Don de lait – « Je donne mon lait maternel pour les enfants prématurés »

Don de lait – « Je donne mon lait maternel pour les enfants prématurés »

J’ai allaité ma fille jusqu’à ses un an et j’ai continué pendant toute cette période à donner mon lait. Non seulement cela permettait de soulager mon “trop-plein” de lait, mais j’étais très heureuse de contribuer à ma façon à aider d’autres enfants qui en avaient besoin.

Un aliment précieux… à ne pas gâcher !

On le sait, le lait maternel est un concentré de nutriments à la qualité remarquable et particulièrement idéal pour le développement des nourrissons.
Lors de la naissance de ma fille, j’ai voulu allaiter, ou du moins essayer.
Malgré des hauts et des bas, l’allaitement a fini par se mettre en place et cette solution nous convenait parfaitement à toutes les deux. Une seule ombre au tableau : je souffrais d’hyperlactation et je devais tirer mon lait régulièrement pour ne pas avoir d’engorgements.

Ma fille refusant catégoriquement de prendre le moindre biberon, même rempli de mon propre lait, je me suis donc retrouvée assez vite avec des réserves de lait maternel conservées dans mon congélateur de façon stérile qui ne servaient à rien, à mon grand désespoir !
C’est en parlant avec une amie que j’ai trouvé la solution…elle m’a dit qu’elle faisait don de son lait au lactarium de notre ville !

Quelques pré-requis et un fonctionnement simple

J’étais étonnée de ne pas en avoir entendu parler avant et je me suis donc empressée de me renseigner sur le sujet. J’ai facilement trouvé les coordonnées du centre sur l’annuaire en ligne et je les ai contactés pour connaître la marche à suivre.

Le fonctionnement est très simple : il suffit de se rendre sur place pour constituer préalablement un dossier administratif pour lequel il est nécessaire de remplir quelques critères : ne pas fumer, ne pas prendre de traitement médicamenteux, se faire dépister avant le don et tous les trois mois (Sida, Hépatite B, Hépatite C, HTLV).

Dans mon cas, tout collait ! Mon état de santé était compatible et la façon dont se passait mon allaitement aussi.
Avec l’une des responsables du centre, nous avons discuté afin d’évaluer ensemble la quantité de lait dont je pouvais faire don.

Puisque je disposais déjà d’un tire-lait, je suis simplement revenue chez moi avec des biberons à usage unique et une fiche m’indiquant des consignes claires à respecter. Je n’avais plus qu’à continuer à tirer mon lait comme avant et à le stocker au congélateur en attendant le jour de la collecte, environ toutes les trois semaines.

Aider les prématurés à ma façon

J’ai allaité ma fille jusqu’à ses un an et j’ai continué pendant toute cette période à donner mon lait. Non seulement cela permettait de soulager mon “trop-plein” de lait, mais j’étais très heureuse de contribuer à ma façon à aider d’autres enfants qui en avaient besoin.

Le lait maternel recueilli par les lactariums est destiné aux prématurés. Leur tube digestif étant encore trop immature, le lait aide à la croissance de ce dernier et aussi à la défense de l’organisme contre les infections.
Il n’est évidement pas nécessaire de donner des quantités astronomiques pour contribuer. Il suffit de pouvoir tirer régulièrement un peu de lait et de le conserver dans les conditions requises.

Aujourd’hui je suis enceinte de mon second enfant et je sais que si je l’allaite, je le ferais à nouveau, je trouve le don de lait magnifique. Même si je ne souffre pas d’hyperlactation comme lors de mon précédent allaitement, si j’ai suffisamment de lait j’essaierais d’en mettre de côté pour, à mon échelle, agir en faveur des enfants prématurés.

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Crédit photo Stéphanie Martin

Marie Cauquil O'Kelly

La rédactrice M.OC