5 conseils pour bien vivre le post partum

5 conseils pour bien vivre le post partum

Lever le voile sur le post partum, accompagner les femmes dans ce qu’on appelle parfois le « 4ème trimestre de grossesse », les soutenir pour qu’elles se sentent moins seules, autant de volontés de Maman Vogue. Voici quelques conseils post accouchement pour les mamans.

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Prend soin de ton corps

La grossesse est certes finie et votre corps n’abrite plus de petit être. Cependant, il est toujours et encore plus temps de prendre soin de soi. Vous allez faire face à quelques désagréments sur lesquels vous n’aurez pas de contrôle. La nature reprend ses droits et le corps sait comment finir d’évacuer la grossesse et comment se rétablir. Vous pouvez néanmoins lui donner quelques précieux coups de pouce.

Pour bien récupérer de la grossesse et de l’accouchement, il est recommandé de manger chaud et épicé. Même si votre corps  transpire (quelle que soit la saison au cours de laquelle vous accouchez), vous lui ferez du bien en lui apportant des soupes, des plats chauds revigorants.

Hydratez-vous au maximum et si possible, via des boissons chaudes.

Tenez-vous allongée autant que possible. La pesanteur est une ennemie. Dès que vous le pouvez, essayez de maintenir une position allongée, dans laquelle les organes peuvent reprendre leurs places dans les premières semaines.

Limite les visites

Un conseil tant répété et si difficile à suivre. Après une troisième grossesse et un 3ème post partum vécu à plus de 5000km de nos familles, je peux maintenant attester du bien-fondé de cette recommandation. Evidemment, vous mourrez d’envie de présenter votre bébé mais pensez avant tout à vous et à lui avant de vous lancer dans un planning intense de visites.

Dans les premiers jours/semaines post accouchement, on vit à deux rythmes : celui du bébé et celui de la maman. Les visites sont complexes à organiser et tombent souvent au mauvais moment : quand vous voudriez pouvoir vous concentrer sur le repas de votre bébé, quand il dort et que le visiteur est déçu de ne pas pouvoir le voir ou que vous souhaiteriez maintenir le silence pour qu’il finisse sa sieste tranquillement, quand le bébé décharge et que vous n’arrivez pas à suivre une conversation, quand vous voudriez simplement dormir,…Les visites et les câlins au bébé (qui partent d’une bonne intention) sont malheureusement aussi des risques de microbes et autres virus encore dangereux pour un si petit organisme.

Par ailleurs, pour recevoir un visiteur, on a tendance à vouloir se montrer sous un beau jour. Les mamans peuvent se mettre une pression inutile pour s’habiller correctement, pour essayer de camoufler les traces de fatigues et cacher le ventre disgracieux qui n’est pas encore parti. C’est beaucoup d’énergie dépensée.

Enfin, limiter les visites c’est aussi éviter les jugements et les conseils non bienvenus.

Privilégiez les visites aidantes de personnes qui vous sont intimes. Pour bien faire et comme cela est recommandé dans certaines cultures, vous devriez même pouvoir être entourée d’un contingent de petites mains qui s’occupent de votre maison et de vos repas pendant que vous pouponnez et prenez soin de vous. Si ce modèle est difficile à appliquer, essayez de recevoir des personnes de votre cercle étroit qui peuvent vous laver du linge, vous préparer de la nourriture ou recueillir vos confidences sans jugement.

Les autres auront tout le loisir de rencontrer le bébé lorsque vous aurez vous-même appris à le connaître et à vous connaître en tant que mère et lorsque vous vous serez tous les deux retapés.

Vis à trois

On n’aura probablement pas manqué de vous recommander que l’un des parents se repose lorsque l’autre nourrit le bébé au milieu de la nuit. On vous aura sûrement aussi conseillé de dormir quand vous le pouvez, y compris quand le papa peut sortir faire une balade avec votre bébé ou lorsqu’il prête ses bras pour tranquilliser le nourrisson.

Un couple parental c’est une équipe. Un papa c’est le meilleur soutien d’une maman. Pendant les premiers jours et semaines, le corps et le psychisme sont mis à rude épreuve et il est normal et commun de ressentir une grande nervosité. Il est absolument acceptable de reconnaître qu’on n’en peut plus des pleurs du bébé et qu’on a besoin d’aide. Les papas sont certes fatigués et peut-être aussi nerveux à cause de ces premiers jours de découvertes mais ils ne subissent pas la même charge hormonale que les mamans. Reposez-vous sur lui, acceptez et montrez votre vulnérabilité, faites-lui confiance et surtout laissez-lui une place, un espace. Peut-être soulagera-t-il le bébé différemment de vous, quelle chance ! Un mari c’est un allié très précieux les premiers jours, pas seulement comme une paire de bras supplémentaire mais surtout comme un soutien fort qui vous aidera à prendre du recul et à mieux vivre vos émotions, comme celui qui vous encouragera et qui vous aimera quel que soit votre état.

Une petite note à contre-courant concernant les nuits. Au 3ème bébé, nous avons eu d’autres idées, d’autres envies aussi. Et nous avons donné tous les repas de la nuit ensemble. Dans notre lit, avec une petite lumière douce, à moitié réveillés, à moitié endormis mais à 3. Deux paires de bras pour préparer un biberon ou attraper un bébé et l’installer contre votre poitrine, pour lui faire faire un rot, lui faire des câlins, le changer et le recoucher…et ça change tout ! Nous étions ensemble pour le moment où « ça pique » de sortir de son sommeil, pour profiter de la douceur d’un petit bébé tout lové, pour les pleurs inexpliqués, pour le rot qui ne vient pas, pour les petits yeux qui se referment,…Une nouvelle occasion de rire ensemble, de se tranquilliser mutuellement, de se soutenir, de profiter.  

Lâchez prise

Le post partum est une nouvelle épreuve de lâcher-prise. Avec la grossesse, vous avez appris à laisser faire la nature. Vous avez découvert le miracle de la vie qui s’éveille en vous et la beauté du corps qui sait quoi faire pour nourrir, faire grandir et faire naître au monde une petite vie. Pour celles d’entre nous qui ont besoin de contrôle sur les choses, la grossesse est une épreuve.

Le post partum est une nouvelle étape d’abandon. Abandon aux besoins de son bébé : le nourrir, le changer, le bercer ou l’apaiser sont des activités à part entière, qui ne suivent aucun planning et ne peuvent pas vraiment être organisées. Abandon aux humeurs de son bébé : la venue au monde et la rencontre avec son environnement sont des bénédictions mais aussi de grands chocs à surmonter. Pour cela, chaque bébé va décharger, pleurer, avoir besoin de tout le réconfort que sa famille pourra lui apporter. Abandon aux dernières manifestations du bouleversement qu’a connu votre corps : pertes de sang, impression de pesanteur, bouleversements hormonaux, fatigue intense, allaitement qui se met en place,…Et enfin et pas des moindres, abandon à vos propres émotions. Vous allez inévitablement pleurer et c’est normal. Vous risquez de vous sentir débordée, de douter de faire ce qu’il faut, de vous demander ce que votre bébé attend de vous, de tenter des choses avec plus ou moins de succès. Tout cela va éveiller beaucoup d’émotions pas toujours positives chez vous. Accueillez-les, ce sont des signaux normaux d’un passage, d’un tournant dans votre vie. Sachez qu’on passe toutes par là et que ça ne va aller qu’en s’améliorant. Chaque bébé est différent et chaque maman aussi. Le temps est votre meilleur allié pour apprendre à vous connaître mutuellement et à décoder ses besoins.

« T’inquiète pas, ça passe » ou « Profite-en, ça file trop vite »

Sacro-saint adage et meilleur point appui pour tous les parents ! Un enfant, c’est une suite de phases, ça grandit naturellement et très (trop) vite. Si les premiers jours/semaines/mois sont difficiles, ça ne dure pas. La grande majorité des enfants finissent pas réguler leur appétit, par faire leurs nuits, par s’endormir seuls.

Pour les journées où vous trouverez le temps long et où vous aurez l’impression que rien ne va, rappelez-vous bien que ça passe, qu’une nouvelle phase de développement s’amorcera avant que vous ayez le temps de la voir venir et que bientôt les « journées sans » ne seront plus qu’un mauvais souvenir.

Pour les journées merveilleuses, savourez-en chaque minute. Perdez-vous dans la contemplation des détails de ces tous petits êtres qui s’éveillent à la vie, guettez les premiers signes d’interaction, les sourires aux anges, les réactions aux bruits, à la lumière. Regardez pousser les cheveux, les ongles, les corps dans ces mini vêtements adorables que vous allez remiser beaucoup trop tôt. Croyez-nous quand on vous dit qu’en un rien de temps, votre bébé soufflera sa première bougie et que vous aurez à peine le temps de le réaliser qu’il rentrera à l’école. Vivez à 300% le moment présent et régalez-vous de celui ou celle qui vous est confié.

 

Photo @JoshWithers

Paola Marceau

Working mum de 2, la maternité est pour elle un sujet intarissable d'échanges et de questionnements et une aventure galvanisante au quotidien.

Elle partage avec joie son vécu, ses interrogations et ses petits tips !