Témoignage « Quand le corps médical m’a privé de ce moment si intime.. »

Témoignage « Quand le corps médical m’a privé de ce moment si intime.. »

J’ai 24 ans, je suis avec un homme de 42 ans qui a déjà un garçon de 11 ans. Nous avons eu notre premier enfant commun né le 15 septembre 2018. C’est une première grossesse pour moi, qui s’est bien passé malgré des gros maux de dos. Bébé est arrivé 3 semaines avant le terme.

Nous sommes allés à la maternité car j’avais des contractions régulières depuis 6h. Nous y sommes restés de 15h à 20h, la première sage-femme nous a dit que ce serait aujourd’hui que nous rencontrions notre bébé. Au moment du changement d’équipe, LE nouveau sage-femme nous a renvoyé à la maison en disant que c’était du faux travail et qu’il pouvait m’injecter un produit pour stopper les contractions (ce que j’ai refusé). A 22h30, j’ai perdu les eaux, chez moi.

Nous sommes arrivés en salle de naissance à 23h10, en décidant que je ne voulais pas la péridurale tant que je tenais le coup. Je l’ai demandée à 2h du matin. Bébé est arrivé à 7h54, dans une ambiance douce, sans douleur, avec beaucoup de facilité. Je n’ai pas souffert, j’ai vécu l’accouchement parfait. Mais une fois montés en chambre, les auxiliaires de puer ont été très peu compréhensives et c’était elles qui menaient mon allaitement.

Elles me touchaient sans même demander la permission, me « pinçaient », mettaient de l’eau sur le visage de mon bébé pour qu’il tète car il s’endormait. Cela a été très dur car j’avais l’impression de ne pas être comprise par elles. Qu’elles « violaient » mon intimité et me gâchaient mes premiers moments avec mon fils.

J’ai beaucoup pleuré ces 3 jours. Ce n’est qu’une fois rentré à la maison que cela a été beaucoup mieux. Même si au début j’avais peur de ne pas être à la hauteur, peur de le baigner, peur qu’il ne mange pas assez étant donné la pression qu’elles nous mettent pour qu’il prenne du poids quand on allaite…

Il faut faire à l’instinct, comme on le sent. Ne pas avoir peur de « rater » ou de mal faire. Nous sommes des mamans, nous ferons toujours le meilleur pour nos bébés. Je sais que pour mon prochain enfant, je ne laisserai plus le personnel s’introduire dans mon intimité comme cela a été le cas. Je ferais comme j’ai envie de faire, et tant pis si elles ne sont pas d’accord. Parce qu’au final, bébé ressent notre malaise.

Anonyme

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