Slow parenting : comment ralentir le rythme pour mieux profiter de sa famille ?

Slow parenting : comment ralentir le rythme pour mieux profiter de sa famille ?

« Slow parenting » : à première vue, un oxymore car dès lorsque l’on devient parents, le temps s’accélère d’autant plus mystérieusement que les enfants, eux, restent totalement imperméables au temps qui passe et surtout à l’heure qui tourne. Et si, plutôt que de penser que les enfants doivent aller vite comme nous, nous songions une minute que c’est peut-être à nous d’aller lentement avec eux ? Il n’y a là qu’un pas à franchir en 5 étapes.

  1.       Éteindre télévision, tablettes et téléphones

Scroller sur Instagram, zapper devant la télévision, regarder Netflix sur la tablette… : lorsque vous relevez le nez, vous réalisez qu’une heure est passé. Eteignons-les, regardons nos enfants et très vite une cohorte d’activités surgira de votre imagination et de la leur, à l’issue desquelles vous vous sentirez comblés d’avoir partagé avec vos enfants.  Laisser des vides dans notre vie de parents, c’est les offrir aux enfants comme autant de brèches dans lesquelles nous leur permettons de s’engouffrer pour (re)trouver papa et maman. Ils ne s’y engouffrent pas comme attendu ? Tant mieux ! Vous vous êtes retrouvé avec vous-même, ce qui nous rend plus agréable avec nous-mêmes et disponible avec ceux que l’on aime. L’astuce, chez nous, a consisté à descendre la télévision au sous-sol. Le séjour et la cuisine sont des lieux où on lit, bricole, se parle, cuisine… lorsque la télévision est allumée, c’est qu’on a choisi une activité « film » ou « dessin animé » ensemble, ce qui est radicalement différent d’une télé allumée en permanence devenue un membre à part entière de la famille, en l’occurrence celui qu’on écoute le plus. Les téléphones, quant à eux, sont en silence de 18h à 20h et nos proches le savent. En dehors de cela, nous leur avons réservé une place attitrée afin qu’ils ne traînent pas sur le canapé ou la table au même titre qu’un membre de la famille (encore une fois…)

  1.       Les activités extra-scolaires : oui mais pas trop !

Éveiller nos enfants à la musique, leur faire faire du sport, les emmener au musée, au théâtre, au cinéma, en concert et nous appliquer cette exigence aussi, c’est bien ! Tant que cela ne transforme pas les temps libres de la famille en un marathon qui nous laisse épuisés, survoltés et irritables. Alors faisons un tri, demandons aux enfants de faire des choix (c’est un acte éducatif aussi !), faisons-en nous-mêmes et ne gardons que l’essentiel. Des parents partagent parfois leur angoisse du vide : je n’ai pas d’activité à proposer aux enfants… Tant mieux ! Vous leur apprendrez ainsi à s’ennuyer et l’ennui est très fertile ! En ménageant des moments de vide, vous leur permettrez de créer et apprendre par eux-mêmes, voire ensemble ! Et peut-être de transformer le carton de la dernière livraison de courses en un fabuleux vaisseau dans lequel on emmène les doudous dans de merveilleuses aventures.

  1.       La dictature du week-end sensationnel

Qui ne connaît pas ces lundi matin au bureau où tous les collègues rivalisent de week-end fabuleux ? Et si on assumait enfin qu’un week-end à la maison avec les enfants, c’est un week-end fabuleux ? Et qu’on préfère, le vendredi soir, ne pas savoir ce qu’on va faire du weekend plutôt que de mettre la dernière main au fil rouge d’un week-end ultra organisé et minuté ? Essayons le week-end à la maison une fois par mois : pas d’invitation à accepter, rendre, de sorties extravagantes et rien de prévu. Ces week-end deviendront vite les préférés de toute la famille, votre bouffée d’oxygène. Il est bon de rappeler une vérité simple : nous avons besoin de nous reposer, et les enfants aussi !

  1.       Renoncer à la perfection et jouer !

Le ménage n’a pas été fait ce week-end, le dîner n’a pas de nom et le petit dernier mangera encore un petit pot acheté dans le commerce. L’aîné a les cheveux trop longs de 3 bons centimètres et aujourd’hui il faut vraiment tondre la pelouse…. Stop !!! La liste ne sera jamais épuisée et à force de courir après tout cela, vous passez à côté de l’essentiel : vous asseoir avec les enfants et votre bien-aimé(e) et profiter de ce que vous avez bâti de plus beau ensemble. Faites des pancakes et mangez-les tous ensemble autour de la table du salon, sortez un jeu de société. Les enfants se construisent par le jeu : jouer avec eux leur apportera bien plus qu’une parfaite coupe de cheveux et un décors Instagram. Attention, l’essor des réseaux sociaux nous fait miroiter une perfection qui n’est que pure fiction, cessez de courir après.

  1.       Etre organisé et simplifier tout ce qui peut l’être!

Le plus dur, me direz-vous, c’est que même assis, notre cerveau continue d’être affairé à beaucoup de choses! Pour devenir un slow- parenti, rien n’est plus important que d’être organisé et ainsi avoir l’esprit libre. Offrez-vous la livraison des courses à domicile, une heure de repassage par semaine…Michelle Obama elle-même raconte dans ses mémoires que la meilleure décision de sa vie de mère et d’épouse de futur président fut…d’engager un cuisinier ! Enregistrez vos listes de courses sur un appli drive, faites une série de 10 menus hebdomadaires type, passez au batch-cooking, et responsabilisez chacun.

Plutôt que de déplacer (trimbaler parfois!) nos enfants, laissons-nous déplacer par eux et mettons-les au centre: voilà la vraie recette du slow parenting qui non seulement vous fera vous sentir mieux mais qui aussi améliorera la qualité des liens au sein de la famille à long terme.

Julie Matondo

Lire aussi :

Mauvaise nouvelle pour les parents : l’adolescence commence à 10 ans et finit à 24 ans

Etre parents sans sacrifier ses rêves

©Virginie Hamon pour MAMAN VOGUE

  • Ma grossesse
    semaine après semaine

    Retrouvez chaque semaine :

    • Des infos personnalisées
    • Les conseils de nos experts
    • Un rappel des démarches
    • Nos bons plans
    Je m'inscris

    Renseignez la date prévue de votre accouchement

  • Jeux concours - Les cadeaux de Maman Vogue