Mon enfant porte des lunettes: comment les choisir?

Mon enfant porte des lunettes: comment les choisir?

Mon enfant doit porter des lunettes: comment les choisir?

Cette bouille d’amour, vous vous y êtes habitués. Vous la photographiez, l’embrassez, la cajolez. Vous y trouvez des ressemblances, « C’est tout le portrait de son père. » Et vous en êtes très fière.

Et un jour, le couperet tombe. Chez le médecin ou à l’école, on dépiste un « risque », confirmé chez l’ophtalmo. La prunelle de vos yeux va porter des lunettes. Le portrait de son père » semble tout compte fait avoir hérité de la vue de sa mère…

Certaines sont philosophes, d’autres sont effondrées. D’autres blasées, quand l’enfant est le deuxième (troisième/quatrième…) enfant de la fratrie à subir le même sort…

Comment faire pour choisir au mieux la première monture de l’enfant, afin de faire des lunettes un atout et non un handicap ?

Multiplier les opticiens

Ordonnance en poche, vous voici décisionnaire de la démarche à suivre. Que faire désormais ? Ou trouver LA monture qui conviendra ?

Tout d’abord, il vaut mieux privilégier les boutiques de proximité. Plus l’enfant sera petit (et/ou maladroit), plus il y aura de risque de casse des lunettes, notamment à l’école. Vous serez plus heureux de les faire réparer au plus près qu’à 50 km de chez vous… Ou, pour éviter ce désagrément si vous choisissez les lunettes pendant les vacances, privilégiez une grande chaîne (Afflelou, Optic 2000, Krys, etc) que vous retrouverez partout !

Une fois dans la boutique, l’opticien va tout faire pour vous convaincre que SES lunettes sont : les plus solides, les plus esthétiques, les moins chers (ou alors que la mutuelle est suffisante pour tout rembourser), bref, il va vous vendre sa monture qui, certes, possède toutes les qualités requises, mais pas celle de vous offrir le « coup de cœur » désiré.

Quelle maman n’a pas eu envie de pleurer en voyant une paire de lunettes inadaptée sur les yeux de son enfant ?

Si vous n’êtes pas convaincue, prenez le devis (il vous sera toujours utile pour faire le point à tête reposée), une photo de votre enfant « équipé », et sortez ! Allez chez le concurrent !

« Quand mon fils a eu des lunettes, je tenais absolument à ce que la paire que l’on choisisse l’embellisse et non l’inverse. Du réveil au coucher désormais, il devrait les porter, il était hors de question de mal choisir ! Nous avons râté une journée d’école et fait 6 opticiens, aux quatre coins de la ville. J’étais au bord de l’épuisement, lui davantage encore. Mais quand on a trouvé la monture parfaite, je n’ai pas regretté d’avoir persévéré… »

Prenez des montures à votre goût

Certains opticiens proposent un large rayonnage de monture pour enfants, d’autres beaucoup moins. Certains sont même spécialisés dans le domaine (dans les grandes villes notamment), ce qui a pour avantage de proposer des montures de marques différentes des distributeurs classiques (notamment des marques telles que Jacadi, Tartine et Chocolat, Catimini, Les triplés, Vicomte Arthur…). Par ailleurs, la boutique est souvent conçue pour l’accueil des petits avec un espace jeux notamment, et les vendeuses plus conciliantes, car plus habituées!

Les opticiens plus classiques resteront sur des marques éditées en plus grande série, telles que Ray Ban, Chipie, Disney, Marc Jacobs, hello Kitty, Paul and Joe, Ralph Lauren, etc. Leur offre sera la plupart du temps largement suffisante pour y trouver votre bonheur! Elles possèdent aussi leur propre gamme de montures, environ 30% moins chères que les grandes marques, qui sont souvent très bien, solides et plus faciles à remplacer (les pièces détachées sont disponibles en magasin ou très rapidement depuis leurs ateliers, contrairement aux montures de marque, qu’il faut quant à elles renvoyer chez le fabricant, l’opticien n’étant qu’un intermédiaire).

« On m’avait conseillé un opticien spécialisé en monture enfant. Quand je suis entrée, après avoir effectué quelques essayages sur ma fille de quatre ans, il m’a montré une monture Barbapapa en disant : « C’est celle-ci qu’il lui faut. Elles lui tiennent bien le nez et lui vont parfaitement. » Malheureusement, cette monture était affreuse, ma fille l’avait essayée sans me demander… Quand j’ai dit à l’opticien que je ne l’aimais pas, il m’a rétorqué : « Les lunettes, ce sont des médicaments, pas un objet de mode. Quand vous aurez compris cela, vous arrêterez de faire la délicate… » J’ai pris ma fille par le bras, je suis sortie, et ne suis plus jamais revenue. C’est finalement chez Les opticiens mutualistes, quelques rues plus loin, que j’ai trouvé mon bonheur, grâce à un vendeur charmant, et beaucoup plus empathique! »

Ne vous laissez pas faire. Si vous détestez Cars, ne prenez pas une monture Cars… Si vous aimez la simplicité, ne prenez pas des branches pailletées parce que l’on vous dit que c’est parfait. N’écoutez que vous, et votre enfant. En lui expliquant vos désirs, vous saurez le guider vers une monture qui vous conviendra à tous les deux (trois si le papa est avec vous) !

Pour ceux qui veulent acheter français

Si vous tenez beaucoup à acheter une marque conçue et/ou fabriquée en France, voici quelques créateurs qui méritent de tirer leur épingle du jeu !

  • Izipizi (conçues en France mais made in Taïwan)
  • Façonnable (conçues et fabriquées en France)
  • Wood Lun’s (lunettes en bois conçues et fabriquées en Ardèche)
  • Cogan France (conçues et fabriquées en France)
  • Vuillet Vega (conçues et fabriquées dans le Jura)
  • Roussilhe (possède différentes marques de lunettes, toutes conçues et fabriquées dans le Jura)

Prenez le temps

Vous avez passé la porte de nombreux opticiens, mais vous n’avez pas trouvé « chaussure à votre pied ». Ce n’est pas grave ! Cela fait peut-être six mois ou un an que votre enfant a besoin de lunettes, il peut patienter deux jours de plus ! Rentrez chez vous et revenez plus tard avec le papa, une sœur, une amie, quelqu’un qui saura vous conseiller – ou trancher- en cas d’incertitude ! Et si vraiment le choix n’est pas assumé pleinement, dites-vous que les ordonnances sont renouvelées chaque année voire, dans certains cas, tous les six mois ! Il sera toujours temps de trouver mieux la prochaine fois…

Maëlle Margail.

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