Demander de l’aide à son conjoint est-il devenu difficile ?

Demander de l’aide à son conjoint est-il devenu difficile ?

Rechignez-vous souvent à lui demander de l’aide ? A quelle fréquence dites-vous « s’il te plaît » à votre conjoint ? Avez-vous l’impression d’être faible quand vous avez besoin de lui ?

 

Autonomie virtuelle : Je demande de l’aide… A mon téléphone !

Kits DIY, tutos YouTube et autres supports pour se former soi-même nous poussent à être toujours plus autonomes. Un progrès ? Peut-être pas tant que cela.

A l’ère de l’autonomisation toujours plus parfaite, il semblerait que nous soyons de moins en moins enclin à aller vers l’autre pour lui demander simplement de nous aider. Le service est monétisé, filmé, enregistré, diffusé. Et notre besoin des autres s’opère de plus en plus de manière dématérialisée.

Résultat ? Nous nous replions toujours plus sur nous-même et notre sphère privée.

Cette habitude de compter sur soi et d’avoir toutes les connaissances à portée de main, n’a-t-elle pas également un impact sur notre relation à l’autre tout proche qu’est notre conjoint ? En serions-nous venu à trouver cela plus facile de payer une formation en ligne que de demander de l’aide à celui assis juste à côté de nous ?

 

Féminisme : Je sais faire seule, je n’ai pas besoin de demander de l’aide

En tant que femme, épouse et mère, n’avons-nous pas également une volonté de montrer que nous maitrisons, que nous savons faire seules, que nous « gérons » ? Sans remettre en question les combats féministes si importants, n’y a-t-il pas également une injonction mal comprise de ne plus dépendre de l’autre ? Et encore moins de l’homme qui partage notre vie ?

Quand tout autour de nous se brandissent les bannières du « do it yourself » et « être indépendante sinon rien », qu’en est-il du « s’il te plait, peux-tu m’aider ? » ?

 

« S’il te plait, peux-tu m’aider ? »

Sachons encore dire « je ne sais pas faire » ou « je ne peux pas le faire seule ». Gardons le plaisir de voir l’autre se faire utile, se faire service, se faire… s’il nous plaît.

Et même quand nous pouvons, sachons dire : « Oui je peux toute seule mais le faire avec toi est tellement plus plaisant. »

 

Crédit photo : @nastiavesna.com

Marie-Amélie Clément

Maman de deux petits gars, épouse de militaire, mais surtout femme passionnée d'écriture, de littérature et de voyages. Marie-Amélie prend sa plume pour chercher la justesse et la vérité en toutes choses. Elle aime s'interroger, observer et découvrir sans cesse sur les autres et soi-même.

Elle s'interroge également sur une autre manière de vivre sa féminité et sa maternité : plus simple, plus instinctive et plus écologique.

Pistes, anecdotes, conseils et réflexions en tout genre pour avancer simplement dans la vie de tous les jours et apprendre à déculpabiliser !