Programmes scolaires : à quoi s’attendre à la rentrée ?

Programmes scolaires : à quoi s’attendre à la rentrée ?

La rentrée scolaire 2018 se fera avec des programmes scolaires non pas nouveaux mais que le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer avait promis de « remuscler ». Parmi les nouveautés, voici les principales relevées par le JDD dans un article du 24 juin :

En Français

– Dictée quotidienne
– Abandon du « prédicat », de la « verbalisation des inférences », de l' »enchaînement inter­phrastique » et retour en grâce du COD, du COI et des compléments circonstanciels
– Lecture basée sur « l’apprentissage des correspondances entre lettres et sons ».
– D’avantage de de textes longs, informatifs avec un objectif de 5 à 10 oeuvres étudié en classe par an du cp au ce2.
– En orthographe, »la référence à la réforme de l’orthographe de 1990, qui avait enflammé les esprits, est abandonnée : les instituteurs n’auront plus à se demander s’il faut écrire « oignon » ou « ognon », « nénuphar » ou « nénufar ». ».
– Mise en place de la dictée quotidienne
– En conjugaison, apprentissage de toutes les personnes pour le passé simple, « plus question de ne l’enseigner qu’à la troisième personne du singulier et du pluriel ».

En Mathématiques

– Étude des quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division) dès le CP. Selon Souâd Ayada, « Plus question de ne l’enseigner qu’à la troisième personne du singulier et du pluriel » rapporte le JDD.
– Importance accordée à « à la résolution de problèmes, aux automatismes et aux calculs ».
Utilisation de la méthode de Singapour.

Éducation civique

– Apprentissage de la Marseillaise dès le CE2
– Trois priorités : « respecter autrui », « acquérir et partager les valeurs de la République » et « construire une culture civique ».
Côté méthodologie, le CSP rappelle l’importance d’avoir « une trace de cours » : « Les élèves n’écrivent pas assez, regrette Souâd Ayada. Le cours se réduit souvent à un document collé dans le cahier. » Les programmes proposés rappellent aussi la nécessité de passer par des phases intermédiaires pour mieux accéder à l’abstraction : la manipulation, puis la verbalisation (mise en mots) ou la représentation (mise en image). Des étapes qui ont fait la réussite de Singapour, le pays qui caracole en tête des classements internationaux. Mais, en France, les profs de collège ont tendance à l’oublier…

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Perrine de Robien

Rédactrice web, maman de 4 enfants et épouse d'un mari kaki !

Après avoir été professeur des écoles, elle a repris des études de journalisme pour pouvoir faire ce qu'elle aime par dessus tout : écrire et si possible vous faire sourire.

Ses sujets de prédilection ? L'éducation et l'organisation.