Patience, menaces, punitions … Mon enfant n’obéit pas et me provoque, je n’en peux plus !

Patience, menaces, punitions … Mon enfant n’obéit pas et me provoque, je n’en peux plus !

Les situations de crise se multiplient et vous êtes à bout. Vous avez sûrement l’impression d’avoir tout essayé et c’est simple votre enfant n’écoute pas. Voire provoque et fait des colères ingérables. Nous avons toutes connues ce type de situation où l’on se sent désarmée… Alors on fait quoi ?!

L’éducation bienveillante

Aussi appelée parentalité positive, ce type d’éducation a pour but de valoriser les comportements estimés bons de son enfant. L’idée est de ne pas l’empêcher d’exprimer une attitude, une envie… Il faut l’encourager et faire preuve d’empathie dans les différentes phases de son développement. En pratique il faut être à l’écoute, calme et savoir trouver les bonnes solutions pour faire comprendre de manière douce les choses à son chérubin. Pour cela il faut prendre en compte et connaitre son processus de développement. Et réagir de façon positive en toutes circonstances.

Ok, alors en théorie c’est plutôt attrayant la parentalité bienveillante, mais en pratique quand vous essayez de lui dire qu’il faut qu’il mette son manteau parce qu’il fait froid depuis une demi heure, qu’il refuse, pleure et vous en fait voir de toutes les couleurs après une longue journée de travail (et une seconde qui commence une fois à la maison), on fait comment ?

Les enfants testent les limites qu’ils peuvent atteindre avec leurs parents. C’est pour cette raison que parfois nous avons l’impression qu’il nous provoque en plus de ne pas écouter. Ces situations sont très frustrantes pour les jeunes mamans que nous sommes, mais la seule règle d’or est de garder son calme et de rester pédagogue.

Selon les étapes de la parentalité positive il faut garder en tête que derrière tout mauvais comportement il y a une raison. Donc si votre enfant hurle ou tape, il faut comprendre pourquoi. Il s’agit souvent d’un besoin d’attention. En ne voyant pas cette situation de façon négative et en cherchant un regard différent sur ce qu’il vient de se passer, on va naturellement trouver la force d’agir différemment avec son enfant (plutôt que de répondre simplement par la négative en lui ordonnant d’obéir).

Patience

C’est le maitre mot ! Il faut trouver une astuce pour réussir à se calmer et à trouver les bons mots face à chaque situation quotidienne. Agir en criant, alors que l’on reproche à l’enfant de le faire n’est pas forcément la bonne solution pour qu’il comprenne que ce n’est pas bien.

D’ailleurs nous avons souvent tendance à perdre patience car on cherche à régler une situation gênante de façon rapide. Un enfant qui ne veut pas rendre les affaires d’un autre par exemple, donc on lui arrache des mains pour le redonner et pouvoir rentrer à la maison. Malheureuse ! C’est la crise assurée. Et c’est dans ces moments qu’il faut prendre quelques minutes pour discuter avec votre enfant et lui dire que ce jouet est vraiment très joli et qu’on comprend qu’il veuille le garder, mais l’autre enfant serait triste de le perdre et de plus en rentrant à la maison il va pouvoir retrouver tous ces autres jouets. Voila qui devrait l’inciter à prendre la bonne décision.

Evidemment, cela n’est pas toujours faisable, possible, envisageable… Mais pour avoir testé cette façon de faire lors de plusieurs situations je me suis rendue compte que cela peut s’avérer efficace.

Menaces et punitions ?

« Il faut savoir donner des limites aux enfants. Parce que vous les aimez : je t’aime donc je ne cède pas. Je t’aime donc je te donne un cadre, avec des règles.
Il y a des règlements partout. A l’école, au travail, dans la société. Et à la maison.
Si nous leur donnons des limites à ne pas dépasser, si nous tâchons de les leur rappeler constamment, c’est tout simplement parce que nous voulons le meilleur pour eux. » Un enfant a besoin de limites. 

Si l’enfant ne suit pas la règle, il est sanctionné et il doit savoir que la sanction sera appliquée en cas de non-respect de cette règle. Bien sûr, il faut que la règle soit claire avant toute chose, et que vous précisiez les répercussions possibles s’il désobéit aux règles.
La punition ne doit pas être basée sur la peur, l’humiliation ou la violence. Une bonne punition, expliquée à froid, forge un enfant et le structure, sans méchanceté ni manque d’amour, au contraire.

Des bonnes punitions ?

  • Tout d’abord, pensez toujours à mettre vos émotions de côté avant de punir. Soufflez un coup !
    Si vous êtes en colère, fatiguée, déçue…. vous allez avoir du mal à contrôler votre vocabulaire et vos gestes.
  • Rappeler la règle mise en place. « Tu as renversé ton assiette parce que tu ne voulais pas dîner, je te rappelle que c’est interdit. Tu seras privé de dessert et tu vas tout ramasser. »
  • La sanction doit être réparatrice, dans la mesure du possible. Par exemple, l’enfant nettoie ce qu’il a sali : la faute est « réparée », on n’en parle plus et on demande pardon.
  • En cas de nécessité, une tapette sur la main, un moment au coin, des lignes d’écritures … sont des bons moyens fermes pour que l’enfant comprenne qu’il a dépassé les limites.

Aide du mari

Gardons en tête que nous ne sommes pas seules ! Quand vous vous sentez vraiment à bout il ne faut pas hésiter à déléguer pour éviter de multiplier les situations négatives avec votre enfant. Le papa est aussi là, il peut y avoir les grands-parents, de la famille, des amis qui prennent le relais un soir pour souffler si besoin.

Il n’y a aucune raison de culpabiliser à demander de l’aide. Votre enfant sera de plus très heureux en vous retrouvant.

Trucs et astuces

  • la communication : il faut essayer de l’habituer dès tout petit au dialogue. Que vous lui expliquiez toutes les situations de façon à lui donner des repères
  • lui laisser la parole : le laisser exprimer ses émotions et l’aider à trouver les bons mots pour qu’il puisse dire ce qu’il se passe va l’inciter les fois suivante à le faire de lui meme
  • se temporiser : quand vous sentez que la colère monte il faut prendre quelques secondes pour se calmer et trouver les bons mots. Il ne faut pas agir de façon active, quitte à la laisser pleurer un instant avant de trouver la bonne astuce pour débloquer la situation de crise

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© pinterest chaussea

Gianina Plesca

Journaliste et maman d'une petite fille. Gianina a beaucoup travaillé dans la presse féminine, c'est un secteur qui la passionne, forcément il y a tant à dire ! Elle est sportive aussi, enfin elle essaye !

Elle adore échanger avec d'autres mamans, découvrir les univers de chacune et partager toutes ces expériences enrichissantes et bienveillantes sur Maman Vogue.

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