Pourquoi sommes-nous toujours débordées ?

Pourquoi sommes-nous toujours débordées ?

« Il est déjà 16h30 ?! Mais où sont passées toutes ces heures que j’avais devant moi ? Il faut que j’aille chercher les enfants à l’école, enchainer avec les bains, le diner, le coucher. Mais si je m’organise bien entre 20h30 et 22h, peut-être que je pourrais étendre une machine, faire tourner le lave-vaisselle, recoudre le pantalon déchiré, répondre au mot de la maitresse… ».

Tous les jours, c’est la même rengaine, le même rythme infernal. Nous nous jurons que demain sera différent, que nous serons mieux organisées et que nous arriverons enfin à bout de cette fichue liste. Et pourtant…

Mais, pourquoi sommes-nous toujours débordées ?

Trop perfectionnistes

Nous sommes les enfants de notre temps. Un temps qui nous demande d’être parfaites sur tous les plans : auprès de nos enfants, de notre conjoint, de nos collègues. Pour être des femmes accomplies, il faut que nous soyons investies et compétentes au travail, que nous sachions cuisiner des repas sains et bios, et que nous soyons de toutes les réunions parents-profs ou kermesses d’école.

De surcroît, nous ne sommes pas tendres avec nous-mêmes. Et si nous avions la tentation de l’être, notre fâcheuse tendance à la comparaison (et les réseaux sociaux) nous jetterait à la figure des maisons bien plus parfaites et des enfants bien mieux éduqués. Juste histoire de culpabiliser encore un peu.

Trop d’activités

Nous blindons notre emploi du temps et ceux de nos enfants. Cours de sport, de musique, diner entre amis, goûter d’anniversaire. Nous avons peur du vide, peur de ne pas en faire assez ou peur de louper quelque chose. Nous se savons plus renoncer. Il faut que nous soyons occupées.

Résultat ? Nous ne voyons plus les heures s’écouler et avons l’impression d’avancer constamment dans un tunnel. Nous courons après le temps, avons toujours rendez-vous quelque part et sommes souvent en retard. Quel plaisir pourtant, quand les vacances arrivent, de voir les jours s’étirer et de ne plus compter.

Trop connectées

Et hop je partage une publication Facebook, par ici je like le post d’une vague copine, tiens et si je scrollais un peu sur Instagram ? Attends, il faut que j’écrive à ma sœur pour lui raconter ma journée, toc une petite note vocale, en trois clics une photo mignonne de mon petit dernier. Encore 52 notifications à lire et je pose mon téléphone.

Nous communiquons trop. Pourtant, nos vies ne sont guère plus passionnantes qu’avant. Seulement, nous avons pris l’habitude de partager et de rendre tout le monde au courant de ce que nous faisons/pensons. Tous ces micro-moments de déconcentration s’accumulent et nous font perdre du temps. Prendre cette heure connectée pour faire quelque chose qui nous plait vraiment à la place nous permettrait probablement d’être plus sereine et de sortir la tête de l’eau.

 

Alors, partantes pour un lendemain différent avec moins (d’exigence, d’activités, de connexion) ?

 

Marie-Amélie Clement

@bonjour.melie

Crédit photo : @anjaniemiphotography