Et si on faisait attention au sommeil de nos enfants ?

Et si on faisait attention au sommeil de nos enfants ?

A la naissance, le bébé dort en moyenne 16 heures par jour, pendant lesquelles il achève la maturation de son système nerveux central (maturation achevée autour de 3 ans). Vers 1 an, il dort environ 12 heures par nuit, puis 10 heures vers 10 ans, et enfin 8 heures environ à l’âge adulte.
En bref : sauf malédiction de type « la Belle au Bois Dormant », sur 90 ans de vie, vous aurez dormi 30 ans !

Les différentes phases de sommeil

Le sommeil normal se sépare en plusieurs phases : le sommeil lent, léger puis profond, puis le sommeil paradoxal.

  • Le sommeil lent se caractérise par une baisse de l’activité cérébrale, au profit d’une activité plus sous-corticale : activité mentale quasi absente, ralentissement du métabolisme, de la respiration, du rythme cardiaque, baisse de la température, des échanges énergétiques. C’est pendant le sommeil lent profond que les enfants mémorisent les apprentissages acquis dans la journée.
  • Le sommeil paradoxal se caractérise par une activité corticale importante, qui ressemble beaucoup à l’éveil, sans mouvement.

Les troubles du sommeil

Il y a plusieurs types de troubles du sommeil :

  • Les insomnies, qui sont une privation de sommeil.
  • Les hypersomnies, qui sont un défaut du contrôle des phases d’éveil.
  • Et les parasomnies, qui sont des comportements qui surviennent pendant le sommeil. Les parasomnies peuvent avoir lieu en sommeil lent (somnambulisme, somniloquie) ou en sommeil paradoxal (dans ce cas elles se font plus sur un mode hallucinatoire visuel, les cauchemars par exemple).

 

Quand on fait la liste des maladies qui impliquent un trouble du sommeil, on comprend mieux le rôle du sommeil pour la conservation de l’organisme. Pendant le sommeil, le corps produit des immunoglobulines : on retrouve donc des troubles du sommeil dans la plupart des maladies immunitaires (diabète, myopathie, etc), ou dans la maladie d’Alzheimer (on observe alors une inversion du rythme jour-nuit).

Regardons un peu les effets cognitifs de la privation de sommeil chez l’homme : un déficit de la mémoire de travail, un trouble du traitement visuo-perceptif, un déficit attentionnel, une agitation motrice, un allongement du temps de réaction etc.

A part se reposer et rêver, dormir permet donc de mémoriser, de lutter contre les maladies. Face à des difficultés scolaires ou de comportement, on s’interroge toujours sur des troubles du sommeil, et on peut essayer de faire plus attention au sommeil de l’enfant.

 

© Crédit photo Annaclick

Thérèse Reichert

Orthophoniste exerçant en libéral à Paris.
Spécialisée dans la prise en charge des troubles de l’oralité et du langage dans le cadre du handicap du jeune enfant, en particulier de la Trisomie 21.

Son dada ? La prise en charge précoce et le travail avec les familles.

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