Sauter le pas, passer du rêve à la réalité !

Sauter le pas, passer du rêve à la réalité !

Voilà quelques semaines que je suis revenue du Canada. Grâce (ou à cause) du confinement imposé, j’ai eu le temps (et beaucoup) de dresser mon bilan. J’avais décidé de partir un mois, seule, réaliser un rêve, mon rêve. Mais à 31 ans et installée, pas toujours facile de sauter le pas, de passer du rêve à la réalité. 

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Alors oui, je suis partie, j’ai posé mes valises à Toronto : 4 semaines pour approfondir et progresser en anglais, vivre en immersion, sortir de ma zone de confort, rencontrer des personnes des 4 coins du monde, … Je peux d’ores et déjà dire que j’ai réussi mon challenge de 2020 !

Cette expérience a été incroyablement enrichissante. Exit les débuts difficiles : je les mets de côté et ne retiens que le positif !

Quand on parle de « bon moment » ! 

Je voulais réaliser ce voyage depuis longtemps, mais jusqu’ici ce n’était pas le « moment ». Avec du recul, je pense que ce début d’année 2020, était pour moi le « bon timing ». 

Pourquoi ? Depuis l’été dernier mes problèmes de santé étant devenus plus qu’insupportables, j’ai dû quitter mon travail, cela a été l’élément déclencheur. Sans ces soucis, je pense que je serais encore au même endroit et ce durant les années à venir. Je l’ai donc quitté fin décembre, sans projet professionnel avec juste une envie, un objectif : améliorer mon anglais et partir vivre cette expérience de l’autre côté de l’Atlantique.

J’ai eu la chance de recevoir tout le soutien dont je pouvais rêver de mes proches. J’ai vécu tout ce qui m’était possible de vivre. J’ai visité tout ce que je devais visiter. J’ai rencontré toutes les personnes qui m’étaient destinées. Je suis revenue in extremis  au moment où les frontières ont commencé à fermer, où cette pandémie a commencé à s’accélérer. Deux jours plus tard, le confinement commençait pour nous. 

Je pense donc effectivement, quand je fais le bilan de tout cela, que je suis vraiment partie au « bon moment »,  que je n’aurais pas pu rêver d’un moment plus opportun pour partir et finalement revenir. Je trouve cela assez fou à vrai dire que tout se soit si bien goupillé : je le sentais. Je me suis écoutée et j’ai fait ce que je devais faire. Pas de hasard, toujours les « signes » du destin (c’est ma philosophie !). Pour moi, tout n’est qu’une succession de « signes » qu’il fallait écouter, que j’ai écouté. Pour une fois, je me suis fais confiance.

Alors l’Anglais ? 

4 semaines c’est un bon début pour s’y remettre. Je sais que j’ai progressé en compréhension orale et écrite. De toute façon, je n’ai pas eu le choix, si je ne voulais pas rester seule et isolée, je devais comprendre. Même si évidement, je n’ai pas tout compris, que les premiers jours de cours ont été plutôt difficiles et que bien des fois, je suis sortie avec la tête comme un citron, cela en valait largement la peine.

Je ne m’étais fixée qu’un seul objectif (suite à un entretien d’embauche désastreux, lorsque le recruteur m’avait demandé de présenter mon travail en anglais, aucun mot n’est sorti de ma bouche, muette, les joues rouges vives, prête à pleurer) : qu’à l’issue de mon voyage au Canada, je puisse expliquer mon ancien travail. J’ai tellement dû l’expliquer, à maintes reprises, qu’aujourd’hui j’ai atteint mon objectif. Je peux repasser un entretien d’embauche, je ne serai plus dans le même état que la première fois !

Et les rencontres ?

J’ai rencontré des personnes venant du Brésil (beaucoup !), d’Espagne, de Aruba, du Venezuela, du Panama, d’Equateur, du Chili, du Japon, de Corée du Sud, du Mexique, de Turquie, d’Iran, … Chacune ayant ses propres raisons d’être venues jusqu’au Canada, mais toutes sont venues-là comme moi, pour progresser en anglais et vivre leur expérience Canadienne. 

Nous étions tous à peu près du même âge et de professions différentes : avocats, dentistes, ORL, ingénieurs, acteurs, managers, … Etant pour la plupart tout seul, une sorte d’entraide et de solidarité s’est créée entre nous. Même si parler en anglais, de sujets aussi futiles qu’importants peut être vraiment compliqué, nous avons toujours trouvé un moyen de nous comprendre.

Ce que j’ai trouvé amusant en discutant avec les personnes que j’ai rencontré, c’est l’image qu’elles ont de la France, des Français, de Paris. En les écoutant, j’ai eu l’impression que nous vivions dans une carte postale. J’ai essayé tant bien que mal (sans briser leurs rêves et en étant objective !) de leur expliquer que oui, Paris est une ville magnifique avec son charme unique, mais que non dans la vraie vie, Paris n’est pas une carte postale : qu’il y a les bons et les moins bons côtés, que notre capitale ne se résume pas aux Champs Elysées, à la Tour Eiffel et aux marques de luxe, que le Français, de manière générale, à besoin de se plaindre. C’est normal, c’est dans sa nature !

C’était passionnant de discuter de toutes ces choses, de nos pays respectifs, de nos traditions, de nos particularités, de cinéma, de musique, de politique, de royauté, enfin d’apprendre à travers eux. C’est une des choses que je recherchais dans cette expérience et je n’ai pas été déçue.

Mais aussi la « vie en communauté » …

Je voulais savoir ce que cela faisait de vivre en colocation, c’est bon maintenant je sais ! J’ai vu, j’ai vécu, je ne suis pas prête de recommencer. C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte de la chance que nous avons de vivre chez soi (même si en ce moment, nous y sommes un peu trop), avec tout notre confort. La vie avec des personnes que l’on ne connait pas, qui ont des habitudes différentes (et parfois exaspérantes !), peut être un peu « prise de tête ». Mais l’expérience est quand même bonne malgré tout. J’ai appris à relativiser et à prendre sur moi surtout.

Enfin Toronto ?

Pour être franche, Toronto n’est pas ce que j’appellerais une « jolie ville ». Il n’y a pas le charme comme nous le connaissons en France ou en Europe. C’est une ville moderne, avec une orientation à « l’Américaine », c’est une ville aussi très américanisée, des buildings, des parcs, des grandes avenues. Mais c’est une ville où il fait bon vivre. Toronto est souvent comparée à un petit New York. Il n’y a pas autant de monde, de foule et c’est pour moi ce qui rend la ville agréable.

Toronto est riche et attractive grâce à son multiculturalisme. J’ai découvert la ville en plein hiver, mais j’imagine qu’au printemps, en été avec les terrasses, les cafés, les parcs, les plages urbaines qui bordent le lac Ontario, Toronto doit être d’autant plus agréable.

Le climat hivernal quant à lui … Je n’en ai pas souffert à vrai dire. Oui effectivement, il y a des jours où nous avons eu froid, où il a neigé. Rien d’insurmontable à condition d’être bien équipée ! J’ai beaucoup apprécié que la neige ne soit pas un problème et qu’elle fasse partie de la vie quotidienne. Et puis sous la neige tout est plus beau !

Enfin un dernier mot : pensez à vous, écoutez-vous, faites-vous confiance mais faites aussi confiance à la vie, réalisez vos rêves !

Crédit photo : @passportofmemories

Eglantine Zabiaux



En couple depuis 11 ans mariée depuis 2015. Travaillant depuis de longues années dans le monde de la restauration, Eglantine aime découvrir de nouveaux horizons. Durant son temps libre elle s’essaye à l’écriture.
Passionnée par les voyages, la littérature, la déco, l’amour, l’amitié et les rencontres. Très curieuse, elle déborde d’imagination (parfois peut être un peu trop !).