J’ai envie de tout lâcher

J’ai envie de tout lâcher

Septembre-octobre, les mois de la rentrée. Le temps des vacances est bien vite oublié : il faut reprendre les habitudes, le rythme, se remettre dans le bain. Le stress « urbain » revient trop vite et avec lui son « trop » d’infos, « trop » de pression, « trop » de choses à reprendre, trop de tout.

On est submergé par les demandes incessantes des enfants, les réunions de parents, les activités à lancer, les nouvelles habitudes à installer, les coups de mains à donner, les réunions de boulot. On est assailli par la crise d’ado de l’aîné, les caprices du dernier, les disputes des enfants, le brouhaha des voisins, la nounou qui récrimine.

On devient lasse des repas qui n’en finissent pas, des réveils trop matinaux, des soirées trop chargées, des nuits hachées, des journées qui raccourcissent, des jours de pluie. En peu de temps on se sent à nouveau, tiraillée, dépassée, découragée, aspirée, déprimée. On se sent comme son téléphone portable quand il ne lui reste plus que 20% de batterie. Et on a envie de tout lâcher

Déceler l’important :

Alors pour ne pas baisser les bras trop vite, pour retrouver une certaine sérénité, on délaisse le futile pour se concentrer sur l’essentiel et on se pose les bonnes questions : Quelles sont réellement mes envies pour cette année ? Quel sens je veux donner à ma vie ?

Lâcher-prise :

Pour se remotiver et repartir du bon pied, on cherche un  nouvel équilibre intérieur. Pour cela on laisse de côté sa culpabilité car on sait, au fond de soi, que l’on ne peut tout maîtriser. On analyse la situation à tête reposée pour prendre et tenir de bonnes résolutions. On regarde ce qui est faisable, à notre portée. Si on n’y arrive pas seule, on peut se faire aider : en parler à une amie qui aura plus de recul que nous ou à un coach en développement personnel, et pourquoi pas à un psy ou un thérapeute ? On apprend le « lâcher prise » et la « théorie des petits pas ».

Gérer son temps :

On prend du temps pour soi, pour retrouver son énergie – spa, coiffeur, café entre amies, théâtre… – et on trouve une passion dans laquelle on pourra se défouler. On prend du temps à deux en instaurant un dîner par semaine, une sortie  par mois, un week-end par an. Ce qui permet de profiter l’un de l’autre, de communiquer, de s’aimer, de régler des problèmes, de prendre des décisions à deux, de faire les bons choix. On prend du temps avec ses enfants pour des moments de joie – les regarder jouer, discuter avec eux, organiser des sorties en famille… On peut prendre un peu de temps aussi pour se tourner vers les autres  – bénévolat – à condition que cela ait du sens.

Se déconnecter :

On se déconnecte des réseaux sociaux – un peu mais pas trop – pour ne plus regarder la vie soi-disant plus belle de sa voisine et on limite cette habitude addictive qui nous phagocyte,  pour mieux gérer nos émotions. On voit des gens qui nous font du bien pour développer des amitiés en or.

Se faire du bien :

On privilégie une nourriture plus saine – plus de fruits et de légumes – on pense aux vitamines – orange pressée – et on fait des cures – gelée royale…

On bouge plus, en faisant du sport – en salle de gym, en courant, en nageant – ou si c’est possible, en allant au bureau à pieds, à vélo ou en trottinette, plutôt que de prendre sa voiture. On peut descendre à la station de métro précédente pour marcher et éviter ainsi le voisin pesant des transports en commun.  On apprend à respirer pour évacuer le stress et garder un moral d’acier grâce à quelques exercices quotidiens (méthode Vittoz…).

On développe sa vie spirituelle (prières, retraites, conférences…). Avoir la tête dans le ciel et les pieds sur terre est tout à fait possible et amène souvent à une meilleure vision de sa vie, à un nouveau sens à lui donner.

Etre indulgente avec soi :

On arrête d’être perfectionniste, on s’aime, on se sourit, on est moins dure avec soi-même, on se fait plus confiance, on se trouve belle, on se rachète de jolis vêtements – pour sublimer la belle silhouette acquise avec la nourriture saine et le sport – et on renforce son estime de soi pour être heureuse au quotidien.

Rêver :

On a de nouveaux projets : des lectures qui boostent, les prochaines vacances, un nouveau boulot, un voyage…

Tout cela demande de la patience et de la persévérance mais avant de tout lâcher, avant que la batterie du téléphone soit complètement à plat, on se prend en main pour « se » recharger à 100 % car on sait bien qu’une maman qui va bien a des enfants qui vont bien.

Amélie de Garsignies

© photo Camille d’Alfonso Photographe

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