Le temps des bulletins scolaires

Le temps des bulletins scolaires

Le troisième trimestre d’école va s’achever et arrivent les bulletins scolaires, attendus ou redoutés.

Quand les bulletins scolaires sont bons ! 

Une vague de joie déferle. L’enfant, heureux, le sourire aux lèvres, fier et sûr de lui, avance la tête haute présenter le fruit de son travail, la récompense méritée et fortement appréciée. On le félicite, s’attardant sur les appréciations des professeurs – plus valorisantes et valorisées que les notes – sur chaque détail du bulletin. Car pour chaque note, il a passé du temps à travailler, à réviser, à stresser, à se remémorer les tables d’addition, les règles de grammaire, les formules de chimie, les reliefs de la France. Prendre son temps pour apprécier chaque chose, quitte à recadrer gentiment, si besoin, une faiblesse passagère. Il faut qu’il sente que pour nous aussi, ce moment de sa vie a son importance. On s’installe confortablement pour lire et relire ce livret.  On ne bâcle pas cet instant, on le savoure, car on ne sait de quoi l’avenir sera fait. Il faut fêter cette réussite.

Quand les bulletins scolaires sont moins bons !

Celui qu’on a du mal à exhiber. L’enfant regarde le sol, penaud, déçu ou au contraire fanfaron, un air de défi ou de moquerie dans les yeux. C’est à ce moment qu’il faut savoir faire preuve de psychologie… Ne pas s’énerver, passer sur sa propre déception de le voir malheureux, essayer de comprendre pourquoi un tel échec.

S’il a travaillé mais que les résultats ne suivent pas, il faut l’encourager, lui dire que ses notes jugent ses connaissances mais pas lui. Il faut se renseigner sur sa vie en classe, s’il voit bien le tableau, s’il entend bien la maîtresse, si les relations avec ses amis sont bonnes, si son école lui convient. Vérifier aussi s’il a des problèmes de concentration, d’attention, de sommeil. Se demander ce qui pèche dans sa méthode de travail, dans sa façon d’apprendre.

L’autre explication d’un mauvais bulletin peut être la paresse, le désintérêt, la désinvolture, l’ennui, le manque de motivation, une révolte envers ses parents… Il essaye de faire passer un message. Mis à part des cas particuliers qu’il faut traiter -pathologie, précocité…- on peut -essayer de- relancer la machine en le remotivant, en discutant, en lui expliquant qu’il travaille pour lui, qu’il sera plus heureux avec de bons résultats, qu’il est capable de les obtenir. On peut le récompenser ou lui botter les fesses, aller voir la maîtresse pour un travail commun – élève/parents/enseignant.

Et lui assurer qu’on va l’aider 

L’aider en lui transmettant une méthodologie, en lui expliquant ce qu’il n’a pas compris, en lui faisant réciter ses cours, en lui rappelant de relire chaque soir les leçons du lendemain – le cerveau travaille la nuit – en lui faisant donner des petits cours de soutien momentanément si besoin…

L’aider en lui assurant une vie saine : un équilibre alimentaire, une activité sportive pour qu’il puisse se défouler, des loisirs pour qu’il puisse s’exprimer, des lectures captivantes pour qu’il puisse s’évader, imaginer, en limitant les écrans, en le couchant tôt pour qu’il puisse récupérer. Si tout va bien autour de lui, ses chances que tout aille bien à l’école seront décuplées. Du bien-être de l’enfant dépend la réussite de l’élève.

L’aider en lui donnant plein d’amour, de tendresse, en lui disant avec bienveillance qu’il va progresser – tu as 2, la prochaine fois tu auras 3. Il faut qu’il sente qu’on a confiance en lui, qu’il est capable d’y arriver. Votre enfant doit se sentir épaulé, soutenu, aimé car notre amour pour lui ne dépend pas de ses résultats scolaires. Et il peut comprendre que perdre une bataille n’est pas perdre la guerre, que d’un échec peut surgir une victoire, que rien n’est jamais perdu et qu’il doit se battre jusqu’au bout. En profiter pour lui apprendre l’adversité. Il faut qu’il ait foi en ses capacités. La confiance en soi, capital d’une vie, est un véritable moteur pour la suite.

Chaque enfant a son mode de fonctionnement qu’il nous faut découvrir et mettre en œuvre. Et ne jamais oublier que le principal est qu’il donne le meilleur de lui-même.                                                                                                                                                         

©AnnaClick pour MAMAN VOGUE 

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Amélie de Garsignies