7 conseils pour mieux s’entendre avec ses beaux-parents

7 conseils pour mieux s’entendre avec ses beaux-parents

S’entendre avec ses beaux-parents… Tout un programme. Et quel enjeu ! Car même si l’on n’épouse pas sa famille, il faudra tout de même composer avec elle pendant de nombreuses années. Comment faire, alors ? Faut-il vraiment mettre de l’eau dans son vin tout le temps ? Maman Vogue vous propose 7 conseils pour mieux s’entendre avec ses beaux-parents :

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  1. Respectez-les

Le fondement d’une relation saine est le respect mutuel. Il en va logiquement de même avec les personnes qui nous ressemblent moins, celles avec qui ça « n’accroche pas trop ». Et donc, idem avec vos beaux-parents.

Rien que le fait d’avoir donné naissance, élevé et chéri votre mari est digne de susciter votre respect. Ils ont participé (et participent d’ailleurs toujours) à faire de votre moitié ce qu’il est aujourd’hui. Et si vous êtes tombée amoureuse de lui, c’est donc qu’ils ont plutôt bien joué leur rôle ! Que vous soyez d’accord ou non avec leur mode de vie, leurs faits et gestes ou leurs convictions, montrez à vos beaux-parents que vous les respectez. Que vous respectez ce qu’ils choisissent, ce en quoi ils croient, ce qu’ils espèrent, que vous respectez les personnes qu’ils sont. Et respectez-les profondément. Pour de vrai.

 

  1. Parlez avec votre mari

Si votre relation avec vos beaux-parents vous met mal-à-l’aise pour une quelconque raison, vous devez en parler en vérité – et rapidement si possible – avec votre mari. Expliquez-lui vos attentes et déceptions, vos craintes, confiez-lui les sentiments que vous éprouvez face à telle ou telle situation. Deux raisons à cela :

– peut-être qu’il ne s’en était pas encore rendu compte, et qu’il va pouvoir apaiser discrètement les tensions, intervenir si nécessaire, ou du moins arrondir les angles.

– votre couple est votre bloc. Votre pilier. Vous devez faire face aux situations délicates ensemble, même lorsqu’elles arrivent dans le noyau familial. Et puis, on est toujours plus forts à deux que seule.

 

  1. Fixez vos limites

Parce que non, même si le but est de rechercher l’harmonie, on ne vit pas dans le monde des bisounours !

Définissez, avec votre mari, ce qui est acceptable pour vous et ce qui ne l’est pas de la part de vos beaux-parents. Êtes-vous capable de passer 15 jours avec eux l’été ? Pouvez-vous supporter les petites piques de belle-maman concernant votre tenue vestimentaire, l’éducation de vos enfants ou autres, sans que personne ne se donne la peine d’intervenir ?

Connaître et fixer vos propres limites vous permettra d’éviter – autant que faire se peut – de vous retrouver dans des situations à la limite de l’acceptable selon vous.

 

  1. Optez pour une distance prudente

Personne ne vous demande de faire de votre belle-mère votre nouvelle meilleure amie (ouf). Vos beaux-parents ne sont pas nécessairement vos confidents. Afin d’épargner votre relation, vous pouvez choisir les sujets que vous ne souhaitez pas aborder avec eux, ceux sur lesquels vous ne voulez pas vous étendre… et ceux qui, vous le savez, ne vont pas faire consensus et pourraient faire des étincelles.

Il est peu probable que vous réussissiez à faire changer vos beaux-parents de manière radicale, alors autant choisir ses combats. Et pour les mener à bien, il faut rester prudent. Se rapprocher d’eux, oui, chercher à les comprendre et les connaître, double oui, les respecter, bien sûr, mais les voir tous les week-end, partager sur tous les sujets, s’étendre sur votre vie de couple, passer toutes vos vacances ensemble, peut-être pas. Se rapprocher, mais pas trop. À vous de trouver la juste mesure, tout est une question d’équilibre.

 

  1. Accordez-leur de l’importance

Vos beaux-parents sont les parents de votre cher et tendre, et les grands-parents de vos enfants. Rien que pour cela, ils méritent une place d’exception dans votre vie. Car ils sont importants pour votre équilibre familial, et ils doivent le sentir. Comme n’importe qui, ils ont besoin de se sentir aimés… et ce d’autant plus qu’ils font partie de votre famille rapprochée. Parlez d’eux à vos enfants, parlez à vos beaux-parents de leurs petits-enfants, envoyez des textos quelques fois, pensez à faire faire à vos kids des dessins à leur attention, proposez-leur une fois de temps en temps de passer déjeuner chez vous avant une balade avec leurs petits-enfants, par exemple. Montrez à vos beaux-parents qu’ils ont une place qui leur est propre dans votre famille, et que vous en avez conscience.

 

  1. Ajustez vos propres attentes

Nous avons tous rêvé d’une belle-mère parfaite, d’un beau-père exemplaire, avec qui tout coulerait de source. Mais comme dans la vraie vie finalement, la perfection n’est pas humaine. Si eux doivent faire des efforts, vous aussi. Ce n’est pas parce que votre beau-père n’est pas un grand-papa gâteux avec ses petits-enfants qu’il ne les aime pas. Et ça n’est pas parce que votre belle-mère ne vous fait signe que très rarement qu’elle se fiche de vous.

Ajustez aussi vos attentes vis-à-vis d’eux. Ils ont le droit d’avoir un fonctionnement et un caractère différent (du moment que le respect est mutuel, comme toujours !), ils ont le droit de ne pas vous répondre forcément comme vous l’auriez espéré. N’attendez pas de vos beaux-parents qu’ils rentrent parfaitement dans un moule préétabli issu de vos espoirs les plus fous, ce n’est ni efficace, ni lucide, ni respectueux de ce qu’ils sont ! Si votre belle-mère est mal à l’aise avec les tout-petits, attendez que votre progéniture grandisse avant de lui demander de garder vos enfants, même si ça vous aurait bien dépanné…  N’attendez rien en particulier, prenez ce qu’ils vous donnent. Cela permettra sûrement d’éviter bien des déceptions inutiles !

 

  1. Rendez-leur service et remerciez-les

Même s’ils ne sont pas toujours aimables ou compréhensifs. Même s’ils ne se proposent pas volontairement pour vous donner un coup de main. Au fond, pourquoi est-il parfois plus naturel d’aller dépanner une connaissance en galère que de se proposer pour aider votre propre belle-mère ?

Vous passez quelques jours chez vos beaux-parents ? Remerciez-les de vous accueillir, proposez de gérer tel repas ou d’aller faire les courses. C’est un signe de reconnaissance important. Sachez aussi voir les petits services qu’ils vous rendent. Merci, chère belle-mère, d’avoir jeté un œil sur numérobis quand je m’occupais de l’aîné. Merci beaucoup d’avoir fait de la betterave à midi, car vous savez que j’adore ça. C’est facile à faire, ça ne prend pas de temps, et ça fait plaisir. Comme toute vie en communauté, une cohabitation temporaire sera harmonieuse si tout le monde reconnaît les efforts de l’autre et essaie de lui rendre la vie un tout petit peu plus douce !

 

Alors hop, on fixe ses limites et on met de la distance, mais on respecte ses beaux-parents et on leur montre qu’ils sont importants et aimés à leur juste valeur. Tout ne changera pas en un coup de baguette magique, c’est pour certaines un travail de longue haleine, mais le jeu en vaut la chandelle.

Estelle de Fougerolle