Comment survivre au mercredi ?!

Comment survivre au mercredi ?!

Avant, il y a même encore assez peu de temps, le mercredi était pour moi synonyme d’une journée galère, faite de pleurs, cris et frustrations permanentes pour la maman que je suis, incapable de finir n’importe quelle activité entreprise, parce que les garçons en avaient décidé ainsi, au hasard de leurs disputes et de leurs envies.

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Avant le mercredi était ma bête noire de la semaine, un jour où je n’aurai d’autre conversation que celles qui me relient à des enfants de 3 et 6 ans, et je trouvais ça fastidieux et ennuyeux.

Et puis aujourd’hui j’ai changé, et allez savoir pourquoi, j’adore le mercredi ! Et oui, pour ma part c’est le seul jour de la semaine ou mes garçons sont avec moi, et j’en profite à fond ! Peut-être entre autre parce qu’un jour j’ai vu dans le regard d’une vieille dame qui patientait dans la salle d’attente du médecin avec mes 2 monstres qui retournait la caisse de jeu, une envie et une tristesse mélangées qui m’ont fait comprendre la chance que j’avais.

Parce que oui, au fond, un jour il n’y aura peut-être plus de bruit trop tôt le matin, un jour je pourrai faire tout calmement de A à Z, ne pas voir le mercredi mon salon rempli de voitures, lego et autres jouets d’enfants, mais alors ce jour-là il n’y aura plus de mercredis, et plus d’enfants à la maison aussi.

Alors maintenant, ce jour de la semaine ou je mets tout en pause, je le fais de bon cœur et je me prête au jeu à fond, et pour celles qui ont la chance d’avoir un rythme qui leur permet, vraiment foncez et mettez-vous le temps d’une journée à la hauteur de vos enfants. Lecture de bouquins sur la moquette au son des comptines, petit tour à la bibliothèque du village, petite balade au rythme d’un tricycle et d’une trottinette, jambon frite pour le déjeuner, confection d’un gâteau pour le goûter, dessin animé en pyjama en fin de journée, bref tout y est ! Et alors le soir, lorsqu’ils sont enfin (oui tout de même on peut le dire !) endormis et qu’ils ont l’air bien contents des moments passé avec une maman disponible, alors que je n’ai rien fait d’extraordinaire en apparence, je suis fière de moi, et fière de ma journée. Je suis fière d’avoir tout mis de côté, fière d’avoir pris le temps de m’adapter, fière d’avoir su écouter mes enfants, et je suis contente de reprendre mon rythme le jeudi, bref, je ne suis pas frustrée.

©Isabelle Dohin photographe pour MAMAN VOGUE

Photo @anitajankovic

 

Camille Jaeger