Témoignage : « Atteinte d’endométriose, la médecine holistique m’a sauvée !

Témoignage : « Atteinte d’endométriose, la médecine holistique m’a sauvée !

Bertille est atteinte d’endométriose depuis 2014, considérée comme une maladie incurable par la médecine allopathique, elle fait beaucoup de recherches par elle-même et se tourne alors vers la médecine holistique. Cette médecine qui allie corps, âme et esprit va l’aider à améliorer considérablement ses douleurs liées à son endométriose et arrive même à tomber enceinte à deux reprises alors qu’on lui avait certifié qu’un passage par la PMA serait obligatoire. Rencontre. 

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Pouvez-vous vous présentez en quelques lignes ?

Je m’appelle Bertille. J’ai 34 ans. J’habite à Paris. Je suis mariée et j’ai deux petits garçons. Je suis atteinte d’une endometriose profonde stade IV avec des lésions digestives, sur les ovaires, les ligaments utero-sacrés et d’autres organes du petit bassin.

Quand avez-vous découvert que vous étiez atteinte d’endométriose ?

Quelques mois après notre mariage en 2014, mon mari et moi commençons à penser à avoir un petit bébé. J’arrête la pilule. Le temps passe et rien ne se passe. J’ai toujours eu des douleurs très fortes pendant les règles et des règles très abondantes mais autour de moi TOUT LE MONDE (!) me dit que c’est normal. Les mois passent et les douleurs deviennent de plus en plus vives. Je manque de m’évanouir de douleurs tous les mois durant mes règles en raison de douleurs intestinales insoutenables. J’ai des migraines intenses. Au bout d’un an, je demande à ma gynéco si cela ne pourrait pas empêcher une grossesse mais pour elle, rien d’inquiétant. Moi, je fais mes propres recherches sur internet et voit sur des forums des femmes avec les mêmes symptômes, qui parlent d’endométriose.
A ce moment-là, j’essaie d’oublier car je sais que cela peut rendre encore plus difficile les chances d’avoir un enfant.

En 2016, j’apprends que je suis enceinte ! Mais c’est une grossesse extra-utérine pour laquelle je subis en urgence une cœlioscopie et lorsque je me réveille, en plus d’avoir perdu mon bébé, le chirurgien qui m’a opérée m’annonce que j’ai une endométriose profonde, stade IV.

Pour lui, la seule solution est de prendre la pilule en continu. Mais moi, j’espère un bébé. Alors je pleure, beaucoup et j’angoisse, encore plus. Il n’y pas de solution…

Quelles ont été les réponses de la médecine allopathique sur votre endométriose ?

Pour la médecine allopathique, l’endométriose est une maladie gynécologique incurable. Aujourd’hui, il n’existe aucun médicament ou traitement pour guérir de cette maladie. Les femmes doivent apprendre à vivre avec et les seules solutions que propose la médecine allopathique sont soit de faire taire temporairement la maladie en masquant les symptômes (douleur, etc.) grâce à la prise de la pilule en continu soit de se faire opérer pour retirer les lésions.

Mais prendre la pilule peut générer chez certaines femmes d’autres désagréments (migraines, etc.) et les opérations d’excision des lésions d’endométriose sont relativement lourdes et invasives, notamment lorsque les lésions sont situés sur la vessie ou l’appareil digestif.

Comment et pourquoi vous êtes-vous tournée vers la médecine holistique ?

Quand on espère un enfant, on ne peut pas prendre la pilule en continu… et je ne voulais pas me faire opérer parce que j’avais peur des conséquences que cela pourrait avoir sur mon quotidien ayant des lésions sur la fin du tube digestif. Par ailleurs, le gynécologue qui me suit désormais, qui est très spécialiste de cette maladie (et c’est indispensable d’avoir un médecin qui est vraiment formé sur le sujet) a aussi été très honnête avec moi en me disant que cela ne faciliterait pas forcément l’arrivée d’un bébé.

Du coup, après ma cœlioscopie, je suis dans une impasse…

Mais je suis de nature très curieuse, j’aime beaucoup lire et me documenter au travers de publications scientifiques ou techniques ne me fait pas peur. Alors pendant ma convalescence, je passe beaucoup de temps sur Internet à lire des articles et des publications parlant de différentes méthodes naturelles pour faire diminuer les douleurs, réduire l’infllammation, etc. Je passe également beaucoup de temps sur les réseaux sociaux à lire des témoignages de femmes atteintes d’endométriose et j’apprends beaucoup de choses sur le cycle féminin, les mémoires du corps et le lien entre l’état d’esprit, les émotions et les conséquences sur le corps.

Concrètement, qu’avez-vous changé dans votre alimentation ? vous avez banni les produits anti-inflammatoire ?

Globalement, on peut lire tout et n’importe quoi sur l’alimentation anti-inflammatoire : suppression du sucre raffiné, suppression du gluten, suppression du lactose, suppression du soja dans le cadre de l’endométriose, etc.

Pour s’y retrouver ce n’est vraiment pas facile. Et puis même avec beaucoup de motivation, cela peut être très frustrant de ne pas pouvoir manger toute une classe d’aliments quand on souhaite continuer à sortir, à voir des amis ou que simplement on est une bonne vivante.

Pour ma part, je continue à manger de presque tout mais en faisant très attention à la qualité de ce que je mange et comment je prends mes repas. Il faut bien entendu privilégier les légumes et les fruits en grande quantité, parce qu’ils contiennent des vitamines et des minéraux essentiels à la santé de la femme, ils contiennent des fibres indispensables pour aider le corps à éliminer le trop plein d’œstrogènes et à faciliter un bon transit. Je continue à manger de la viande mais de façon plus raisonnée : viande blanche ou viande rouge mais élevée à l’herbe.

Je privilégie cependant les petits poissons gras source d’oméga 3. Pour tous les aliments, je les choisis biologique car les pesticides, les conservateurs et les colorants sont des perturbateurs endocriniens qui augmentent l’inflammation. Je continue également à manger du fromage, mon pêché mignon, mais uniquement au lait de brebis ou de chèvre.

Et j’ai dit que je continue à manger de presque tout parce qu’il y a une chose que j’ai bannie : le sucre raffiné… Je compense ma gourmandise en mangeant beaucoup de fruits (énormément de bananes et de dattes) et du chocolat noir à 75%. J’ai maintenant énormément de recettes de dessert et de gâteau sans sucre et sans beurre ! 

Au bout de combien de temps avez-vous eu des effets positifs sur vos maux de l’endométriose ?

En quelques mois, en appliquant ce que je découvre seule sur l’alimentation, mes douleurs diminuent de 80 %.

Dans les mois qui suivent, je rencontre plusieurs thérapeutes pratiquant des médecines douces ou naturelles (acupuncture, ayurvéda, yoga, hypnothérapeute, etc.), tous plus formidables les uns que les autres : très positifs, très humains, empathiques et convaincus que les choses peuvent s’améliorer. J’ai trouvé chez eux un « réconfort », une confiance et une « réassurance » indispensables dans ce type de maladie et dans la quête pour avoir un enfant.

Plus le temps avance, plus les douleurs s’estompent. Mon cycle devient plus régulier. Un an après, je suis enceinte !

Aujourd’hui, je n’ai plus de douleurs, mes lésions ont énormément régressé et j’ai deux adorables petits garçons.

Aujourd’hui, vous avez réussi à avoir  deux enfants alors que la médecine allopathique vous avait dit que vous auriez dû mal à tomber enceinte sans passer par la PMA. Que voudriez-vous dire/conseillez-vous aux femmes qui sont dans la même situation que vous ?

 

J’aimerais leur dire beaucoup de choses.

La première et la plus importante c’est qu’il est possible d’améliorer sa qualité de vie et de vivre sereinement avec la maladie. Il faut avoir confiance, le corps possèdent de formidables capacités d’autoguérison si on prend le temps de l’écouter et de lui faire du bien. L’endométriose est un message que notre corps nous envoie pour qu’on prenne plus soin de nous-même.

La deuxième chose c’est que chacune d’entre nous a les ressources en elle pour aller mieux. Que vous entamiez votre chemin de guérison seule ou que vous choisissiez de vous faire accompagner, les solutions sont nombreuses pour aller mieux. Le chemin peut être un peu tortueux mais il sera toujours lumineux.

Vous suivez aujourd’hui une formation pour enseigner/aider les femmes dans cette maladie, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Depuis plusieurs mois maintenant, j’accompagne les femmes atteintes d’endométriose sur la base de ma propre expérience et de mes connaissances acquises au travers des lectures, des rencontres et des consultations que j’ai faites pendant ces quatre années.

Mon objectif est qu’elles puissent prendre leur santé en main et qu’elles retrouvent une vraie qualité de vie avec la maladie. Mon approche est bien d’aborder cette maladie d’une manière différente et d’aider les femmes qui le souhaitent à développer leurs propres ressources pour vivre sereinement avec la maladie et non de se substituer au suivi médical et aux traitements allopathiques.

Je continue de me spécialiser sur le sujet en suivant une formation de coaching spécialisée sur la santé et le bien-être au sein de l’institut AILiance éducative, mais également en me formant en gynécologie émotionnelle.

Bertille Flory

Pour lui écrire : endholistic@gmail.com