Ces belles-sœurs qui nous font vivre un véritable enfer…

Ces belles-sœurs qui nous font vivre un véritable enfer…

Certes, la vie n’est pas un conte de fées… Mais quand vous voyez les relations que vous avez avec vos belles-soeurs vous vous demandez si vous n’êtes pas Cendrillon et elles Javotte et Anastasie ? Allez courage, parfois les choses s’améliorent avec le temps… ou pas ! Mathilde, maman de 3 enfants nous aide à y voir un peu plus clair dans cette relation si particulière.

On ne choisit pas sa famille… ni sa belle-famille !

Beaucoup connaissent cette phrase immortalisée par Renaud « on choisit ses copains, mais rarement sa famille ». C’est assez vrai, mais Renaud aurait pu sans conteste rajouter, et sa belle-famille ! En effet, si heureusement certaines ont la chance d’avoir des relations de rêve avec la famille de leur mari, ce n’est pas le cas de tout le monde… Il suffit parfois de prononcer le mot belle-famille pour que soudainement les sourires se crispent – les beaux-parents, c’est déjà compliqué, mais quand les belles-sœurs s’en mêlent, cela peut devenir franchement invivable – l’épouse étant souvent vue par ses belles-sœurs comme celle qui vient mettre le grapin sur leur frère et ainsi briser l’équilibre sacré qui régnait jusqu’alors entre eux. Cela a été le cas de Véronique : « la première fois que j’ai rencontré ma future belle-sœur, elle m’a véritablement dévisagée comme si j’étais un cafard. Leurs parents étaient décédés, ma belle-sœur était plus âgée et célibataire, en bref, je venais briser sa petite vie bien organisée à deux. Elle a alors essayé de maintenir avec son frère une relation exclusive, l’invitant sans moi, jusqu’au jour où il a dit stop. Pour se venger, elle m’a alors envoyée une lettre avec une copie d’un texte humiliant pour ma famille et moi, accompagnée de sa carte de visite… Au moins cela aura été radical car mon mari a ensuite mis une barrière entre elle et nous. »

Nombreuses sont celles qui déclarent d’abord avec assurance avoir de bonnes relations avec la ou les sœurs de leur mari, mais qui, au fil de la conversation lâchent tout de même que ce n’est peut-être pas si simple que ça, telle Blanche qui se confie à demi-mots :« je m’entends assez bien avec ma belle-sœur, mais elle a du mal à accepter le fait que parfois je ne vienne pas à certaines réunions de famille. Une fois, je n’étais pas bien suite à un ennui de santé aussi ai-je préféré rester chez moi au lieu de participer à un repas de famille. Elle a fait tout une histoire à mon mari en lui disant que ma présence à ce genre d’évènement n’était pas facultative ! »

L’arrivée d’une belle-sœur marque la fin de l’enfance

Il est vrai que les belles-sœurs qui voient leur frère petit à petit sortir du giron familial éprouvent naturellement un sentiment mêlé de jalousie et de tristesse, car cela marque souvent la fin de l’enfance au sens large c’est à dire l’éclatement du cocon combien rassurant parents-enfants. C’est donc l’épouse la méchante, celle qui débarque, leur pique et éloigne leur frère ! Du coup, consciemment ou non, elles vont chercher à chaque occasion, à faire remarquer à leur frère les défauts et erreurs de son épouse, à l’instar de Jeanne qui se confie sur sa belle-sœur tyrannique : « c’est bien simple, à chaque fois que je recevais ma belle-sœur, je mettais les petits plats dans les grands pour lui faire plaisir. Je trimais tout le week-end sans qu’elle vienne me proposer la moindre aide, et quand mon mari la raccompagnait à la gare, elle n’avait de cesse de me critiquer jusqu’au départ du train. Alors quand les enfants sont nés, c’est carrément devenu infernal. »

Et l’épouse dans tout cela ? Le baptême du feu reste pour beaucoup LE jour de la présentation officielle à la belle-famille… Telle la Chrétienne livrée aux lions dans l’arène, elle doit alors faire face à la belle-famille qui va ainsi l’étudier sur toutes les coutures ! Quelle épreuve ! Il faut rester naturelle nous dit-on. Difficile tout de même, face à ces cerbères… La belle-mère, c’est déjà compliqué mais bon, on s’y attend, mais avec la ou les belles-sœurs, le sentiment d’égalité générationnelle ne permet pas d’envisager la soumission, d’un côté comme de l’autre, d’où les étincelles parfois. Cela peut même virer au feu d’artifice si par malheur la belle-mère se ligue avec les belles-sœurs ! C’est l’ambiance Cendrillon assurée, avec Belle-maman obséquieuse, de concert avec Javotte et Anastasie en pestes ne lésinant pas sur les moyens pour bien faire comprendre à la nouvelle arrivée où est sa place, quelle expérience… Ce fût le cas de Cécile, qui confie, un peu amère : « lorsque j’ai commencé à travailler, je me suis installée avec mon fiancé dans un studio que nous louions tous les deux à ses parents. Quelques jours après mon arrivée, ma future belle-sœur a débarqué pour deux mois chez nous sans nous demander notre avis. Nous avions donc son matelas au pied de notre lit. Elle faisait sonner son réveil pendant une heure – après le départ de son frère – alors que j’étais à peine couchée après mes nuits de garde. Elle laissait trainer dans la salle de bain son linge et des choses plus intimes… En clair, elle me faisait comprendre qu’elle était chez elle, avec son frère, et que c’était à prendre ou à laisser. Sympathique pour démarrer la vie conjugale ! »

Quelle attitude adopter avec nos belles-soeurs ?

Face à cela, il est difficile de savoir quelle attitude adopter… Réserve et méfiance ? Elles sont souvent mal interprétées. Amitié et recherche excessive de complicité ? Allons, soyons franches, nos belles-sœurs ne sont pas nos copines ! D’une certaine manière, on peut même dire que les relations entre belles-sœurs sont plus ou moins basées sur une certaine forme de concurrence entre femmes pour garder l’emprise sur l’homme aimé. L’exercice est donc délicat, surtout lorsqu’il faut composer avec plusieurs belles-sœurs… La pauvre Joséphine de Beauharnais en savait quelque chose… Elle aura dû composer avec les trois sœurs de Napoléon dont le seul but fût globalement de lui pourrir la vie, ce qu’elles réussirent d’ailleurs brillamment à faire !

Fort heureusement pour celles qui vivent une telle situation, le temps atténue souvent les choses. Avec beaucoup de patience et d’intelligence les relations pourront s’apaiser, et, si ce n’est pas le cas, un dialogue basé sur l’honnêteté et la franchise permettra au moins de marquer le territoire à la manière de nos amis les bêtes, et faire ainsi comprendre à nos chères belles-sœurs, que, même si nous ne cherchons pas le conflit, il va tout de même falloir qu’elles apprennent à composer avec nous, non mais ! Mais restons optimistes, il y en a tout de même pour qui tout se passe pour le mieux. Louise par exemple qui déclare : « mes trois belles-sœurs étaient ravies que je leur pique leur frère ! Il était tellement épouvantable et leur en faisait tellement voir de toutes les couleurs qu’elles étaient contentes que je l’occupe et le canalise un peu ! » Comme quoi, il y a toujours de l’espoir…

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Mathilde
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