Témoignage – Mon enfant est métisse

Témoignage – Mon enfant est métisse

Si Pascaline (9 ans) est née à la Pitié Salpêtrière dans le 13ème arrondissement, cette petite parisienne dont la maman est Française a aussi du sang africain. En effet, son papa est ivoirien et sa grand-mère togolaise. Des origines dont elle est très fière et qui lui donnent cette couleur café au lait et font d’elle une petite métisse.

Marie-Eve, sa maman nous raconte comment le fait d’avoir la peau d’une couleur différente de celle de son enfant ne change rien à l’amour maternel.

Quels sont vos points communs et vos différences à toutes les deux ?

Pascaline est drôle, donc on peut dire que l’humour est notre point commun. Il paraît qu’en grandissant, elle me ressemble de plus en plus. A la naissance, c’était le portrait craché de son papa. Souvent, on me disait que mon petit garçon était joli… Aujourd’hui avec ses cheveux, aucun risque ! D’ailleurs, voici une différence : nos cheveux !!! Elle a de jolis cheveux bouclés, mais tellement difficile à coiffer. Nous sommes très complices et faisons de nombreuses choses ensemble, notamment des visites au zoo et des balades, main dans la main.

Sa double origine est-elle une fierté ?

Oui, car elle n’est pas comme les autres. Elle aime cette particularité. Elle va présenter un masque dans sa classe, qui vient de Côte d’Ivoire parce que c’est important pour elle. Elle trouve que comme ces deux pays sont différents, c’est une force pour elle d’avoir les deux origines, voire les trois.

Comment concilier les deux cultures ?

Pascaline et moi mangeons français, à la maison, et aussi des plats africains, même si je ne les cuisine pas. Avec son papa, elle mange principalement africain : mafé, poisson avec attiéké et bananes plantain. A la maison, j’ai beaucoup de tissus africains, de statues, et de masques, donc Pascaline concilie ses cultures, entourée d’objets. Son papa lui rapporte des robes d’Afrique.

Ses grands-parents (des 2 côtés) sont-ils gênés d’avoir une petite fille qui n’est pas de leur couleur ?

Pas du tout. Pour ma mère, c’est une joie. Et pour sa « mémé », c’est une fierté.

Comment ça se passe à l’école ? Que disent ses amies quand elles réalisent que sa maman n’a pas la même couleur ?

A l’école, elle a de nombreux amis métisses, comme elle, donc cela ne pose pas de problème. Au contraire, ils se parlent de leur pays respectif. D’autant que cette année, dans leur classe ils étudient les pays dans un « tour du monde ». En revanche, il nous est arrivé plusieurs fois d’avoir des questions comme celle de savoir si Pascaline est adoptée. Nous répondons, sans problème et plutôt avec humour…

D’autres choses à rajouter ?

Pascaline aimerait parler le mina, la langue de sa grand-mère paternelle. Elle est heureuse d’avoir des cousins métisses (la femme de mon frère est afghane) et une cousine franco-française, comme ça il y a des différences dans la famille et c’est enrichissant. Nous mangeons des plats divers et entendons une autre langue que la notre (farsi, le perse).

Perrine de Robien

Rédactrice web, maman de 4 enfants et épouse d'un mari kaki !

Après avoir été professeur des écoles, elle a repris des études de journalisme pour pouvoir faire ce qu'elle aime par dessus tout : écrire et si possible vous faire sourire.

Ses sujets de prédilection ? L'éducation et l'organisation.

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