Est-ce plus facile avec les enfants des autres ?

Est-ce plus facile avec les enfants des autres ?

Est-ce toujours plus facile avec les enfants des autres ? Vérité ou légende ?

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Laquelle d’entre nous n’a jamais eu l’impression que les enfants de sa meilleure amie, de sa sœur ou même de la voisine étaient plus « faciles » que les siens ?
Les deux miens sont-ils les seuls à pouvoir me rendre chèvre ?
L’herbe est-elle réellement plus verte ailleurs ?
Pour pouvoir répondre à toutes ces questions, j’ai repensé à mes récentes expériences.
Petit tour d’horizon de ces moments passés avec les enfants des autres…

Avec le copain de mon enfant

Cela fait plusieurs fois que mon fils me demande si son meilleur ami peut venir à la maison. Je finis par accepter, me demandant tout de même ce que ça va donner, vu sa propension habituelle à partager ses jouets avec sa sœur.
Bilan : je ne les vois pas de l’après-midi, ils jouent tous les deux sagement aux légos dans sa chambre, ne descendant que pour un fugace goûter.
« Dis merci », lui dit la maman du copain quand elle vient le chercher.
Merci à lui, surtout. Je suis prête à lui faire signer un formulaire d’adoption.

Avec l’enfant de ma copine

Mon amie a rendez-vous chez le médecin et aucune solution de garde pour son fils.
Je lui propose mes services, même que je me déplace à domicile.
Grossière erreur.
Je ne sais pas si c’est d’être en terrain conquis, mais l’enfant me fait vivre un enfer.
Il crie, court, ne veut jouer à rien mais sort l’intégralité des placards si bien que la seule personne qui finit par vouloir sortir, c’est moi.
Bilan : la prochaine fois (s’il y a!), je veux bien jouer la baby-sitter, mais chez moi.

Avec mes nièces

Sur le papier, elles sont le même nombre que mes enfants : deux.
Dans les faits, j’ai l’impression en leur compagnie que ma charge mentale habituelle est divisée par deux.
Elles s’habillent seules, se coiffent seules, mettent la table seules.
Parce qu’il y a quand même un détail avec mes propres enfants : leur âge.
Bilan : côtoyer les enfants des autres, c’est aussi l’occasion de me rappeler que les miens vont grandir. Un jour.

Avec mes élèves

Les enfants des autres, je crois pouvoir dire que je connais.
En tant qu’enseignante, j’en côtoie précisément 24 au quotidien.
En terme d’éléments de comparaison, on peut difficilement faire mieux.
Pourtant, la gestion d’un groupe d’enfants en classe n’a pas grand chose à voir avec celle des miens au quotidien.
Le cadre n’est pas le même, la relation non plus.
J’ai le recul que je n’ai pas avec mes propres enfants, plus de patience également.
Quand un parent me dit que c’est difficile à la maison, je ne fais pas toujours le même constat en classe.
À l’inverse, quand je demande à la maîtresse du mien comment ça se passe et qu’elle me répond : « Super! », j’en suis presque surprise.
Parce que oui, c’est plus facile de m’occuper de mes 24 élèves que des deux miens le mercredi.
Bilan : Comparer nos enfants avec ceux des autres, on a tous envie de le faire.
Mais réaliser que nous sommes « la figure d’attachement » uniquement des nôtres, ça permet de comprendre pourquoi c’est parfois si difficile…et de relativiser !

Caroline @haut_les_nains

Professeur des écoles en journée, maman de deux en soirée, haut_les_nains n'a pas choisi son pseudo au hasard.


Pour changer un peu des enfants, elle s'adresse sur Maman Vogue à leurs parents, renouant ainsi avec le journalisme, sa formation première.