Portrait de femme : Maman Louve

Portrait de femme : Maman Louve

Bonjour Flore, peux-tu nous présenter ton blog « MAMAN LOUVE » en quelques mots ?

  • Mon blog était un lieu où j’ai écrit pendant 3 ans des articles autour de la maternité. Mes problématiques, mes petits et grands bonheurs, mes interrogations de maman et mes grossesses. Ce fut une très belle parenthèse qui a fermé ses portes en novembre 2017 mais dont les articles sont toujours en ligne. J’ai repris pendant le confinement mais avec du contenu un peu moins personnel et une nouvelle ligne édito, on verra si cela perdure car difficile de trouver du temps en ce moment.

 Bonjour Flore, peux-tu nous présenter ta marque « MAMAN LOUVE » en quelques mots ?

  • La marque MAMAN LOUVE a été créée en 2016. J’avais envie de créer des vêtements à la base pour femme, avec ce message, comme une revendication. Puis au fil des années, on a élargi la gamme en faisant de l’homme, du bébé, des accessoires…Mon souhait à travers Maman Louve était de s’assumer, car il y a quelques années être une maman louve n’était pas très bien considéré à mon sens. Je suis fière de pouvoir dire que je me sens maman louve, c’est ma façon de vivre ma maternité et c’est ainsi !

Lors de notre dernier article, tu t’es confiée sur un nouveau projet, l’écriture d’un livre ? Le projet s’est-il concrétisé ?

  • C’est un très joli projet toujours en cours…J’ai eu la chance d’être contacté par une maison d’édition qui m’a proposé un projet d’écriture très intéressant peu avant mon accouchement. Malheureusement il a vite fallu se rendre à l’évidence : le temps me manque cruellement…L’arrivée d’un troisième enfant, la réouverture de ma boutique en ligne, tout en ne disposant pas de moyen de garde c’était déjà très chargé pour mes petites épaules. Cela a donc été repoussé et nous recommençons désormais à en parler. À suivre…

As-tu des nouveaux projets ? Une nouvelle collection ?

  • J’ai plein de projets, peut être même trop J Mais oui bien sûr une nouvelle collection, mais pas que…J’aimerais m’ouvrir à d’autres horizons et ne pas rester que dans le prêt à porter mais j’en parlerai quand ce sera plus concret, pour l’instant nous étions dans de belles ébauches très excitantes. Malheureusement la période que nous traversons bouleverse un peu nos plans et il va falloir être prudent et raisonnable en ces temps économiques compliqués pour chacun. On verra alors quand ces nouveaux projets verront le jour !

En cette période de confinement tes habitudes ont-elles changé avec tes enfants ?

  • Oui cela a changé notre quotidien, à commencer par l’école à la maison ! On a du insérer ce temps de travail le matin dans nos habitudes, et ça n’a pas été chose facile. Sinon nos habitudes restent les mêmes, nous avons conservé le même rythme de vie pour ne pas les perturber. C’est plus à eux de devoir s’adapter à notre nouvelle organisation de télétravail à la maison.

Quels conseils, idées peux-tu donner aux mamans pour occuper les enfants ?

  • Au risque que cela soit surprenant je conseille justement de leur laisser le temps de s’ennuyer. Un enfant n’a pas besoin d’être constamment occupé. Bien sûr il existe des choses formidables comme faire des DIY, cuisiner ensemble ou jardiner mais sinon je leur laisse aussi beaucoup de temps libre pour qu’ils trouvent d’eux-mêmes des occupations. Faire des cabanes, des jeux de rôles, jouer avec tous les objets banals du quotidien, les enfants sont plein de créativité si on leur laisse l’espace de la développer.

As-tu ressenti des tensions dans ton couple pendant le confinement ?

  • Oui bien sûr, au début on était complétement perdu dans notre organisation de travail. Il a un métier très prenant qu’il peut faire en télétravail mais avec des deadlines, des rendus, des calls… Etant à mon compte on pense, à tort, que je peux mieux gérer mais en fait j’ai aussi besoin de temps et je ne peux pas le faire avec les enfants ou dans un créneau d’1h. Alors on s’est posé pout réfléchir à des roulements et trouver un équilibre. Depuis que nous avons un vrai planning, cela va beaucoup mieux car il y a moins de frustration et nous avons trouvé une sorte d’équilibre.

« Es-tu pour ou contre la reprise des cours des jeunes enfants le 11 mai ? et pourquoi ? »

  • Sujet délicat et j’avoue que je suis pour et contre…Je comprends tous ces parents inquiets et qui ne souhaitent pas remettre leurs enfants à l’école et la crèche, je partage leurs inquiétudes, tout ceci est très anxiogène. De l’autre côté il y a une réalité économique, personnellement si je ne reprends pas le travail ma boîte n’y survivra pas…C’est un gros coup dur pour de petites sociétés comme la mienne, je dois absolument redresser la barque et malheureusement je ne peux pas le faire avec trois enfants en bas âge à la maison…

Quels conseils donnerais-tu sur quelqu’un qui veut se lancer dans l’entreprenariat ?

  • Le meilleur conseil que je pourrais donner c’est de réfléchir à l’investissement financier mais aussi personnel. Quand on monte sa boîte on se donne à corps perdu dedans, les week-ends et les vacances sont presque inexistants tellement ça ne s’arrête jamais. Se poser la question de s’y on est prêt à ça et si oui de foncer, c’est la plus belle expérience à vivre, faîtes de montagnes russes mais qui m’apprend tellement sur moi même.

Que faut-il vraiment prendre en compte quand on se lance dans la création d’une marque de prêt à porter ? (temps finance…)

  • Clairement le côté financier car ça a une mise de départ non négligeable mais ensuite je dirais les contacts ! Se lancer dans une marque de prêt à porter c’est parfois compliqué car les contacts des usines sont difficiles à obtenir. Nous faisons fabriquer au Portugal et cela nous a pris du temps avant de trouver un bon fournisseur, un tarif abordable, une qualité au rendez-vous et des quantités gérables pour nous…Bien rôder cette étape avant de se lancer me paraît essentiel.

As-tu des conseils pour des femmes qui n’oseraient pas se lancer ?

  • Je comprends tous les freins qu’on peut se mettre pour se lancer, moi même je n’étais pas sûre de moi. Personnellement j’ai choisi la méthode douce, conserver mon travail de journaliste et lancer ma boîte en auto-entrepreneur pour voir si cela était possible d’en vivre. 2 ans après j’ai quitté mon travail pour me lancer à 100% dedans, puis j’ai créé les statuts de la société. Tout ceci s’est fait par étape, c’était pour moi la solution la plus sûre financièrement parlant. D’autres plaquent tout pour se lancer dans leur boîte, c’est super aussi, je crois que cela dépend vraiment de sa motivation, sa condition de vie mais aussi à quel point on croit en son projet.

Crédit : @mamanlouve

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