La motricité libre, pourquoi faut-il la pratiquer avec bébé ?

La motricité libre, pourquoi faut-il la pratiquer avec bébé ?

Le concept de motricité libre existe depuis les années 60 mais est devenu ces dernières années très prisés par les crèches françaises. L’idée est de pouvoir laisser les bébés libres de leur mouvement afin d’explorer au maximum leur univers. Et surtout un bon moyen de découvrir leur corps pour se développer en toute confiance.

Dans les années 60, la pédiatre hongroise Emmi Pikler a parlé pour la première fois de motricité libre/spontanée. Elle était convaincue que le bébé est capable de se développer tout seul sans intervention de l’adulte à tous les stades. L’idée étant de laisser les enfants dès le plus jeune âge évoluer librement de façon à ce que le développement moteur s’acquiert naturellement et dans un ordre précis. Une façon également de leur apporter un sentiment d’accomplissement et de sécurité.

En France, de plus en plus de crèche mettent en place ce projet pédagogique. Il ne faut néanmoins pas oublier que la motricité libre ne remplace pas la sécurité affective. Cette dernière est indispensable les premiers mois de vie de l’enfant. Une fois acquise, la motricité naturelle de l’enfant pourra se développer.

En pratique

Il faut le laisser bouger, explorer l’espace, toucher les objets, saisir les jouets, dissocier les textures et les formes… L’enfant teste naturellement les limites de son corps et de l’espace qui l’entoure. Et surtout il progresse à son rythme sans intervention obligatoire de l’adulte qui devance ses besoins. En gros, il ne faut surtout pas forcer l’enfant à faire quelque chose comme s’assoir ou se mettre debout, mais bel et bien respecter son rythme. Des limites doivent évidemment être instaurée en douceur pour éviter les dangers. Mais tout ce qui n’est pas dangereux peut être accessible à l’enfant avec le concept de motricité libre.

Faut-il stimuler bébé ?

Il n’est bien sûr pas déconseillé de stimuler l’enfant pour le faire progresser s’il semble en difficulté ou montre des signes de fatigue. Tout en respectant son rythme – il ne faut pas forcer mais proposer – l’adulte pourra recréer en douceur une situation où l’enfant prendra plaisir à être actif.

Cela peut même aller plus loin que dans le jeu en demandant à l’enfant de participer aux soins ou à l’habillement : donner la couche, tendre le bras pour enfiler le t-shirt… C’est aussi une façon de le rendre plus autonome.

Les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire qu’un enfant qui s’est développé avec la motricité libre va construire sa capacité à être bien dans son corps et cela peut même avoir des effets positifs à l’âge adulte.

 

© Nathalie Coster pour MAMAN VOGUE

Lire aussi :

Motricité libre : concrètement que dois-je prévoir pour bébé ?

Concrètement, comment accompagner le développement de la motricité de son enfant ?

Gianina Plesca

Journaliste et maman d'une petite fille. Gianina a beaucoup travaillé dans la presse féminine, c'est un secteur qui la passionne, forcément il y a tant à dire ! Elle est sportive aussi, enfin elle essaye !

Elle adore échanger avec d'autres mamans, découvrir les univers de chacune et partager toutes ces expériences enrichissantes et bienveillantes sur Maman Vogue.

  • Ma grossesse
    semaine après semaine

    Retrouvez chaque semaine :

    • Des infos personnalisées
    • Les conseils de nos experts
    • Un rappel des démarches
    • Nos bons plans
    Je m'inscris

    Renseignez la date prévue de votre accouchement

  • Jeux concours - Les cadeaux de Maman Vogue