Comment surmonter le deuil périnatal ? Récits bouleversants de ces mam’anges

Comment surmonter le deuil périnatal ? Récits bouleversants de ces mam’anges

A l’occasion de la semaine sur le deuil périnatal , Maman Vogue a recueilli des témoignages de mam’anges ayant surmonté cette terrible épreuve. Chacune nous raconte leur histoire et comment elles se sont relevées face à cette perte bouleversante.

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Merci à elles de partager avec nous leur expérience et leurs ressentis.

Lucile, maman de Miki

Je m’appelle Lucile et je suis la maman de Miki, née sans vie le 18 août 2018. Notre première fille est décédée in utero quelques jours avant l’accouchement, après 9 mois d’une grossesse idéale. Un problème de placenta passé inaperçu est venu couper les échanges entre elle et moi, provoquant son arrêt cardiaque.

Mon conjoint et moi nous sommes rendus aux urgences maternité le 16 août suite à des inquiétudes. Notre bébé ne bougeait plus depuis plusieurs heures. Nous avons été reçus dans une salle de naissance où une sage-femme m’a examiné, sans arriver à entendre le cœur. À partir de là, le monde a commencé à s’effondrer. Par la suite un médecin échographiste nous a pris en charge. Sa main s’est posée sur mon bras et pendant que je regardais l’écran noir et blanc où je ne voyais aucun mouvement, elle a doucement prononcé les mots qui ont bouleversé notre vie à tout jamais : «  Je suis désolée, il n’y a pas d’activité cardiaque ». J’ai hurlé de désespoir et à partir de ce moment là, j’ai l’impression d’avoir disparu. J’ai accouché le 18 août, deux jours plus tard, suite à un déclenchement parfaitement pris en charge par une équipe médicale bienveillante et à l’écoute. Nous avons rencontré Miki ; 2.5 kg, 49cm. Caresser sa peau si douce, comprendre qu’elle était ma fille et qu’elle ne rentrerait jamais avec nous a été le plus grand déchirement de toute ma vie. 

Nos familles, elles aussi effondrées, ont été incroyables. Elles sont restées un long moment pour nous aider à prendre toutes les terribles décisions qu’on doit prendre quand on se retrouve à préparer la crémation de son bébé, avec lequel nous aurions dû rentrer. Nous avons été épaulés, écoutés, portés. Miki a naturellement pris sa juste place dans notre famille. Jamais ce sujet n’est devenu tabou, son nom est prononcé et je peux parler de sa venue au monde sans crainte. Je sais que nous sommes chanceux et que ça ne se passe pas comme ça pour tout le monde. Je peux dire que l’amour et le respect de nos proches ont été un des piliers de notre reconstruction.

Deux ans ont passé depuis la mort de notre fille. Notre couple a été très soudé au départ. Les difficultés sont arrivées bien plus tard. Nous avons avancé jour après jour, un pas après l’autre. Je crois qu’il est important de pouvoir laisser beaucoup de temps à son corps et à son cœur pour pleurer, assimiler, comprendre, hurler s’il le faut. Peu importe les mois qui passent. Le deuil est un chemin infini et très personnel.

Presqu’un an après la mort de Miki, mon immense désir de grossesse et des problèmes de santé du côté de mon conjoint ont mis notre couple à rude épreuve. Nos attentes étaient complètement différentes. Aujourd’hui, nous trouvons à nouveau un semblant d’équilibre. Nous n’avons pas encore d’autre enfant, même si c’est mon rêve le plus cher. Un désir se partage mais ne s’impose pas. 

Si j’avais eu la capacité de lire dans l’avenir et de savoir que j’allais perdre mon enfant, je recommencerais. Mon amour pour elle est plus grand que toute la douleur que je ne pourrais jamais ressentir. « Je préfère avoir connu une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main, que tout une éternité sans elle un seul instant. » La vie peut être belle à nouveau. Notre corps travaille à nous faire gravir cette montagne immense. Il faut lui faire confiance et en prendre soin. il est notre allié le plus fidèle. L’amour triomphe toujours. 

Miki mon amour, nous vivons pour toi ! « 

LUCILE MAISEAU

Auteure du livre “Et la vie s’est tue” 

Sarah, maman de Abby

Je m’appelle Sarah, j’ai 31 ans et je suis infirmière dans un hôpital en santé mentale. En 2015, mon conjoint et moi-même décidons de fonder notre famille. Après 3 ans, un diagnostic d’endométriose et deux fausses couches spontanées à 10 semaines de grossesse, notre fils Jessy vient agrandir notre famille en 2018. Rapidement, nous avons envie de continuer sur notre lancée. Le 1 er août 2019, bébé numéro 2 est déjà installé dans mon ventre ! Notre nouvelle vie à 4 aurait dû commencer le 1er Mai 2020…

Ce fameux lundi 13 avril… une journée comme une autre à la maison. 

Tiens, je n’ai pas senti bébé bouger aujourd’hui. Après une heure, toujours aucun signe, aucun mouvement. Je fonce au cabinet de la sage-femme qui me suit durant ma grossesse. Arrivée au cabinet, le bébé est toujours dans la même position, on sent ses petits pieds. La sage-femme met le monitoring. Et là, rien. Je comprends de suite, mais j’ai espoir. C’est impossible de toute façon, je suis à 39 semaines, à 15 jours de mon terme.

Elle cherche, toujours rien. Au fond, je le sais déjà. Je dois aller à la maternité pour vérifier. Une fois sur place, j’ai eu l’impression d’attendre des heures.  La sage-femme nous accueille, le médecin arrive. On fait l’échographie. Je l’entends marmonner :

« Le cœur ne bat plus ? » « Non, je n’ai rien. Son cœur s’est arrêté. »

L’impensable, l’innommable, les mots interdits. Pourtant, ils sont dits. Et moi, j’attends. J’attends n’importe quoi, qu’on me choque pour faire repartir son cœur, qu’on m’ouvre le ventre ici et maintenant pour le faire sortir. Mais, il ne se passe rien. Le néant. Le vide. Mon cerveau s’est mis en veille, anesthésiée, amorphe. Je pleure. Telle une guillotine qui tombe sur la tête de l’innocent. Non, c’est une erreur. Impossible. Papa éclate en sanglots.

« On ne peut rien faire ? », « Non madame, je suis désolé… », « Pourquoi nous ? » me demande papa…

On a perdu notre bébé. Notre bébé est mort. Je porte le corps sans vie de mon enfant, dans mon ventre. Ce ventre mou, qui ne bouge plus. Le corps inanimé de mon bébé. Mon bébé, que ce corps, mon corps, n’a pas pu sauver. Je porte la mort, au lieu de porter la vie. Je ne le verrais jamais ouvrir les yeux, je ne l’entendrais jamais pleurer, rire, gazouiller. Jamais il ne grandira. Jamais.

C’est avec le peu de sang-froid que j’avais que j’annonce le décès de notre enfant, qui n’est même pas encore né. Je ne trouve pas de mots pour décrire, « être sous le choc ». On me pose des questions. Tout, tourne dans ma tête. Je suis tombée ? Non. Une douleur particulière ? Non. De la fièvre ? Non. Du sang ? Non. Perte de liquide ? Non. Qu’est-ce que j’ai fait ? Ou qu’est-ce que je n’ai pas fait ? Pourquoi ?

On me donne un médicament pour faire maturer le col et peut être déclencher quelque chose pour accoucher. Et puis on rentre et on attend l’accouchement naturel par voie basse. 21h30, je perds les eaux. Nous retournons à la maternité. Un départ classique, pas de stress. Les contractions de travail commencent. 

Le travail commence. Je garde les yeux fermés tout le long et je me laisse guider par la voix des sage femmes. Je ressens absolument tout ; toutes les étapes. J’entends Emilie, la sage-femme, me dire à quel point je suis courageuse. Je pleure de tout mon être, les yeux fermés. Je vis le moment le plus terrible de ma vie, ce moment si douloureux. L’accouchement se termine. C’est une petite fille. Ma fille est née sans un cri.
Abby ; c’est le prénom qu’on avait choisi depuis si longtemps. Abby, née le 14 avril 2020 à 2h51. 3.020 kilogrammes et 52 centimètres. 

Emilie vient nous voir et nous demande si on veut voir notre Abby. Je refuse de suite. Cette peur de ne pas la reconnaître, de garder ces souvenirs de mon bébé mort, bleu ou gris, froide, avec les stigmates de la mort…
Emilie nous conseille de la voir. Nous devons lui dire au revoir. Finalement, nous acceptons de la voir, notre fille, notre Abby. J’aime à penser que toutes nos décisions sont les bonnes. Les bonnes pour nous, pour notre famille, et pour notre Abby. 
Je suis contente aujourd’hui de l’avoir vu. Mais cela rend trop vraie cette terrible épreuve. Dans le fond, tout se passe comme un accouchement classique. On accouche dans le même couloir, bébé en bonne santé ou non.

La vie est précieuse. Profitez de votre famille, par pitié ! Ces épreuves je les ai acceptées ; et je pense dans le fond que la vie me préparait pour le monde extérieur.

Si je pouvais dire une seule chose à tous les parents, futurs parents, et ceux qui se battent pour le devenir ; ça serait de profiter de chaque instant, de chaque moment. Trouver du positif même dans les échecs.

 

Quitterie, maman de Raphaël(le)

Je suis mariée depuis 5 ans et nous avons aujourd’hui 4 enfants ( 5 ans, 3 ans, 18 mois, 3 mois) et un au ciel.
Après notre second enfant, je suis très rapidement retombée enceinte malgré un contexte plutôt difficile : déménagement seule, fatigue post-accouchement, mari en vadrouille tout le temps.

Lorsque j’ai appris que j’attendais un enfant, j’étais pleinement heureuse et en même temps inquiète à l’idée de me dire : comment vais-je faire ?

Je ne l’ai annoncé à mon époux qu’une fois son retour de manœuvre : lui était complètement ravi ! Les semaines passèrent et je ne pouvais m’empêcher d’avoir un pressentiment… Cette grossesse était différente, quelque chose en moi me disait qu’elle serait différente mais j’étais incapable d’exprimer ce que cela était. Mon mari me disait de ne pas m’inquiéter… J’essayais de l’écouter et de chasser cette autre voix au fond de moi.

Le jour de la première échographie est arrivé ! Enfin ! Nous étions ravis car j’avais réussi à la caler avant le départ en opex pour 5 mois de mon mari. Un sentiment d’anxiété terrible m’a envahi lorsque j’attendais dans la salle d’attente. Impossible de mettre des mots sur ce que je ressentais. Le docteur est arrivé, ce fut notre tour, et l’échographie a débuté. Je me souviens avoir regardé mon ventre, plat.. Lorsque nous avons vu notre bébé à l’échographie, personne ne parlait et il ne bougeait pas.

Le docteur nous a dit : « La grossesse s’est arrêtée ». J’ai répondu «  montez le son pour entendre le cœur ! » Mon mari m’a regardé, le docteur aussi, je tremblais. Me voyant tremblante le docteur a éteint l’image, et m’a dit : «  c’est fréquent à ce stade ne vous inquiétez pas ». Bam. Je suis sortie en courant, laissant mon mari avec le docteur. Il m’a rejoint ensuite, aucun mot n’était prononçable pour nous deux.

J’étais en colère contre moi-même d’avoir presque su depuis le début ce qui se passait, ou ce qui allait se passer. Comme si mon instinct maternel me l’avait dit. Il nous a ensuite fallu le dire à nos familles. Personne ne s’attendait à cela. Tous furent accablés par cette nouvelle. Nos parents nous ont appelés, essayant de nous réconforter. Nos frères et sœurs également, et ce soutien de notre entourage fut très précieux. Nous l’avons dit, avec certains mots, aux enfants le soir, afin de leur expliquer notre tristesse. Le plus dur était devant moi, car on m’annonça qu’il fallait que je subisse une intervention pour m’enlever mon bébé, ce qu’ils appellent une aspiration. Une semaine se passa entre le jour de l’annonce et l’aspiration.

Une semaine où je me suis sentie tel un tombeau, je ne portais plus la vie mais la mort. Je me souviendrai toujours des mots de la gynécologue pourtant sympathique d’habitude : « c’est une faute de frappe ». Glaciale. L’attente fut insupportable. Mes enfants m’ont porté je peux le dire aujourd’hui, c’est eux qui m’ont donné de la force, et même s’ils n’en sont pas conscients je les remercie. Mes sœurs, ma mère et mes amies ont été un soutien sans faille. Le jour arriva.

Même si je ne supportais plus d’être un tombeau, cette séparation avec mon bébé était horrible. Celui que je ne pourrais jamais porter dans mes bras, embrasser. Lorsque je suis remontée seule dans ma chambre d’hôpital, ma maman a eu ces mots : « pour que la Vie revienne en toi, il te fallait passer par là ». Evidemment sur le moment cela ne m’était pas audible, mais elle avait raison. Les semaines qui suivirent étaient comparables à des semaines post-accouchement ( douleurs, saignements etc). Psychologiquement cela vous mine, car vous souffrez physiquement et moralement. Faire mon deuil fut long, après la tristesse, la colère, ma foi et mes enfants m’ont porté. Je ne supportais plus ce corps, retrouver mon corps d’avant m’a aussi permis de gommer cette souffrance physique.

Nous avons décidé également d’appeler cet ange, Raphaël (le). Notre ange du Ciel. Faire son deuil est personnel, mais l’importance de se donner du temps est primordiale. Une fausse couche, la perte d’un enfant désiré, quelque soit son âge in utero est une réelle épreuve. Cette souffrance ne peut pas être négligée car elle est trop peu accompagnée par le corps médical. Savoir ce que vivait les autres, fut une aide pour moi. Le temps finalement est le seul remède je dirais, que l’on ne doit pas négliger. Aujourd’hui je pense chaque jour à mon petit ange, je sais qu’il me manquera toute ma vie, et que j’aurais toujours un vide en moi que je ne pourrais pas combler quelque soit le nombre d’enfants que la Vie nous donnera. Je  suis retombée enceinte quelques mois plus tard, et cela m’était primordial, savoir si j’étais capable de porter la Vie encore.

A toi Raphaël(le), mon petit ange du Ciel,
Quitterie

 

Erika, maman de Servane

Moi, c’est Erika, 38 ans, amoureuse de Charles-Edouard depuis presque 13 ans et mariée depuis 7 ans. Lorsque je découvre que je suis enceinte pour la première fois, nous sommes en juin 2014 et, comme beaucoup de couples qui viennent de se marier, nous avons « lancé » le projet bébé tout de suite après le mariage.

Huit mois après nous être dit « oui »,  j’annonce la grande nouvelle à Charles-Edouard. Le temps passe, le premier trimestre se termine, les nausées aussi et l’échographie du premier trimestre n’a rien révélé d’anormal.
Ouf ! Un stress de moins, le risque de fausse-couche diminue de jour en jour et le bébé ne devrait pas être atteint de trisomie. Je n’ai qu’une seule angoisse : que son cœur s’arrête de battre sans qu’aucun motif rationnel ne vienne justifier cette crainte.

Puis vient la seconde échographie, la morphologique, nous sommes le 9 octobre 2014.
J’entends encore ses mots : « Bon, il y a un problème avec le cœur du bébé… » A-partir de là, je m’effondre, je n’entends plus rien. J’entends de loin qu’elle nous prend des rendez-vous dès le lendemain avec la spécialiste des malformations fœtales, puis avec un médecin spécialisé dans les malformations cardiaques fœtales. Le lendemain, la spécialiste confirme le diagnostic : hypoplasie du ventricule gauche dans sa forme la plus sévère. On apprend en même temps que c’est une petite fille…

Espoir de courte durée : l’échographie cardiaque fœtale achevée et re-confirmation du diagnostic
et enfin on nous parle de l’après, enfin si on peut parler d’après :

  • Soit, je mène ma grossesse à terme et laisse le bébé mourir naturellement parce que de
    toutes façons, son cœur ne pourra pas battre de façon autonome,
  • Soit, on tente tout avec 3 opérations cardiaques en moins de 3 ans avec, à chaque
    opération 50% de risque que le bébé n’y survive pas, sachant que temps que le bébé
    n’aura pas de greffe, il sera appareillé…
  • Soit, on pratique une interruption médicale de grossesse dès à présent.

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, le choix est évident pour nous car nous en avions déjà parlé avant même d’envisager une grossesse. Nous optons donc pour l’IMG le cœur lourd et toujours dans l’incertitude car je ne sais toujours pas comment cela va se passer concrètement. A ce moment-là, nous faisons le choix de lui donner un prénom et de l’inscrire sur le livret de famille. Nous avions choisi Servane.

Vendredi 17 octobre 2014, ce jour à la fois bénit d’avoir été celui de notre rencontre mais également maudit d’être le jour de son décès.
Je la prends dans mes bras, l’embrasse, enregistre son visage… ne pas l’oublier, surtout ne pas l’oublier… Elle ressemble déjà tellement à Charles-Edouard. Nous la gardons près de nous un peu plus de deux heures. Deux heures pendant lesquelles le personnel médical respecte notre intimité. Les médecins et sages-femmes ont vraiment été parfaits. Nous repartons le lendemain, les bras et le ventre vides…

La vie reprend peu à peu son cours : le travail, les amis, le sport, les fêtes de Noël. Des hauts et des bas mais nous faisons face à deux, toujours à deux. Cette épreuve nous ressoude, nous rend invincibles selon nos proches. Il est vrai que Charles-Edouard est un soutien indéfectible, toujours présent dans la tempête, un roc que rien n’atteint, en tous les cas en apparence.

9 mars 2015 : Nouveau test de grossesse positif. Nous n’en parlons à personne, nous nous enfermons dans notre bulle. Seuls quelques amis proches sont au courant, nos parents l’apprennent alors que je suis à 5 mois de grossesse et que tous les examens sont bons. La vie qui a été si cruelle et ne nous a pas épargnés dernièrement, nous fait enfin un joli cadeau.

Cerise sur le gâteau : c’est un petit garçon. Bien que cela nous ait toujours été égal, le fait que ce soit un garçon nous permet de tourner la page. Ce bébé ne remplacera pas Servane, il aura sa place et elle aussi. Le 10 novembre 2015 : même hôpital, même personnel, mais cette fois un bébé né à terme et en bonne santé. Bienvenue mon Lazare. Suivront Quitterie en 2017 et Gustave en 2019. Faire preuve de résilience, garder espoir, ne jamais baisser les bras, croire en l’avenir…telle est la leçon que je retiens aujourd’hui. Bientôt 6 ans après, je ne peux m’empêcher de penser régulièrement à ma petite (éternellement) Servane : quel visage aurais-tu aujourd’hui ? quel serait ton caractère ? Je suis triste de ne pas avoir eu la chance d’être ta maman plus longtemps et d’avoir dû te dire au-revoir aussi tôt.

Encore aujourd’hui je me surprends à pleurer en pensant à toi. Livrer ce témoignage me demande beaucoup de courage et de mouchoirs à portée de main. Grâce à toi je suis, je pense, une meilleure mère aujourd’hui : plus à l’écoute, je sais à quel point la vie est fragile et profite de chaque moment avec tes frères et sœur. Lazare m’a demandé qui tu étais il y a peu, je lui ai expliqué. Tu ne seras jamais un tabou et malgré ton passage éclair sur cette terre, tu seras à jamais dans nos cœurs.

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