« Je crois que ce qui me stresse le + pendant ce confinement, c’est l’école à la maison !… »

« Je crois que ce qui me stresse le + pendant ce confinement, c’est l’école à la maison !… »

« Continuité pédagogique, « continuité éducative », « école à la maison », « la classe continue », « le rythme ne change pas », « soyez exigeants mais lâchez prise »…. Euhhhh ? On nous martèle ces beaux termes depuis le début du confinement Covid à tort et à travers, on nous met une pression de fou pour tout faire, dans les temps, avec des moyens parfois très créatifs…. On reçoit 40 000 messages whatsapp des institutrices (quand on a 4 enfants on sature un peu !), des mails, des pdf à imprimer, des rdv skype et j’en passe. Alors bravo , c’est top, on se rend compte de la charge de travail de nos instit et prof, de leur patience, et de leur résistance au flicage. Oui mais….

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  1. Toutes les familles ne sont pas équipées de la même façon en matériel informatique, en connexion Internet, en adresse de messagerie, en logiciels éducatifs, en imprimantes scanners .. Dans certaines familles, les conditions de logement, d’agencement des pièces sont peu propices au travail individuel, à la concentration et au calme nécessaires pour effectuer les exercices, assimiler les cours dispensés par écrit ou en vidéo
  2. La plupart des parents continuent de bosser ou tout du moins essayent, il est donc vraiment compliqué de se déplacer toutes les 5 minutes pour vérifier un exercice de maths, avoir une joliiiie récitation de poésie, motiver son ado, et apprendre à lire à son dernier.
  3. La charge de travail est immense je trouve, je ne sais pas si c’est moi mais je regarde mes enfants comme des vrais intellos maintenant ou alors des demeurés (!), ça n’arrête jamais.. Moi qui pensais que la journée de classe comprenait beaucoup de temps libre, de récré, d’expérience, de sport et tutti quanti… on fait classe à la maison toute la journée, le mercredi et une partie du week-end aussi pour ne pas être à la bourre et raccrocher les wagons, c’est intense et cela met régulièrement une ambiance pourrie à la maison..
  4. Je n’ai aucun goût à faire l’institutrice et aucune patience ! C’est clair ce n’est pas pour moi. Déjà je n’aime pas cela, mais en plus je me mets (on me met ?) une pression dingue pour que mes enfants ne prennent pas de retard. Amertume de mon enfance ? Mon côté première de classe refoulé ? C’est vous dire, je suis plus stressée par l’école, le programme, le rythme, que l’épidémie du Coronavirus elle-même. J’ai le sentiment de perdre en liberté dans ma propre maison, d’être fliquée, de devoir faire des comptes rendus ou rendre les devoirs de mes enfants dans les temps comme si j’avais 15 ans, et je DETESTE ça !
  5. Avant de s’improviser directrice d’école le temps du confinement, avant de se prendre la tête sur des choses « à savoir » qu’on ne sait même pas plus nous-mêmes, il serait peut-être bon de prendre soin de notre santé mentale et du bien-être familial. non ? On s’en veut trop souvent dans la vie de tout ce qu’on n’a pas le temps de faire avec nos enfants pour ne pas les faire aujourd’hui. Le temps qui passe ne se rattrape guère et la vie est en perpétuel mouvement. Ce qui veut dire que rien n’est fait pour durer. Et aussi longue que cette période semble être, elle prendra fin à un moment. Alors au lieu d’assommer vos enfants avec un programme scolaire, apprenez leur l’autonomie, la débrouillardise. Écoutez et regardez-les. Plus rien n’est urgent désormais si ce n’est ce temps-là passé ensemble.

 

 

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