Que ferais-je sans mes amies ?

Que ferais-je sans mes amies ?

Lorsque le temps passe et que la vie file sans que l’on puisse la maîtriser, que les déménagements parfois s’enchaînent et qu’il faut tout recommencer, alors le cœur peut être un peu lourd parce que l’on se dit que nos amis sont loin, la famille parfois aussi.
Et pourtant, nous les mamans avons la chance d’avoir d’abord le cœur bien rempli de l’amour de leurs enfants, doublé bien entendu pour celles qui ont cette chance supplémentaire, de celui d’un mari.

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Mais bon sang, qu’est-ce qu’on a besoin de nos amis !
Mon papa nous disait quand nous étions petits, que le choix de nos amitiés était d’une grande importance et déterminerait beaucoup de choses dans notre vie. Aujourd’hui, maintenant que je suis plus souvent seule parce que la frénésie parisienne a été remplacée par une vie de campagne plus sobre, plus apaisante aussi, je réalise à quel point elles sont précieuses, mes amies, et à quel point la distance ne leur enlèvera rien.

Les amitiés se font, elles se défont parfois sans que l’on y comprenne rien et alors on pleure jusqu’à réaliser que cela n’y changera rien, mais souvent elles grandissent et peuvent même devenir spirituelles, de cette forme d’amitié qui vous fais prier pour l’une qui est en difficulté, pleurer pour celle qui est dans la peine et vous réjouir pour celle qui est heureuse.

Alors, le matin, après avoir confié votre famille au ciel, vous confiez aussi vos amitiés et vous les emportez ainsi tout au long de votre journée. Alors, lorsque comme moi vous êtes un peu loin et parfois un peu seule, vous pensez à elles et aux bons moments partagés qui sont peut-être moins fréquents qu’à nos heures étudiantes, parce que la vie n’est pas qu’une partie de ciné, et vous êtes regonflée parce que, finalement, l’important c’est que vous savez que vous pouvez compter sur elles, tout comme elles savent qu’elles peuvent compter sur vous, un point c’est tout.

Camille Jaeger