Préparer ses enfants à accueillir un petit « tardillon »

Préparer ses enfants à accueillir un petit « tardillon »

Pour celles qui n’ont encore jamais entendu ce terme, le petit « tardillon », c’est le petit dernier d’une fratrie qui arrive bien après les autre !
On parle d’un tardillon quand il y a déjà des frères et sœurs plus ou moins rapprochés et qu’un dernier vient les rejoindre 6 ans, 7 ans ou plus après la dernière naissance. Quand cela arrive dans une famille, si les enfants n’ont plus l’âge d’écouter le soir Petit ours brun va avoir un petit frère, il faut quand-même penser à bien les préparer à cette arrivée. Arrivée qui peut être accueillie avec plus ou moins d’enthousiasme…

Quand cette bonne nouvelle n’est pas si bonne aux yeux de vos enfants

Quand les enfants sont grands, voire pré-ados, ils ne se gênent pas pour donner leur avis sur la nouvelle grossesse de leur maman. Et il arrive que leurs avis ne soient pas toujours très positifs. Le manque d’enthousiasme de leurs enfants peut être très douloureux à gérer pour des parents qui, eux, se réjouissent de l’arrivée de ce nouvel enfant.

Promettez de garder votre rythme familial et de protéger l’autonomie des plus grands

En général, quand des grands trainent des pieds à l’idée d’avoir un petit frère ou sœur, c’est qu’ils ont déjà atteint une certaine autonomie et qu’ils ont peur que celle-ci soit remise en question. Aux parents donc de les rassurer. Le rythme quotidien va changer mais toute la famille ne va pas retomber en (petite) enfance. Marie et son mari ont eu une petite dernière, alors que leurs 3 premiers enfants avaient 14, 12 et 9 ans. « Ils n’étaient pas très heureux à l’idée de voir un bébé arriver dans la famille. C’était une époque où ils commençaient tous à avoir beaucoup d’activités à l’extérieur de la maison et leur propre vie et ils ont eu peur que tout se mette à tourner autour du bébé. Nous avons dû leur expliquer qu’on continuerait à les emmener à toutes leurs activités, que la vie ne s’arrêterait pas avec les heures de siestes et de biberons et que nous continuerons à partir en vacances et en week-end comme avant. Ensuite, nous nous sommes adaptés. Alors que pour les 3 ainés, la sieste de l’après-midi était une vraie institution et que nous restions beaucoup à la maison, notre petite dernière a rarement fait la sieste dans son lit les week-ends ! Elle a assisté aux matchs de foot de ses frères et aux spectacles de danse de sa sœur. Elle n’avait pas le même rythme qu’eux au même âge. »

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Rassurez les grands sur leurs nouvelles responsabilités

Autre peur des grands enfants : ils s’imaginent qu’ils vont devoir s’occuper du petit dernier. Rassurez-les vite sur ce point. Oui, ils sont grands et pourraient vous aider bien plus que des grands frères et sœurs de 2 ou 3 ans, mais ce n’est pas ce que vous attendez d’eux. Rappelez-leur que vous avez réussi à vous occuper d’eux quand ils étaient tout petits et que vous saurez vous débrouiller encore une fois. Ils ne seront pas obligés de changer des couches… que si ils en ont vraiment envie !

Rassurez-les sur les liens qu’ils vont pouvoir créer avec leur petit frère ou sœur

Chez Tiphaine, qui a attendu un petit quatrième 10 ans après la naissance de sa dernière fille, les doutes ont été d’un ordre plus psychologique que matériel. « Les enfants étaient plutôt heureux de ma grossesse mais ils s’inquiétaient beaucoup pour le bébé. Ils avaient peur qu’il soit tout seul car ils seraient tous tellement plus grands que lui. J’avoue que j’ai trouvé leurs inquiétudes extrêmement mignonnes. Mais j’ai eu du mal à les rassurer. Ils avaient peur de ne jamais « avoir envie de jouer avec lui » et que le bébé ne se sente jamais bien intégré dans la famille ! Nous avons beaucoup discuté de nos liens les uns envers les autres. Que l’on n’aimait faire les mêmes choses ou jouer aux mêmes jeux toujours au même moment mais que ça ne nous empêchait pas de tous nous aimer pour autant. Avec mon mari, nous leur avons expliqué qu’ils auraient certainement une relation différente avec leur tout petit frère mais qu’il l’aimeraient sûrement de tout leur cœur et que c’était ça le plus important. Nous leur avons aussi promis d’inviter souvent ses amis à la maison pour qu’il soit bien entouré ! »

Quand les grands enfants sont ravis de la bonne nouvelle !

Rassurez-vous, il y a aussi beaucoup de cas où les frères et sœurs se réjouissent à l’idée d’avoir bientôt un tout petit frère ou sœur!

Souvent, il faut bien le dire, ce sont les grandes filles qui sont les plus heureuses. Elles s’imaginent déjà jouer à la maman avec ce tout petit bébé. C’est bien sûr tellement plus réjouissant pour la maman enceinte mais il faut rester un peu vigilante. Ne faites pas grandir vos aînées trop vite. Ne laissez pas les rôles se mélanger. Comme nous l’avons déjà au-dessus, protégez le rythme de votre famille et surtout celui de chacun de vos grands enfants.

Si vous attendez un petit dernier « à retardement », nous espérons que ces conseils vous seront utiles. Et si votre petit « tardillon » est déjà grand, n’hésitez pas à nous écrire pour nous raconter comment s’était passée pour vous cette dernière grossesse, sûrement différente de vos premières !

 

Mathilde Paterson
© photos Annaclick pour MAMAN VOGUE

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