Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de devenir maman !

Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de devenir maman !

Je suis l’heureuse maman de deux enfants aujourd’hui. Encore petits. Et quand je regarde dans le rétroviseur, je réalise qu’il y a une phrase que j’aurais vraiment aimé entendre : « T’inquiète pas, ça passe ».

La maternité m’est un peu tombée dessus, je n’ai pas passé les mois de grossesse à lire des ouvrages, à anticiper tous les besoins auxquels j’allais devoir répondre, toutes les situations auxquelles j’allais devoir faire face, les multiples questions auxquelles il allait falloir répondre et tous ces moments où j’allais me sentir un peu voire totalement perdue et où je devrais juste me faire confiance.

Quand je suis rentrée à la maison avec mon bébé si fragile, tout ce que j’avais pu apprendre au contact de mes amies, cousines, tantes, grand-mères s’était totalement volatilisé. Je n’avais plus aucun repère et j’ai réalisé qu’en fait je n’en avais jamais eu aucun. Les années voire une vie de baby-sitting ne peuvent nous préparer à ce moment : celui où votre bébé est uniquement et à jamais votre bébé. Ce sentiment merveilleux est aussi abyssal. Et j’ai très nettement le souvenir d’avoir navigué entre ces deux humeurs, euphorie/ravissement et panique totale. Bien sûr j’ai douté comme vous toutes mais je me suis aussi longtemps posée cette question : mais alors ma vie ça va être ça maintenant ? Ça, à l’époque ça voulait dire beaucoup de pleurs, un assouvissement quasiment complet à l’estomac et aux humeurs de mon bébé, la quasi impossibilité de passer un coup de téléphone ou tenir la moindre conversation et des bras qui ne servent plus simplement à vous nourrir mais à porter, bercer et câliner mon si précieux mais si exigeant bébé. Et bien non, ma vie n’est pas restée comme ça. A 3 mois, mon bébé avait un rythme un peu plus familier, il n’avait plus mal au ventre, il était plus tranquille, il avait appris à attendre un peu plus longtemps chaque repas et nous avons recommencé à vivre un peu plus sereinement. Ce n’était qu’une des nombreuses phases.

A 1 an et demi, mon garçon était déjà grand et a dû accueillir un autre bébé dans la maison et dans mon cœur. Et il a eu du mal à me partager…et j’ai passé 3 mois à re-jongler avec la même phase que mon 1er chez mon deuxième et avec les demandes d’un enfant qui ne supportait plus personne à part moi. Et de nouveau cette angoisse : mon dieu, ça y est, il n’accepte pas la venue de sa sœur, je n’ai pas fait ce qu’il faut et il va rester terrorisé à l’idée de me perdre et scotché à moi tant que le deuxième bébé ne sera pas autonome…et bien non, ça aussi ça passe. Un jour, mon garçon s’est détaché doucement sans rejet et sans violence pour quiconque. Il avait retrouvé un équilibre dans lequel j’existe mais pas seulement moi. Dans lequel je ne suis pas la seule à le tranquilliser et dans lequel il me partage sans me perdre.

Puis nous sommes arrivés à 2 ans. Une fois n’est pas coutume, j’avais beaucoup entendu parler du Terrible Two. Et bien nous il est arrivé à près de 3 ans et avec beaucoup de violence. D’un coup sans prévenir, notre enfant calme et gentil, plus timoré que revendicatif, plus taiseux que bruyant, s’est transformé en une boule de nerfs qui se donne en public dans les pires situations comme les courses au supermarché. Mon mari et moi après deux semaines de hurlements et de crises, constatant avec terreur qu’aucun des remèdes que nous avions vu appliquer ailleurs ne marchaient, nous sommes affalés sur le canapé abattus en nous disant « voilà, ça devait arriver. Deux ans qu’on nous dit qu’on a de la chance, qu’on va prendre un retour de bâton, et bien voilà c’est fini ». Et comme quoi, nous avons du mal à apprendre de nos erreurs. Ça aussi c’est passé. Après quelques lectures et de nouvelles méthodes, plus d’écoute et une énergie folle dépensée, le terrible two est passé et notre fils est redevenu fidèle à lui-même. Raffermi par plus de caractère mais néanmoins beaucoup plus apaisé.

Tout ça pour vous démontrer que les enfants passent par des suites de périodes et qu’il ne faut pas trop s’inquiéter parce qu’en effet, pour la majorité, ça passe. J’aurais beaucoup aimé l’entendre lorsque j’étais perdue alors j’espère que ça en aidera certaines. En tous cas, avec mon deuxième, tout me semble plus serein depuis que j’ai acquis la pleine conviction que rien n’est jamais gravé dans le marbre et que les choses changent aussi vite qu’elles sont arrivées.

Credit photo : ©Freyia Photography pour MAMAN VOGUE

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