Je me suis réconciliée avec le post partum avec mon second né en été !

Je me suis réconciliée avec le post partum avec mon second né en été !

Pour mon premier enfant, on m’avait expliqué beaucoup de choses. Les premières contractions, les détails techniques de l’accouchement, l’allaitement, le retour de couches… mais si peu sur ces premières semaines de vie et ce bouleversement intense qu’est la maternité. Cette dépossession de soi et de son insouciance, personne ne m’en avait parlé. Et dire que je me suis pris un mur n’est pas peu dire.

Un bouleversement intense

Je n’étais pas prête. J’ai toujours cru que l’on devenait mère quand on était accomplie et sûre de soi. Si j’avais su que c’était bien tout l’inverse… Un renversement plutôt qu’un édifice. De l’incertitude plutôt qu’un socle solide. Des tâtonnements plutôt qu’un chemin tout tracé.

Mais sur le coup, enchaînant les jours et les nuits, je ne m’en suis pas rendue compte. J’ai cumulé la fatigue, le désarroi, l’impuissance. Je me levais, je m’occupais de mon petit bébé mais tout me paraissait sous un jour nouveau, comme si ma vie m’échappait complètement.

Accoucher en hiver

Aujourd’hui encore, j’ai un souvenir teinté de gris de ce premier mois de vie. Accoucher en plein mois de janvier n’y est pas non plus pour rien.

Pourquoi ne prépare-t-on pas différemment les mamans d’hiver des mamans d’été ? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’importance de la lumière et de la saison pour l’accueil d’un nouveau-né ? Le soir qui tombe à 17h, les pleurs du nourrisson, les couches de vêtements qu’il faut enfiler, la peau qui tire, le ciel bas et gris… Tout cela a tellement d’impact sur le moral d’une jeune maman !

J’ai eu une grande prise de conscience en donnant la vie à mon second… au mois de juin !

J’ai compris ce que j’avais vécu, ce que j’aurais pu changer et, surtout, ce que j’aurais pu demander. J’ai compris qu’un post partum pouvait être doux quand on s’écoutait et qu’on faisait les choses à sa manière. Qu’il ne fallait pas chercher la perfection. Qu’il fallait se laisser porter par le flux, ne pas contrôler et vivre chaque instant exactement pour ce qu’il est. J’ai arrêté de changer les couches plusieurs fois par nuit comme on me l’avait dit à la maternité, j’ai dormi avec mon bébé tout près pour éviter de me lever, je me suis nourrie de la lumière de l’été et de la douceur du soleil. Nos deux corps vêtus du minimum et respirant le grand air.

Et les souvenirs de cette seconde naissance sont, quant à eux, teintés de jaune !

J’aimerais dire aux futures mamans…

J’aimerais dire aux futures mamans de prendre en compte le mois de leur accouchement dans leur préparation. De tirer le meilleur de chaque saison et de s’y préparer en conséquence. Bien se nourrir, se préparer un nid douillet, de la lumière douce, de bonnes odeurs et des soins cocoon en hiver. Profiter des fruits juteux, des robes légères, du grand air et des journées qui rallongent en été.

J’aimerais leur dire de recevoir les conseils des personnes en qui elles ont confiance et d’oublier le reste. De lâcher prise. De prendre ce temps du post partum comme une saison de leur vie, passagère et fugace. Un temps du bouleversement mais qui sert à reconstruire. Un temps pour prendre le temps.

 

Crédit photo : Orlane Boisard

Marie-Amélie Clément

Maman de deux petits gars, épouse de militaire, mais surtout femme passionnée d'écriture, de littérature et de voyages. Marie-Amélie prend sa plume pour chercher la justesse et la vérité en toutes choses. Elle aime s'interroger, observer et découvrir sans cesse sur les autres et soi-même.

Elle s'interroge également sur une autre manière de vivre sa féminité et sa maternité : plus simple, plus instinctive et plus écologique.

Pistes, anecdotes, conseils et réflexions en tout genre pour avancer simplement dans la vie de tous les jours et apprendre à déculpabiliser !