Hyperparentalité : ces mères -souvent parfaites- qui en font trop

Hyperparentalité : ces mères -souvent parfaites- qui en font trop

On connait toutes des mamans parfaites, celles qui sont prêtes à tout pour le bonheur de leur enfant, au risque parfois de faire un burn-out.

Goûter d’anniversaire avec magicien et gobelets en liberty assortis au carton d’invitation ça vous parle ? Caméras installées dans l’appartement pour surveiller les faits et gestes de la nounou, fiche de lecture et rédaction écrites à la place de l’enfant afin de de rehausser sa moyenne déjà très élevée…

Les exemples de parents cherchant à atteindre la perfection ne manquent pas ! D’ailleurs, on leur a donné un nom : les hyperparents.

Le syndrome de la mère parfaite

Inutile d’être jalouse de ces femmes parfaites, elles ont leurs défauts (donc elles ne sont pas si parfaites…). « Mais laisse-le tranquille, arrête de l’étouffer ! » a-t-on parfois envie de leur crier.

Il faut dire que ce genre de maman est obsédée par les 5 S : Survalorisation, Surstimulation, Surcommunication, Surprotection et Surconsommation. Bref une attitude excessive qui, nous, pauvres mères normales, nous donnerait des complexes. Insupportables ces mères parfaites !

Hyperparentalité : les 3 types de parents

Ce phénomène porte un nom : l’hyperparentalité. Les psychologues ont recensé 3 types d’hyper-parents : le parent hélicoptère, le parent drone et le parent curling.

Le parent hélicoptère est celui qui vérifie tout ce que fait l’enfant. Choix d’amis, des jeux et des lectures… le parent hélicoptère « vole » au-dessus de son enfant.

Le parent drone télécommande tout ce que fait l’enfant. Il est aussi très stimulant et passe beaucoup de temps à négocier et à justifier ses choix.

Le parent curling oriente tous les choix de l’enfant. Il est obsédé par l’excellence et choisit pour lui les meilleurs établissements scolaires et lui choisit un itinéraire vers la perfection tout tracé.

Laissez votre enfant respirer et arrêtez de vouloir atteindre la perfection !

Le risque pour les hyperparents ? Être déçu par leur progéniture et finir par tout lâcher, au risque cette fois-ci de tomber dans l’hypoparentalité en démissionnant totalement de leur rôle de parent.

Pour sortir de cette hyperparentalité et arrêter de se mettre une forme de pression éducative, les psychologues conseillent de lâcher-prise en prenant conscience des souffrances que peut engendrer l’hyperparentalité sur l’enfant et ses parents.

Bref, cesser de vouloir atteindre la perfection en lâchant sur certains points.

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Soyons honnêtes : la famille parfaite existe-t-elle vraiment ?

Perrine de Robien

Rédactrice web, maman de 4 enfants et épouse d'un mari kaki !

Après avoir été professeur des écoles, elle a repris des études de journalisme pour pouvoir faire ce qu'elle aime par dessus tout : écrire et si possible vous faire sourire.

Ses sujets de prédilection ? L'éducation et l'organisation.