Suivi de grossesse

Suivi du 1er trimestre

Edito

La grossesse est confirmée. Le secret entre les conjoints, jusque-là jalousement gardé, commence à être partagé avec les familles proches. Joie, étonnement, inquiétudes, ingérence ?

Quoi de neuf ?

Pendant le premier trimestre de la grossesse, votre bébé se développe et s’installe dans votre utérus à votre insu. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour mener un rythme malsain, boire et fumer à outrance, c’est au contraire le moment de prendre de bonnes résolutions, mais ne vous arrêtez pas de vivre pour autant!
Les signes « sympathiques » de grossesse sont pénibles (nausées, vomissements, fatigue etc), et le meilleur moyen de les atténuer est de continuer à vivre comme auparavant : travailler, sortir, marcher, faire du sport…

Si vous ne focalisez que sur vos maux, ou si vous avez peur que la moindre fatigue ait une incidence sur la grossesse (fausse couche, décollement du placenta etc.) vous avez tout faux!
L’embryon se développe de manière autonome dans votre utérus qui absorbe et atténue les « chocs », et ce n’est pas votre dernier footing de trente minutes ou votre trajet de deux heures en voiture qui l’empêchera de s’y nicher. Ce n’est pas non plus en restant chez vous à tourner comme un lion en cage que les nausées disparaitront!

Soyez zen et détendues, même si vous avez déjà fait une fausse couche auparavant : c’est un moment douloureux à vivre, mais cela fait partie intégrante de la vie des femmes, et n’a aucune incidence sur la grossesse à venir.
Si en revanche vous souffrez de fausses couches à répétitions, les raisons peuvent être multiples :
consultez un spécialiste qui vous aidera à en déterminer la cause et à vous traiter efficacement.

 P. Chazerans

Conseil conjugal et familial 1er mois

Enceinte ? Quel choc ! On a beau l’avoir voulu, cherché, désiré, avoir tout fait pour, c’est toujours une nouvelle qui a des répercussions émotionnelles considérables, et souvent très ambivalentes : joie intense mêlée de déni, de doute, d’incompréhension sur ce qui nous arrive ; angoisse de ne pas « être à la hauteur », de ne pas assumer, peur de ne pas y arriver ; difficulté à intégrer cette nouvelle, qui, même attendue, bouleverse tout un équilibre personnel et conjugal. La fille va devenir mère, le fils, souvent un peu « ado », va devenir adulte en devenant père, le couple fusionnel des débuts va devoir accueillir un tiers, dont il rêve souvent, mais qui va bousculer l’idylle passionnelle du jeune couple.

B. Lucereau

Conseil conjugal et familial 2ème mois

Ca y est : la nouvelle commence à être intégrée. La jeune Maman ressent des effets dans son corps, sous l’effet des hormones, qui lui font réaliser « que c’est vrai » ! Fatigue, envie de dormir, nausées, dégoût pour certaines odeurs.

Un décalage peut se produire entre l’homme et la femme : l’homme apprend qu’il va être père sur la parole de sa femme, c’est elle qui le désigne comme étant le père de l’enfant à venir. Il est « second », même s’il a participé avec elle à la conception de cet enfant, et il gardera toujours un « temps de retard » sur la femme pour réaliser le bouleversement de l’arrivée de ce petit être.
Son rôle d’écoute, de protection, de soutien, de réassurance est très important, mais pas facile puisqu’il ne ressent pas les choses comme elle.
Il a tendance à se réfugier dans le matériel, pour fuir l’émotionnel.

B. Lucerau

Conseil conjugal et familial 3ème mois

La grossesse est confirmée. Le secret entre les conjoints, jusque-là jalousement gardé, commence à être partagé avec les familles proches. Joie, étonnement, inquiétudes, ingérence ?

La position des « futures grands-mères » peut être difficile à gérer, en fonction de leur âge, de leur propre rapport à la vie, à la maternité, et au lien affectif qu’elles ont créé avec leur propre fille. Celle-ci « les poussent vers le troisième âge », en les faisant accéder au statut de grand-mère. Elles peuvent refuser de vieillir en s’appropriant le futur enfant, comme le leur, surtout s’il y a des problèmes dans leur couple, ou qu’elles n’ont pas été jusqu’au bout de leur désir de maternité.

L’homme, futur père, peut se sentir exclu de ces « subtilités féminines » : il est juste fier de se savoir bientôt père, avec l’appréhension de la future responsabilité qu’il va endosser.
C’est beaucoup plus compliqué à la « gente masculine » d’échanger sur leurs émotions devant la paternité : donc il se retrouve assez seul, ou va en discuter avec les copains.

B.Lucereau

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