Prévenir le burn-out maternel : une réelle urgence !

Prévenir le burn-out maternel : une réelle urgence !

Toutes les mères sont fatiguées. Mais toutes ne font pas de burn-out, heureusement ! Pour vous permettre d’éviter de sombrer et de vivre une maternité apaisée, harmonieuse et heureuse, je vous livre ces quelques secrets… à diffuser largement.

Le burn-out maternel, une maladie ?

Processus d’épuisement conduisant à un effondrement et à une incapacité à remplir son rôle de mère, le burn-out est un processus, non une maladie (il n’apparaît pas dans la nosographie médicale).

Il se déroule en trois temps.

1/ la femme pousse la machine à bout, s’épuise et se perd dans la maternité.
2/ elle agit comme un robot – il faut bien que la maison tourne – dans une distanciation émotionnelle.
3/ la mère se dévalorise, perd confiance en elle, renie ses accomplissements passés… et sombre.

Le Burn-Out est déclaré le jour où la mère ne peut plus faire face au quotidien. Plus de jus. Rien. Soit c’est une impossibilité à se lever, soit un malaise, soit… c’est le corps qui dit Stop. Un « vrai » burn-out est rare… heureusement !

Certains hommes trouvent qu’on en fait un peu trop : ils aiment rappeler que leurs mères avaient des vies bien plus fatigantes et difficiles, et ne faisaient pas de burn-out pour autant. D’autres femmes trouvent que la fatigue maternelle est la norme, et qu’en faire une « maladie » est démesuré. Pourtant, le Burn-Out maternel est gravissime. Il déséquilibre totalement une famille, conduit à la violence envers les enfants, et à l’hospitalisation de la mère (voire même au suicide). Mais heureusement, il est rarissime…

Qui peut être touché ?

N’importe quelle maman ! Toute mère qui en fait trop pour les autres, dans un excès de générosité. C’est la femme qui préfère s’épuiser plutôt que renoncer à son idéal de mère parfaite (donner sans compter, ne jamais s’arrêter, ne jamais recevoir, se sacrifier…), plus ou moins consciemment ! Avec un risque accru pour les mères d’un premier enfant, de jumeaux ou d’adolescents (qui vivent en même temps la crise de la quarantaine).

Quant aux mères de famille nombreuse, elles ont parfois acquis un recul, une expérience et une sagesse de vie qui leur permet de tenir bon.

A noter : les personnalités scrupuleuses, aidantes, tournées vers les autres naturellement sont plus à risque.

Le stress, terreau du burn-out

Pour la mère, le stress est comme une «seconde peau ». Les disputes, la montre qui tourne, la chute à trotinette, le passage piéton non protégé, la soupe renversée trois fois, la gastro imprévue… tout est stressant !

Elle vit donc dans un stress chronique, et le cortisol – l’une des hormones du stress qui permet d’affronter le « danger » – finit par se retourner contre elle, en lui causant des troubles physiques. Sans moments pour se relaxer, faire la pause, dé-stresser, la mère devient une candidate de choix pour le Burn-Out.

Les autres causes du burn-out

La société du 21ème siècle est également un bon terreau pour déclencher ce trouble.
Le cumul des mandats (travail pro et travail à la maison), la double contrainte (« si t’est au boulot tu es une mauvaise mère, si t’es à la maison tu es une mère au foyer barbante »), le manque d’intériorité (qui invite à se perdre dans une multitude d’activités), le rythme trépidant (si éloigné du temps long dont a besoin l’enfant), la société de consommation (trop de tout dans les rayons des supermarchés) fragilisent également la plus aguerrie des mamans.

Attention danger !

Si vous être fatiguée – voire épuisée – pas de panique, vous n’êtes pas en burn-out !
La maternité est une aventure exaltante, passionnante ET fatigante, éprouvante. Mais comme le Burn-Out s’installe sur le terreau de l’épuisement physique de la mère – cette maman qui se donne pourtant aux autres avec tant d’amour – la prudence est de mise… surtout pour les plus jeunes ! Car la femme devenue mère peut se croire invincible du fait de sa jeunesse et se lancer dans la course à la mère parfaite. Puis sombrer.

Les signes avant-coureurs

Processus insidieux, le Burn-Out s’avance masqué… mais pour vous, nous l’avons démasqué ! Fatigue, irritabilité, dérèglement émotionnel, mauvaise humeur tenace, altération du comportement, maux physiques divers, dépression, sommeil altéré ou non réparateur… sont les symptômes classiques.

Certaines remarques doivent également alerter :

« j’ai trop puisé dans mes réserves, je crois que je craque »,
« je me suis perdue dans la maternité, je ne sais plus où j’en suis »,
« je ne ressens plus aucun plaisir avec mes enfants »,
« je me fais peur, je ne me reconnais plus »
« j’ai des paroles blessantes avec les enfants, j’en ai même frappé un »,
« je me réveille fatiguée, fatiguée »,
« quand je pense à la journée qui m’attend, c’est l’Himalaya ! »,
« m’arrêter, moi, mais c’est impossible, ils ont tant besoin de moi ! »

Pas de vaccin, mais des secrets anti Burn-Out

Ces secrets, ce sont les trucs des « nanas qui s’en sortent », des façons d’être qui ne donnent aucune prise au burn-out. Ces nanas, donc, sont toutes audacieuses, déterminées, courageuses, authentiques et dans une justesse relationnelle avec leurs enfants. Kezaco ?

L’audace ? Eh bien, c’est le fait d’oser penser à soi, sans culpabiliser !

La détermination ? Choisir un équilibre travail pro/domestique épanouissant et ressourçant.

La justesse relationnelle ? C’est installer l’enfant et l’adulte à leur juste place : l’enfant à la périphérie, et le couple au centre.

L’authenticité ? Oser montrer ses limites, ses fragilités pour susciter l’aide de son conjoint.

Et le courage ? C’est briser la solitude et faire confiance à d’autres pour s’occuper de son enfant. (Issus de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel » éd. Le Rocher)

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Quelques astuces

Quelques astuces toutes efficaces (parole de mère de 6 enfants), à vous de trouver celles qui vous conviennent. Bonne pioche !

– accepter de recevoir avant même de donner !

– dire Stop et faire la Pause sans culpabiliser

– se ressourcer au long cours

– faire « grève » pour mieux répartir les tâches familiales

– établir un plan de journée

– instaurer des rituels

– respirer souvent (appui RespiRelax)

– prendre ses distances avec l’éducation bienveillante et positive

– mettre du sens dans son travail (pro ou domestique)

– savoir dire Non ou Oui, et s’y tenir !

– être au clair avec ses émotions, ses besoins

– faire 1 chose à la fois et la terminer (si possible)

– pratiquer le « one to one » avec ses enfants

– poser des limites protectrices de son intégrité

– apprendre à gérer son stress et l’évacuer au plus vite

– alléger l’agenda au maximum !

– introduire des temps de « jachère » dans l’emploi du temps

– oser faire du « Rien » pour faire advenir l’inattendu

– sortir de son isolement et se faire aider (jeune, grand-mère, psy, coach,

structure…)

– quitter la toute-puissance maternelle et solliciter son homme

– pratiquer la « copino-thérapie » (discussion entres amies)…

 

Axelle Trillard ,
auteur de « Au secours je me noie »
mariée, mère de 6 enfants, coach pour les mères, spécialisée dans le pré burn-out maternel, et journaliste.

A noter : le 6 Février prochain, à 20H, rencontre de l’Auteur à la Maison de la Famille de Courbevoie autour du livre.
Avec le témoignage d’une maman rescapée.

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