Parents au bout du rouleau, pas de panique !

Parents au bout du rouleau, pas de panique !

Etre parent c’est difficile, il y a ce que l’on aimerait et puis il y a le quotidien. Ce décalage entre notre vision idyllique et la réalité peut être très dur à vivre.

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Quand le soir arrive et que l’on trouve enfin 2 minutes pour s’asseoir sur le canapé au milieu des jouets éparpillés, on repense à notre journée avec le sentiment d’avoir passé notre temps à crier et à courir. Et le lendemain ? Tout recommence.

Alors, comment s’en sortir ?

 

D’abord, s’organiser : prévoir les menus de la semaine, planifier les emplois du temps mais surtout réfléchir à des solutions aux potentielles crises de nos enfants. En effet, nous avons tendance à oublier que nos petits anges peuvent être de vraies petites terreurs. Pour éviter d’être pris de court le moment venu, on anticipe. Pour ce faire, je vous recommande de vous poser ces questions : si mon enfant fait une colère ce soir comment vais-je réagir ? Quels moyens vais-je mettre en œuvre pour l’aider ?

Et si la crise arrive quand même ? Avant tout se poser les quatre questions suivantes : A-t-il faim ? A-t-il soif ? A-t-il sommeil ? Se sent-il seul ? Si la réponse à l’une de ces questions est oui, il est fort probable que la moindre contrariété génère un stress chez l’enfant qu’il ne saura pas gérer seul.

Si vous êtes face à un comportement récurrent, il va falloir jouer les détectives afin de trouver ce qui se cache derrière cette attitude. Tous nos agissements ont pour but de combler un besoin mais, parfois, la stratégie mise en place peut être inappropriée. Par exemple, un enfant tape pour entrer en contact car il ne sait pas encore comment faire autrement.

Quand la crise est là, ne cherchez pas à éduquer votre enfant ou à le sermonner. Cela ne sert à rien, il ne saura pas gérer ses émotions et en même temps écouter et comprendre vos propos. A ce moment- là, vous pouvez le visualiser comme un ordinateur qui figerait. Cela ne sert à rien de toucher à tous les boutons, il faut patienter jusqu’à ce que l’application réponde à nouveau. Bien évidemment on ne se contente pas de patienter face à son enfant : on l’accompagne !

Que faire pour évacuer la colère ? Mettez votre enfant en mouvement, la colère est une émotion chaude qui doit être extériorisée. Pour cela, on invite l’enfant à courir ou, s’il est petit, on l’enveloppe dans une couverture et on se met en mouvement avec lui. Coussin de la colère, boîte à cris… réfléchissez ensemble pour trouver les solutions qui vous conviennent. Vous pouvez également nommer les émotions mais n’oubliez pas de lui donner les clés pour les gérer : je suis en colère comment est-ce que je fais ?

Une fois la crise passée, le dialogue peut débuter pour trouver ensemble la manière de mieux faire la fois suivante (anticipation ;)). Mettre en place cette stratégie vous permettra de garder votre patience car avouons-le, il n’y a rien de plus agaçant que de parler à une personne qui ne vous écoute absolument pas.

Pour aborder certains sujets comme les règles, les émotions ou encore les bêtises, la littérature jeunesse regorge de pépites. Les livres imagés permettent aux enfants de s’identifier et aux parents de rappeler à l’enfant ce que le personnage du livre a dû faire lorsque l’événement (colère, bêtise…) s’est produit. Utiliser ces supports pendant les temps calmes avec l’enfant permet d’anticiper les situations conflictuelles.

Ensuite, pour maximiser vos chances que les règles soient suivies, deux règles d’or me semblent essentielles :

  • Egalité des règles : pour les enfants ET pour les parents. Ce n’est pas parce que je suis parent que j’ai des passe-droits.
  • Des règles et un cadre en fonction des besoins de chacun. Posez-vous la question : à qui est profitable cette règle ? Si elle ne profite qu’aux parents, il y a de forts risques pour que votre enfant finisse par entrer en confrontation avec vous.

Enfin,  je vous recommande de prendre du temps pour vous : je sais c’est plus facile à dire qu’à faire et c’est sûrement ce que vous souhaitez aussi mais sans y parvenir. Clairement, nous ne sommes pas tous fait pour nous lever à 5 H afin d’avoir une heure de tranquillité. D’expérience, une fois qu’on a pris la décision ferme de prendre du temps pour soi, on le trouve. Faites-vous livrer un repas une fois de temps en temps cela vous évitera de devoir le préparer ou alors proposez une activité le dimanche que vous aurez choisie en fonction de vos goûts ou de vos envies et non en fonction du besoin de la famille. Ne culpabilisez pas de vouloir du temps pour vous et de mettre en place des stratégies pour. Un parent reposé sera plus calme et plus patient donc au final tout le monde sera gagnant.

Si jamais vous avez le sentiment de ne pas y arriver seul(e), demandez de l’aide et n’en ayez pas honte. Comme le rappelle le proverbe : « il faut tout un village pour élever un enfant ». Notre société a tendance à l’oublier mais élever un enfant n’est pas si facile. Donc n’hésitez pas à demander de l’aide à votre entourage (famille, amis, voisins…) ou encore à des professionnels (coach parental, thérapeute…). En effet, un professionnel vous aidera plus facilement à prendre du recul et apportera un regard neuf et objectif sur votre situation. Si vous éprouvez le besoin de faire appel à quelqu’un n’hésitez pas à me contacter sur mon site internet

 

Lise MAROTTE

Photo : Virginie Hamon pour Maman Vogue