Témoignage : je n’ai pas eu d’épisiotomie grâce à Epi-no

Témoignage : je n’ai pas eu d’épisiotomie grâce à Epi-no

Maman de deux enfants, respectivement âgés de deux ans et de deux mois, j’ai découvert Epi-no grâce à mon gynécologue lors de ma première grossesse.

Pourquoi ce témoignage ?

Convaincue par les arguments de mon gynécologue me présentant cette méthode, effrayée à l’idée de subir une épisiotomie après avoir entendu les plaintes douloureuses de plusieurs amies, et n’ayant pas, moi-même, subi d’épisiotomie lors de mes deux accouchements malgré leur périmètre crânien important (37 pour l’aîné et 36 pour le cadet), il m’est apparu nécessaire de dévoiler les contours de cette méthode afin que les futures mamans soient aussi convaincues et mettent tout en œuvre pour éviter des souffrances inutiles après leur accouchement.

En France, il semblerait que trop peu de gynécologues préconisent cette méthode soit parce qu’ils ne la connaissent pas, soit parce qu’ils la connaissent mal.

La découverte d’Epi-no

Lors de ma première visite chez le gynécologue pour le suivi de ma grossesse, ce dernier m’a demandé si j’avais connaissance de ce qu’est une épisiotomie et si je souhaitais l’éviter.

L’épisiotomie ou « épisio » constitue une des grandes craintes de futures mamans. Il s’agit d’une incision du périnée pratiquée au moment de l’accouchement par le médecin pour faciliter le passage du bébé et souvent pour éviter une déchirure.

Il semblerait qu’au moment de l’accouchement, la maman (souvent sous péridurale) ne sente rien, mais les douleurs apparaissent après l’accouchement.

Pourquoi souffrir inutilement alors même qu’une méthode simple et efficace existe ?

Mon médecin m’explique donc que cette méthode provient d’Afrique (et plus précisément de tribus ougandaises) où les femmes utilisent, depuis des décennies, des calebasses (petites courges) pour éviter une déchirure ou une incision de leur périnée lors de l’accouchement.

C’est au début des années 70 qu’un gynécologue allemand, découvre cette étonnante pratique dans un hôpital ougandais.
Selon lui, le massage du périnée est un moyen de prévention des épisiotomies mais souvent insuffisant. Il décide alors d’importer cette méthode surprenante en Europe et de la diffuser.

Epi-no était donc né ! Il s’agit d’un petit ballon en caoutchouc relié par un petit tuyau à un manomètre en vue d’assouplir le périnée et les fibres musculaires avant la naissance de bébé.

Les calebasses africaines sont devenues ce petit appareil très pratique :

Epi-no, pendant ma grossesse

Mon gynécologue m’a donc prescrit et fournit le petit appareil Epi-no.

Le prix du petit ballon est de 130€ environ (remboursé à concurrence de 23€ environ par la sécurité sociale et, le surplus, est généralement pris en charge, par votre mutuelle en fonction des garanties de votre contrat).

J’ai donc commencé, accompagnée de mon kiné, les exercices :

–  à trois mois lors de ma première grossesse,

–  et à partir du septième mois à compter de la deuxième.

Il n’est, en revanche, pas nécessaire de continuer les exercices pour les grossesses suivantes.

Trois fois par semaine, deux exercices sont à effectuer en s’allongeant sur un lit. Il  convient d’introduire le petit ballon (non gonflé et préalablement protégé par un préservatif par mesure d’hygiène) dans le vagin :

le premier exercice consiste à muscler son périnée : gonfler avec trois pressions le petit ballon et contracter le périnée pendant cinq secondes puis le relâcher. Ce premier exercice dure dix minutes. L’aiguille du manomètre bouge et permet de contrôler l’efficacité de notre travail ;

le second exercice consiste à assouplir le périnée : gonfler grâce au manomètre le ballon et le sortir une fois gonflé. Ce second exercice est à recommencer cinq fois consécutivement.

Ce sont des exercices progressifs qui après plusieurs semaines permettent de sortir un ballon de plus en plus gros pour atteindre quelques jours avant la naissance un diamètre de 10 cm, équivalent au périmètre crânien de son bébé.

Un suivi régulier chez mon kiné était nécessaire et mon gynécologue suivait l’avancé des exercices de près.

Après avoir atteint 10 cm de diamètre peu de temps avant mon accouchement, j’avais l’impression d’avoir déjà accouché, ce qui m’a totalement  « déstressée » avant la naissance !

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Epi-no, après l’accouchement

Quelques semaines après l’accouchement et après la visite post-accouchement chez le gynécologue, il est primordial de s’occuper de la rééducation de son périnée pour éviter de potentiels problèmes d’incontinence et/ou de descente d’organes.

Le gynécologue prescrit donc des séances avec un kiné, mais il est également possible de travailler de chez soi avec le petit appareil Epi-no pour muscler son périnée de la même manière que le premier exercice ci-dessus décrit. Il s’agit d’exercices complémentaires.

Epi-no est une méthode simple et efficace à condition d’être assidue chaque semaine ! Un accompagnement par un médecin ou un kiné est toutefois incontournable. A noter, bien qu’assidues à cette méthode durant leur grossesse, certaines mamans pourraient, toutefois, avoir une épisiotomie ou une petite déchirure lors de leur accouchement : il ne s’agit pas d’une méthode miracle mais de prévention qui a, selon mon médecin, largement fait ses preuves !

Pour plus d’informations sur Epi-no :

Le site Epi-no

Vidéo La maison des Maternelles au cours de laquelle le Dr Mellerio explique très clairement les bienfaits de cette méthode et dans laquelle nous comprenons les douleurs ressenties par des mamans ayant subi une épisio lors de leur accouchement : https://www.youtube.com/watch?v=snSXIPHZhlU

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