Témoignage – Bébé opéré du cœur à 8 jours : angoisse, confiance espoir ou comment des parents traversent « les montagnes russes émotionnelles »

Témoignage – Bébé opéré du cœur à 8 jours : angoisse, confiance espoir ou comment des parents traversent « les montagnes russes émotionnelles »

A huit jours seulement, un petit bébé se fait opérer du cœur… Ses parents nous livrent un témoignage émouvant, teinté d’une grande humilité et d’une infinie reconnaissance.

Dame Nature est bien faite…. C’est en tout cas ce qu’ont dû se dire ces parents-là lorsque leur bébé de 8 jours a été hospitalisé d’urgence après que sa mère l’a trouvé « bizarre » pendant quelques heures.   « Je reconnais que l’instinct maternel est étonnant, témoigne la maman. Sur le moment, je ne savais pas trop comment l’expliquer, mais je voyais bien que quelque chose ne tournait pas rond, sans savoir dire quoi exactement. Mon mari m’a fait entièrement confiance, je suis partie aux urgences, et effectivement il y avait un problème… »

Car Dame Nature est parfois dure, aussi… A l’hôpital, ce petit bébé tout juste âgé d’une semaine passe de service en service tout au long de la nuit, pour finir au petit matin en réanimation, avec un diagnostic de malformation cardiaque. L’inquiétude des médecins, l’atmosphère lourde de l’hôpital et surtout… le cœur ! « Le cœur est le centre du corps, réalise alors le père de ce minuscule petit bout d’homme, s’il ne fonctionne pas, rien ne peut fonctionner ? »  Et là, ce sont les montagnes russes émotionnelles.  « L’angoisse qui commence, l’inquiétude qui nous ronge, l’espoir qui persiste bien sûr. A ce moment-là, on est obligé de se laisser porter, de faire confiance dans le corps médical, et surtout, surtout, de tenir le coup… ».

Catholiques pratiquants, les parents de ce bébé-guerrier, comme sa maman l’appelle, avaient baptisé leur enfant l’après-midi même, avec leurs familles. « Dans la foulée de ce baptême et devant l’urgence vitale, nous l’avons tout de suite fait confirmer par notre curé, que nous ne remercierons jamais assez d’avoir été disponible un dimanche soir tard, à l’hôpital. C’était vraiment important pour nous, à un moment où nous envisagions qu’il puisse mourir, que notre enfant ait reçu les sacrements, qu’il soit prêt et armé. Sans nous enlever notre angoisse, cela nous a apaisé de le savoir rempli des sacrements ». Toute la famille bénéficie, pendant cette semaine de tension à son paroxysme, de ce que les réseaux sociaux offrent de plus intéressant dans la sphère du numérique : un soutien spirituel sans faille. Des chaînes de prières sont lancées et des quatre coins du monde, on prie pour eux. Et le bénéfice s’en fait ressentir. « On ne mesure pas la chance que nous avons eue d’être portés ainsi par la prière, admet le papa, qui non sans humour et maintenant que tout va bien, dit même avoir le sentiment d’avoir « escroqué les gens qui ont de vrais problèmes ». Mais celle qui aura sans le savoir la palme du soutien inconditionnel, c’est leur fille aînée âgée de deux ans. « On ne saura jamais exactement comment elle a vécu cette semaine d’inquiétude, même si on continue encore aujourd’hui de lui expliquer, mais heureusement qu’elle était là pour nous maintenir dans la vie », reconnaît sa maman.

Après 2 nuits à l’hôpital, un transfert en hélicoptère, une opération du cœur et quelques jours de rémission, voilà ce petit bébé encore si fragile reparti dans la Vie. « Comme une seconde naissance », disent ses parents à l’unisson. Six mois après son opération, ce champion malgré lui est « le bébé rêvé ». Il dort bien, mange bien, sourit à qui le veut, « un agneau de Dieu ». Reste qu’il faut faire confiance à la vie pour la suite des choses. « Heureusement nous sommes complémentaires », témoignent ses parents. Et cette complémentarité qui les a portés pendant la semaine de l’enfer, ils la vivent aujourd’hui au quotidien. Lui est ultra-optimiste et semble ne pas imaginer de complications dans la vie de son enfant, quand elle, plus angoissée, n’oublie pas qu’il a « au-dessus de sa tête une épée Damoclès. Qu’on le veuille ou non, il a une malformation qui a été soignée mais qui existe. Comme un handicap invisible, que la cicatrice qu’il a dans le dos nous rappelle régulièrement ».

Longue vie à ce petit bébé, et que cette fragilité qu’il porte et portera lui donne une force insoupçonnée !

Photo : ©Estelle cbd

Valentine de La Celle

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