ZOOM sur 5 mompreneurs à rencontrer illico !

ZOOM sur 5 mompreneurs à rencontrer illico !

Elles sont mamans, femmes, épouses, et elles ont décidé de monter leur boîte ! Un quotidien souvent à mille à l’heure, une organisation militaire (enfin presque ?!), des projets dans tous les sens, ces « mompreneurs » nous inspirent !
On vous parle de Bérengère (Eve & Rose), de Marie (Ma Petite Chaise), de Ségolène (Faire-part Elégant), de Philippine (Les Ouvreuses), et de Sibylle (Sibylle.Paris)

Bérengère, fondatrice d’Eve & Rose

« Après avoir travaillé quelques années dans une société de gestion à Paris, j’ai tout quitté pour suivre mon mari australien. Nous avons eu la chance de voyager pendant presque un an avant de nous installer à Londres. A l’époque, alors que l’envie d’un bébé se faisait de plus en plus forte, j’ai décidé de me lancer dans l’entreprenariat. L’année 2016 a été un vrai changement de vie à fois sur le plan personnel et professionnel car la naissance de ma Charlotte a coïncidé avec le lancement d’Eve & Rose.  Etant enceinte au bon moment, j’ai eu la chance de pouvoir tester et approuver tous les soins pendant leur développement ! J’attend mon deuxième enfant pour début janvier. Si Charlotte est née à Paris, ce bébé verra sans doute le jour en Australie !

  • Quels sont les avantages et les défauts d’être à son compte selon toi ?

Les avantages sont nombreux. Pour n’en citer que trois : je fais le métier qui me plaît, je rencontre des gens passionnants et je peux moduler mon emploi du temps en fonction de ma vie de famille.
Le prix à payer ? Le sentiment que tout repose sur mes épaules.

  • Une règle d’or ?

Essayer, se tromper, recommencer, s’améliorer… Un cercle sans fin !

  • une maman entrepreneuse, une histoire de famille ?

Même si mon mari n’intervient pas dans Eve & Rose, il est ultra présent et impliqué dans notre vie de famille. Lorsque je suis sur-chargée par le travail, je sais que je peux compter sur lui pour prendre le relai et gérer sur le plan familial, ce qui me déculpabilise et me permet de rester concentrée.

  • La plus grande qualité que tu as, qui te semble essentielle pour être une “mompreneur” ?

Un mari brillant et conciliant 😉 le secret de la réussite !

Découvrir le site de Bérangère

berengere eve & rose - maman vogue

Marie, fondatrice de Ma petite chaise

Originaire de Lille, je suis maman de trois jeunes enfants. J’ai fait des études de commerces à Angers puis, j’ai débuté ma carrière professionnelle à Paris chez Bouygues Telecom en marketing où je suis restée presque 10 ans.

A la naissance de mon deuxième enfant, j’ai eu envie de sortir de mon cadre parisien et j’avais dans un coin de ma tête un désir de création d’entreprise que j’ai mûri petit à petit … En 2013, nous avons décidé avec mon mari de nous installer à Nantes. C’était pour moi le moment idéal pour me lancer et concrétiser mon projet de création.

  • comment avoir eu l’idée de monter ta boite ? Comment t’es tu débrouillée concrètement ? 

Nous vivions à Paris avec de jeunes enfants dans un petit appartement. Je cherchais de jolies chaises pour mes enfants qui puissent servir au quotidien pour dessiner ou manger et qui puissent se ranger facilement. J’ai eu du mal à trouver des chaises qui correspondaient à mon besoin et c’est ce qui m’a donné l’idée de créer un site spécialiste dans les chaises metteur en scène pour enfant.

Aujourd’hui, beaucoup de nos chaises sont offertes en cadeau et elles sont très appréciées. En effet, il s’agit d’un cadeau utile, durable et surtout original car avec toutes les possibilités de personnalisations proposées, il est forcément unique !  J’ai tenu à apporter une attention particulière à la finition (bois de hêtre, fabrication locale et un emballage soigné).

Avant d’ouvrir le site en janvier 2015, j’ai passé beaucoup de temps à trouver les bons fournisseurs, à développer le site, valider le business plan. Cette préparation a duré presque deux ans, c’était bien plus long que ce que j’avais imaginé !

  • Quels sont les avantages et les défauts d’être à son compte selon toi ? 

Ce n’est pas tous les jours facile mais je ne regrette absolument rien !

Ce que j’aime : le sentiment de liberté et pas une seule journée ne se ressemble… je ne m’ennuie jamais et les journées passent à toute vitesse. Nous sommes maintenant une petite équipe et l’ambiance est dynamique et pleine de créativité !

Le plus difficile dans l’aventure : les débuts ! La recherche de fournisseurs a été parcours du combattant car je souhaitais à tout prix une production française ou européenne avec une attention particulière sur la qualité du produit. Il m’a fallu passer beaucoup de temps pour convaincre un partenaire de créer une ligne de production pour fabriquer des chaises de metteur en scène. Il y a eu une centaine d’allers-retours avant d’arriver à un produit abouti. Je suis passée par des phases de découragements… Mais aujourd’hui, je suis très fière de mes chaises et 80% de ma gamme est fabriquée en France.

  • une maman entrepreneuse, une histoire de famille ?

Etre entouré de proches qui nous soutiennent, c’est essentiel! Tout d’abord, mon mari me soutient dans l’aventure depuis le début  Nous discutons beaucoup des problèmes du quotidien ou des évolutions de Ma Petite Chaise. Il m’aide et me conforte à prendre les bonnes décisions. Je me suis appuyée également sur tout mon réseau : famille (frères, cousins, oncles…) et amis pour développer mes produits.  J’ai également eu beaucoup de soutien de ma belle-famille qui m’a aidé à gérer des galères logistiques !

A Nantes, nous nous retrouvons tous les mois avec d’autres mumpreneurs pour échanger. Je partage aussi des locaux depuis 2 ans avec Lililotte (une marque de vêtements pour enfants) et nous échangeons au quotidien sur nos problématiques. Je me sens moins seule dans mon aventure !

  • La plus grande qualité que tu as, qui te semble essentielle pour être une “mompreneur” ? 

C’est d’être multi-tâches : il faut vraiment être capable de toucher à tout. Dans la journée, on jongle d’un métier à un autre en permanence (création, communication, gestion, clients, fabrication).

Découvrir le site de Marie

Photo MA PETITE CHAISE-28

Ségolène, fondatrice de Faire-part Elégant

Au départ, il s’agit de répondre à une question : « quelle est ma voie professionnelle ? ». J’étais à l’époque jeune journaliste, au parcours tout tracé. Je me posais cette question quasiment tous les matins en arrivant dans la rédaction où je travaillais ! Visiblement, un truc clochait et cela devenait de plus en plus évident… Oui, mais voilà, une reconversion professionnelle ne se décide pas comme ça et on ne part pas de son travail sur un coup de tête. Je me disais sans arrêt : « Tu partiras du journal le jour où tu auras une idée ».
Des idées, tout le monde en a tout le temps. Mais il me fallait UNE idée ! Et c’est finalement ma vie de famille qui me la servit sur un plateau : la naissance de mon fils aîné. J’ai fouillé partout pour trouver un joli faire-part en vain… rien ne me convenait ! « Eh ben voilà, tu l’as ton idée ! »

Ma vie perso & familiale est encore plus riche puisque nous venons d’avoir notre cinquième enfant : une fille après quatre garçons… je vous laisse imaginer notre joie !

  • comment avoir eu l’idée de monter ta boite ? Comment t’es tu débrouillée concrètement ? 

Je me suis donc lancée dans la grande aventure entrepreunariale avec fougue, rigueur et conviction ! J’étais convaincu par l’immense potentiel de Faire-part Elégant. Il me fallait donc mettre tout en œuvre pour que ce soit une belle réussite. Mon salon s’est transformé du jour au lendemain en bureau géant ! J’avais des idées pleins la tête mais il me fallait organiser tout ça… Après plusieurs semaines d’études, de prises de conseils auprès de personnes qualifiées, de longues heures de travail et de reflexion, le site internet de FPE a vu le jour. J’étais fière, et heureuse surtout, de me lancer « concrêtement » !

Les premiers retours des clients viennent confirmer l’intuition de base et conforter les trois piliers du site : l’innovation, la personnalisation et la création. L’aventure Faire-part Elégant était donc lancée !

  • Quels sont les avantages et les défauts d’être à son compte selon toi ?

A mon sens, le premier avantage est de développer “son projet”. On se lève le matin avec hâte car on fourmille d’idées toutes plus excitantes les unes que les autres. Et on se demande si la journée suffira à les mettre en oeuvre. Et ca, c’est génial! Et puis, le gros avantages aussi est pour la vie de famille. On s’occupe de ses enfants plus sereinement car on gère son emploi du temps. On peut donc adapter sa vie professionnelle à sa vie de famille.

Quant aux défauts d’être à son compte, celui qui me vient tout de suite à l’esprit est…les vacances ! Effectivement, j’ai peu pris de vacances ces dernières années, très très peu… On est toujours en mode « veille » ! Mais bon, ca fait parti du jeu !

La plus grande qualité que tu as, qui te semble essentielle pour être une “mompreneur” ? 

Sans doute le dynamisme ! et la volonté bien sûr ! aussi le désir d’aller toujours plus loin, de se dépasser. Pas le « carriérisme » mais le désir personnel de se surpasser pour donner le meilleur de soi et pour apprendre. Mais je dois vous avouer que ma plus grande force est la présence et les précieux conseils de mon mari…

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segolene faire part elegant

Philippine, co-fondatrice de Les Ouvreuses

Après des études de commerce, je bifurque pour me lancer en journalisme. Direction Londres pour un master et une radio où j’avais ma propre émission. Puis Rome pour une agence de presse italienne. Puis Paris pour une webTV et des magazines d’actualité politique. Je fais un petit tour dans le monde du lobbying…Et je me pose. Car entre temps, je me suis mariée et une, puis deux, puis trois et même quatre poulettes débarquent assez vite…pour notre plus grande joie évidemment. Le rythme est intense et parfois il faut savoir où sont ses priorités du moment pour avancer sereinement. C’est vrai dans tout.

  • D’où est venue l’idée de monter ta boite ? Comment t’es-tu débrouillée concrètement ? 

Les Ouvreuses c’est une évidence pour 3 copines qui se sont demandées comment elles pouvaient occuper intelligemment leurs enfants et profiter de la richesse culturelle de Paris. L’aventure a commencé en janvier 2016, et il a fallu comprendre comment fonctionnaient les institutions culturelles, les convaincre de la nécessité de notre concept.

Alors quel est-il ? C’est simple, Les Ouvreuses, c’est la promesse de réserver une activité culturelle en 3 clics, et surtout en dernière minute! En tant que première billetterie culturelle dédiée aux enfants et aux familles, nous faisons en sorte que vos sorties soient palpitantes, passionnantes, flamboyantes avec vos enfants ! De concerts, en visites guidées, en passant par des ateliers, des spectacles et des projections, vous allez (re)découvrir Paris et ses alentours.

  • Quels sont les avantages et les défauts d’être à son compte selon toi ?

L’avantage de travailler de chez soi c’est que je suis maître de mon organisation. Mais ce qui me ravie surtout c’est de voir mes filles quand elles rentrent de l’école. Je vais les chercher à la sortie des classes, le temps de goûter et qu’elles me racontent leurs journées. Ensuite j’ai de l’aide entre 16h et 18h pour continuer à travailler mais je suis physiquement présente et ça change tout.

Le gros défaut de travailler de chez soi, c’est bien évidemment d’arriver à s’arrêter le soir et le week-end. Ce qui est compliqué aussi c’est de ne pas être « tentée » (sic) de vider 4 machines et passer l’aspirateur 10 fois par jour…

  • Une règle d’or ?

Se mettre des objectifs par jour avec des plages horaires. De telle heure à telle heure, je travaille sur telle problématique. Puis je me garde une heure dans la journée pour les courses/etc. Et je dois traiter tel dossier avant telle date.

  • Une maman entrepreneuse, une histoire de famille ?

Quand on lance sa propre entreprise, on a besoin des autres, de ses proches, c’est une évidence. Dans mon cas, j’ai la chance de travailler avec deux autres associées et nous avons chacune nos tâches bien définies mais nous pouvons compter les unes sur les autres. Ce qui est déjà énorme. Bien évidemment nos maris nous sont d’une aide précieuse tant sur le plan soutien mental qu’organisationnel. Ils savent que par moment ils doivent gérer les enfants, les courses et autres joies du foyer pour que justement nous puissions nous concentrer sur notre job. Enfin, ils nous soutiennent dans nos choix et nous poussent à voir plus grand. Mais, notre aide la plus précieuse, ce sont nos enfants, « les 9 minis des Ouvreuses », nos testeurs d’activités ! Sans eux, nous n’existerions pas ! Ils ont entre 8 et 1 ans.

  • La plus grande qualité que tu as, qui te semble essentielle pour être une “mompreneur” ? 

Je suis quelqu’un d’assez calme mais j’aime le risque. Je crois foncièrement qu’on ne peut monter une société si on ne prend pas des risques. Evidemment j’aime la sécurité comme tout le monde, mais c’est le risque qui est rémunérateur. C’est la dose d’adrénaline qui permet de se dépasser.

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philippine de maigret les ouvreuses- maman vogue

Sybille, fondatrice de Sybille.paris

J’ai longtemps voulu être « professeur des écoles ». J’ai donc fait une licence de lettres modernes puis un master de sciences de l’éducation avant d’enseigner pendant quatre ans. Je me suis mariée il y a quatre ans et nous avons aujourd’hui deux enfants: Edgar qui va avoir trois ans et Zélie qui a quatorze mois.

  • D’où est venue l’idée de monter ta boite ? Comment t’es-tu débrouillée concrètement ? 

Cela est venu progressivement. Contrairement à beaucoup d’autres entrepreneurs, l’idée de « monter ma boîte » ne m’a jamais traversé l’esprit petite. En revanche, j’ai toujours eu une âme d’artiste. Plus jeune, je prenais beaucoup de plaisir à créer des choses de mes mains, à imaginer un objet (bijou, vêtement ou autre) et à lui donner vie par la suite en le réalisant concrètement. Dailleurs, dans mon métier d’enseignante, j’ai créé de nombreux outils pour mes élèves, souvent inspirés de la pédagogie Montessori, et je les réinventais à ma manière pour les proposer à mes élèves.

Et puis, quand je me suis mariée, nous cherchions un service de mariage avec mon mari. Nous voulions quelque chose d’élégant mais aussi d’un peu tendance, branché, avec de jolies couleurs et nous n’avons pas eu de réel coup de coeur sur tout ce que l’on pouvait voir dans les grandes enseignes. C’est là que m’est venue l’idée de le créer moi- même. Sans le savoir, je me lançais dans une grande aventure car j’ai passé beaucoup de temps à découvrir l’univers du décor sur porcelaine. J’ai appris à maîtriser de nombreuses techniques comme le putoisage, la pose du filet, l’application des métaux précieux, la composition des couleurs… C’est devenu très vite une réelle passion et j’ai eu à coeur d’en faire mon métier.

J’ai lancé ma marque SIBYLLE le 15 avril dernier. Sibylle propose de la porcelaine fabriquée près de Limoges et peinte entièrement à la main.

• Quels sont les avantages et les défauts d’être à son compte selon toi ?

Comme avantage majeur, je dirais bien-sûr la liberté. Moi qui suis très indépendante de caractère, j’adore me créer mon propre emploi du temps, décider moi-même des actions à mener. En fait, j’invente mon métier tous les jours et ça pour moi, ce n’est que du bonheur!

J’aime aussi beaucoup la variété qu’offre l’entreprenariat. On change de casquette dix fois par jour! Un moment, on est commerçant, l’instant suivant photographe, puis gestionnaire etc.

Je ne sais pas si la vie de mompreneur a des défauts mais il est vrai que cela pose parfois des difficultés. Et notamment celle d’être toujours bien à ce qu’on fait quand on le fait. Travaillant à la maison, il y aurait toujours des choses à faire pendant le temps voué à mon activité: une chemise à repasser, des papiers à remplir, du linge à étendre… J’essaye donc de bien cloisonner le temps de manière à conserver un certain équilibre. Je n’y arrive pas toujours mais l’idée est de garder cela en tête.

• Une règle d’or ?

Ne te compare jamais aux autres.

• une maman entrepreneuse, une histoire de famille ? 

C’est sûr que je n’aurais pas pu me lancer seule dans l’aventure. Avec mon mari, nous sommes assez complémentaires puisque je suis créative et mon mari est un bon gestionnaire. Il m’aide donc beaucoup sur le plan financier, élaboration des prix, visibilité à long terme. Il m’aide souvent pour des difficultés ou conseils ponctuels. Les grandes décisions, nous les prenons ensemble. Et puis cela n’est pas négligeable, il m’aide beaucoup dans les tâches ménagères, et s’occupe beaucoup des enfants, c’est un grand soutien au quotidien !

• La plus grande qualité que tu as, qui te semble essentielle pour être une “mompreneur” ?

La persévérance: Toujours croire en son projet, ne jamais se décourager !

Découvrir le site de Sibylle

sibylle