?

Education des enfants : que penser de la punition ?

Votre enfant cherche les limites et votre autorité n’est absolument pas naturelle… Vous avez beau lui dire 1 fois, 2 fois, 3 fois la même chose, votre enfant vous regarde dans les yeux et renouvelle sa bêtise.
Vous hésitez entre une punition à l’ancienne pour qu’il comprenne une fois pour toutes les règles et la fameuse méthode douce ou éducation positive qui lui apprendrait à gérer ses émotions… Alors, on fait quoi ?

A quoi doit servir la punition ?

Un enfant a besoin de limites. « Il faut savoir donner des limites aux enfants. Parce que vous les aimez : je t’aime donc je ne cède pas. Je t’aime donc je te donne un cadre, avec des règles.
Il y a des règlements partout. A l’école, au travail, dans la société. Et à la maison.
Si nous leur donnons des limites à ne pas dépasser, si nous tâchons de les leur rappeler constamment, c’est tout simplement parce que nous voulons le meilleur pour eux. »

Si l’enfant ne suit pas la règle, il est sanctionné et il doit savoir que la sanction sera appliquée en cas de non-respect de cette règle. Bien sûr, il faut que la règle soit claire avant toute chose, et que vous précisiez les répercussions possibles s’il désobéit aux règles.
La punition ne doit pas être basée sur la peur, l’humiliation ou la violence. Une bonne punition, expliquée à froid, forge un enfant et le structure, sans méchanceté ni manque d’amour, au contraire.

Qu’est-ce qu’une bonne punition ?

  • Tout d’abord, pensez toujours à mettre vos émotions de côté avant de punir. Soufflez un coup !
    Si vous êtes en colère, fatiguée, déçue…. vous allez avoir du mal à contrôler votre vocabulaire et vos gestes.
  • Rappeler la règle mise en place. « Tu as renversé ton assiette parce que tu ne voulais pas dîner, je te rappelle que c’est interdit. Tu seras privé de dessert et tu vas tout ramasser. »
  • La sanction doit être réparatrice, dans la mesure du possible. Par exemple, l’enfant nettoie ce qu’il a sali : la faute est « réparée », on n’en parle plus et on demande pardon.
  • En cas de nécessité, une tapette sur la main ou sur les fesses, un moment au coin, des lignes d’écritures … sont des bons moyens fermes pour que l’enfant comprenne qu’il a dépassé les limites.

Comment réussir à poser les limites sans donner la fessée ?

  • Lui réexpliquer les règles plusieurs fois s’il le faut. Si l’enfant s’ennuie et veut vraiment titiller les limites, essayez de faire diversion. « Tu ne peux pas toucher l’ordinateur mais tu as le droit de jouer avec ces playmobils ».
  • Si l’enfant est colérique et débordé par ses émotions, imposez-lui un  temps calme à l’écart.
  • Certains enfants ont un rapport compliqué à l’autorité et les mamans peuvent être usées. N’hésitez pas à en parler et demandez de l’aide à votre mari, vos parents, une tierce personne… Cela peut débloquer certaines situations.

Le rôle de l’autorité parentale est donc avant tout pédagogique : l’enfant qui n’aura jamais connu la frustration serait incapable de s’intégrer et de comprendre le schéma social.

© Orlane-Photos

Laure de Fazende

Journaliste spécialisée dans les joies et les petits tracas de la grossesse. Laure répond à vos interrogations, vous soutient, se réjouit avec vous de ce grand bonheur qu’est l’arrivée d’un bébé.

Jeune maman d'un petit bonhomme de 4 mois