Vacances en Famille : si on osait dire ce qu’on veut ?

Vacances en Famille : si on osait dire ce qu’on veut ?

Noël approche, et avec lui, les traditionnelles vacances et leur casse-tête d’organisation.

Les enfants rêvent de cousinades, Cher-et-Tendre de montagnes enneigées avec sa famille et moi de mer et de solitude. Et là, il y a comme qui dirait un « hic » !

Quant à nos familles, elles seraient prêtes à nous faire traverser 3 fois la France en long, en large et en travers ! Chacune veut que l’on passe le réveillon de Noël ensemble, sauf que ce n’est pas possible. On n’a pas encore le don d’ubiquité… Du coup, bonjour la culpabilité ! Ces deux semaines se transforment en général en marathon d’obligations dans lequel personne ne prend de plaisir.

Cette année, je n’ai pas envie de ça. Pas envie de bouffe à profusion, du cousin Thierry torché à 18h et de Mamie Jeanne qui tire la tronche. Pas envie de passer plus de jours en voiture pour satisfaire tout le monde que de jours au calme. Pas envie non plus de me geler les fesses en plein courant d’air, dans une robe de soirée, en faisant « turlututu » face à des gens qui me gonflent copieusement.

Non, cette année, j’ai juste envie d’une fête simple, sans prise de tête, avec la famille proche. Pourtant, la politesse, la bienséance, et l’esprit de famille voudraient que je me conforme au schéma qui semble la tradition chez nous : on fait plaisir à tout le monde en un temps record, on sourit aux remarques acerbes et on se gave même quand on ne peut plus rien avaler. « Tu pourrais faire un effort pour manger, quand même, c’est les fêtes !  »

Mais comment oser dire qu’on ne veut pas de ça, sans engendrer ni conflit ni vexation ?

Pourtant, il faudra bien y arriver, car tout garder pour soi et faire ces concessions n’est pas bon, encore moins en période de fêtes.

Quelques idées pour y arriver :

  • Le fifty/fifty : Pas question de faire 3000km en 15 jours pour faire le tour d’une famille, qui elle ne bouge jamais ! Alors à partir de cette année, ce sera chacun son tour. Une année chez les uns, l’année suivante chez les autres. Ça limite les trajets et ça permet de se poser un peu ! En plus, une fois que cette technique est installée, terminé la pression incessante, dès le mois d’août, pour savoir chez qui on sera, à quelles dates, jusqu’à quand…

 

  • Le parler-vrai : Marre de ce beau-frère qui se la pète à chaque dîner de famille et qui vous ferait presque passer pour une ratée « c’est quoi ton p’tit job déjà » ? Ou des critiques incessantes de Belle-Maman sur votre coupe de cheveux, l’éducation des enfants, et votre façon de gérer le couple ? Hé bien, on peut aussi dire « stop » ! Gentiment mais fermement. On n’a signé nulle part pour se faire humilier par qui que ce soit, surtout pas par sa famille ! Pas la méthode la plus diplomate, je vous l’accorde. Mais, mon dieu, que ça fait du bien ! Et au final, personne ne vous en voudra, bien au contraire…sauf peut-être le principal concerné.
  • Courage, fuyons ! : Et si on s’échappait cette année ? Bye-bye la family, nous on se sauve ! On se fait un réveillon-cooconing entre nous : Papa, Maman, Tic et Tac. Juste tous les quatre pour se retrouver et profiter pleinement. Et c’est vraiment ce dont j’ai envie !

Cette année, ce sera notre choix. L’annonce a fait grimacer les deux familles, mais peu importe ! Nous, au moins, on a osé !