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Tout ce que vous devez savoir sur l’angoisse de séparation, par Véronique Lemoine

Tout ce que vous devez savoir sur l’angoisse de séparation, par Véronique Lemoine

Chères mamans vogue,

Nous connaissons tous cette loi universelle et incontournable, loi de croissance et de vie : «  tu quitteras ton père et ta mère pour devenir qui tu es ».
Une de nos tâches, à nous, parents, est donc de préparer nos enfants à cette nécessaire séparation qui ne diminuera nullement les liens d’amour qui nous unissent à eux, mais qui les transformera et les renforcera et leur permettra de vivre heureux !

Quand on parle de séparation, presque toujours s’y associe le souvenir ou la crainte d’une souffrance. C’est sans doute, pour beaucoup d’entre nous, ce que nous vivons personnellement et ce que vivent, encore davantage, nos enfants.

Le petit enfant naît totalement dépendant de ses parents, de sa mère plus particulièrement. Il va prendre peu à peu de la distance par rapport à elle, se tourner vers son père, puis quitter père et mère pour vivre, devenir autonome et marcher sur son chemin de vie à lui. Mais il y a un temps pour tout. Le lien d’attachement est un lien vital qui doit être protégé car le petit enfant a besoin de grandir dans la confiance et la sérénité.

L’angoisse de séparation

La rupture d’un lien d’attachement, atteint chacun de nous en plein cœur : il y a perte, frustration, deuil, souffrance, puisque nous sommes des êtres de relation, faits pour la communion et non pour la rupture.

Pour un jeune enfant, qui se sent totalement dépendant de ceux qui s’en occupent, il n’est pas exagéré de dire que certaines séparations sont vécues comme un abandon ; et celui-ci est ressenti comme une menace de mort. S’il se croit abandonné, c’est donc une véritable angoisse de mort éprouvée par l’enfant ! Que va devenir, alors, le précieux lien de confiance qui le reliait à sa mère et lui permettait de grandir ?

Il arrive que certaines séparations se passent dans de mauvaises conditions : il y a des séparations dont les circonstances sont traumatisantes ; d’autres trop longues ou trop précoces compte tenu de l’âge de l’enfant. Il risque alors de rester bloqué dans son évolution affective parce que la relation de confiance qui le reliait à la personne à laquelle il était attaché est désormais cassée ou abîmée. Pour dépasser cette étape douloureuse et continuer sa croissance affective, il lui faudra l’aide de ses parents ou d’une personne extérieure.

Comment préparer sereinement l’enfant à d’éventuelles séparations ?

Attention, il n’est pas question d’éviter toutes séparations ! Ce ne serait pas une bonne préparation à la vie.
Il y a seulement un apprentissage indispensable à faire, une progression à respecter, des précautions à prendre :

  • Eviter, si possible, toute séparation de 2 jours ou davantage avant l’âge de 7/8 mois : plus on est petit et plus le temps paraît très très long.
  • Se séparer graduellement au fur et à mesure que l’enfant grandit : on va le confier 1 journée chez quelqu’un qu’il connaît bien, puis 2 jours, puis de plus en plus.
  • Toujours expliquer à l’enfant, quelque soit son âge, ce qui va se passer : « nous allons partir tant de jours et tu vas aller chez untel avec untel et pendant ce temps là, nous allons aller à tel endroit et nous allons revenir dans tant de dodos. Pendant que nous serons là-bas et toi chez untel, nous allons continuer à t’aimer toujours pareil et tu peux être en sécurité avec untel qui va bien s’occuper de toi. Tout va bien se passer ».
  • Ne jamais partir quand l’enfant dort, même si on l’a prévenu à l’avance car plus l’enfant est petit et moins il a la notion du temps qui s’écoule.
  • Pour tout mode de garde à mettre en place, prévoir un temps d’adaptation plus long que ce que les crèches et les garderies préconisent, si c’est nécessaire.
  • Brieffer les personnes qui vont garder l’enfant, pour qu’elles fassent écho à ce que vous lui avez dit : « papa et maman vont bientôt revenir; même si tu ne les vois pas, ils continuent de t’aimer et même si tu as le droit d’être triste, la vie continue et tout va bien se passer ».
  • Ne jamais laisser son enfant chez une personne et dans un lieu inconnu ou peu connu.

Quels sont les signes d’une Angoisse de Séparation ?

  • Bien-sûr et en tout premier lieu, tous les pleurs, cris et hurlements à la séparation surtout s’ils durent après le départ des parents et si cela se fait sur une longue période;
  • Tous les troubles de sommeil que ce soit à l’endormissement, la nuit ou au petit matin;
  • Tous les troubles alimentaires de la petite enfance sauf pour raison d’allergie ou d’intolérance ou autre raison médicale;
  • Les troubles psychosomatiques tels que l’eczéma, l’asthme mais aussi les otites, angines, bronchiolites à répétition, les maux de vente ou migraines, surtout quand c’est le matin avant de partir à la crèche, chez l’assistante maternelle ou à la garderie et plus tard à l’école ou à la fin de week-end, de vacances….
  • Incapacité à passer quelques jours en dehors de la maison et même d’aller dormir une nuit chez un ami pour les plus grands;
  • Des enfants qui font des colères très fréquentes et très importantes;
  • Un comportement hyper-actif, de la nervosité, des réactions caractérielles;
  • Des enfants qui ne veulent jamais rien faire tout seul ou à l’opposé qui refusent systématiquement d’être aidés.

Ce qui est essentiel, c’est que vos enfants puissent toujours avoir confiance en vous, en votre amour indéfectible, même s’il n’est pas parfait !
Si cette confiance a été ébranlée, parfois détruite par un événement douloureux mal interprété par l’enfant, trop jeune pour comprendre, il est généralement possible soi-même ou avec l’aide d’un professionnel, de rétablir cette relation de confiance pour les aider à reprendre un chemin de vie et de bonheur.

 

Véronique Lemoine
Psychologue, psychothérapeute

© Annaclick

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