Le syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK

De nombreuses femmes découvrent au cours d’un examen, en particulier lorsque bébé tarde à venir, qu’elles ont le syndrome des ovaires polykystiques. Que signifie ce syndrome et quelles en sont les conséquences ? On fait le point !

Qu’est-ce que le SOPK ?

Le syndrome des ovaires polykystiques touche plus de 5 % des femmes en âge de procréer et s’accompagne de trouble de la fertilité par absence d’ovulation dans 20 à 74 % des cas.

Le diagnostic de ce syndrome repose sur au moins deux des critères suivants :

  • Des troubles de l’ovulation (peu ou pas d’ovulation). En pratique, cela se traduit par une absence de règles ou des règles très espacées.
  • Des taux élevés d’androgènes dans le sang et/ou des manifestations cliniques d’excès d’androgènes (pilosité abondante, acné, obésité…).
  • Des ovaires polykystiques à l’échographie.

Le SOPK est donc généralement diagnostiqué par échographie endovaginale.

Le mécanisme conduisant au syndrome des ovaires polykystiques n’est pas élucidé, cependant les troubles hormonaux (insuline et androgène) seraient centraux. Cela peut expliquer l’existence d’un surpoids chez certaines patientes atteintes du syndrome. Il ne s’agit pas de véritables kystes sur les ovaires, mais de follicules qui s’amassent et bloquent ainsi l’ovulation.

Quel traitement existe-t-il ?

Le traitement du syndrome des ovaires polykystiques repose sur :

  • La prise en charge du surpoids et des troubles métaboliques (une perte de poids de 5% chez une femme obèse (IMC>30) peut suffire à rétablir l’ovulation).
  • L’induction de l’ovulation par citrate de clomifène (Clomid) -> il permet l’obtention d’une grossesse chez 35 à 40 % des femmes.

Ce traitement vous sera prescrit pour six mois selon les recommandations. Au cours de ces six mois, une surveillance de l’ovulation sera mise en place ainsi que des dosages hormonaux réguliers.

En l’absence d’ovulation, après six mois de traitement à dose adéquate, plusieurs alternatives thérapeutiques peuvent être proposées, comme l’association de différents moyens thérapeutiques ou la multiperforation des ovaires (= driling ovarien).

Une autre alternative ? La NaproTechnologie

La Naprotechnologie apporte un véritable espoir pour la prise en charge de ce syndrome chez les couples présentant des troubles de la fertilité.

En savoir plus le-systeme-fertilitycare-pour-gerer-la-fertilite-du-couple

Témoignages des mamans

Depuis l’adolescence, j’ai des problèmes au niveau de l »ovulation. Je n’ovule pas tous les mois et même rarement… ce qui complique la donne pour avoir un bébé. Après des mois d’essais, nous sommes allés voir un gynéco spécialisé dans la fertilité qui a mis un mot sur ce problème « le syndrome des ovaires polykystiques« . J’étais désemparée. Je suis évidemment allée sur internet, ce qu’il ne faut pas toujours faire ! Et j’étais encore plus perdue : certaines femmes disaient que cela se traitaient très bien, d’autres attendaient toujours d’avoir un enfant après 5, 10 ans…
Nous avons commencé un traitement de stimulation ovarienne, sans résultat pendant 6 mois et puis le médecin m’a prescris des injections à faire tous les jours pour forcer l’ovulation et la déclencher. Résultat, un petit bébé très rapidement. Et 3 autres enfants sont arrivés après pour notre plus grand bonheur, mais toujours sous stimulation. Je sais que mon corps ne fonctionne pas tout seul sur ce point là ! Alice G

Je suis OPK, comme beaucoup de femmes que je croise qui galèrent un petit peu pour avoir des enfants ! C’est très bien traité, pour l’instant je ne connais personne qui n’a pas réussi à agrandir sa famille malgré ce symptôme. Bien sûr, c’est plus lourd et moins naturel car vous êtes beaucoup traitér hormonalement tous les mois : il y a des stimulations, des injections, des échographies…il faut pouvoir dégager du temps dans son boulot pour s’organiser. Et les rapports conjugaux sont forcément moins naturels, mais le résultat en vaut la peine ! Philippine de F

© Crédits photos Annaclick

Laure Laroche

Master de maïeutique à l'Université de St Quentin en Yvelines.
Sage-femme en maternité. Cours de préparation à la naissance et à la parentalité.
Formation master d'éthique biomédicale à l'institut politique Léon Harmel.

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