Fais tes valises ma belle, on part vivre à l’étranger !

Fais tes valises ma belle, on part vivre à l’étranger !

Rêve secret ? Cauchemar le plus profond ? Qu’éveille en vous cette phrase, qu’ont pourtant entendu des milliers de wonder mamans ces derniers temps ? Maman Vogue est partie à la rencontrer de mamans qui ont traversé les airs, les océans, ou juste une petite frontière, à deux ou en familles. Retour sur de grandes joies sans oublier de grands défis.

Partir vivre à l’étranger en famille, vos plus grands plaisirs :

  • Une grande liberté intérieure. Ici, je sors du microcosme social dans lequel j’évoluais depuis toujours en France, dans ma ville, mon quartier. Un grand vent s’engouffre en moi. Même si je retrouve des repères, c’est comme si j’étais vierge de tout préjugés. Libre de m’adonner aux activités qui m’intéressent, d’inscrire mes enfants dans l’école qui me chante, de fréquenter les amis que je veux. Bien sûr, on se recrée un petit microcosme même là où l’on atterrit, mais les mailles du cocon sont bien plus lâches !
  • L’esprit d’aventure, quel bonheur. Ici, point de maison de famille où se réfugier le week-end, de parents à 3 heures de route. Alors le week-end et presque à chaque vacances, il faut improviser une nouvelle destination. Quel recoin du pays où nous sommes allons-nous explorer cette fois-ci ?
  • Prendre un café avec une maman indienne, et le lendemain, une mexicaine
  • Parfois, on a la chance d’être en contrat d’expatrié, et c’est confortable. Avantages en nature de voiture, essence, logement ou école, voilà qui vient adoucir le déracinement et les sacrifices que l’on a encaissés pour en arriver là.
  • Sans les autres, on se focalise bien plus sur notre propre cellule familiale.
  • Se réinventer, le temps de quelques années. Quand on suit son conjoint, on abandonne parfois la possibilité de travailler (tous les conjoints n’obtiennent pas de permis de travail selon le visa), et même si on le peut, on ne trouve pas forcément dans son domaine. Parfois c’est même notre métier qui n’existe pas ici. Alors il faut se donner un petit coup de fouet pour faire autre chose, bénévolement ou pas, et changer pour un court temps fait du BIEN !
  • Gourmands, gourmandes, régalez-vous (ou pas) : à vous la découverte d’une culture et d’une gastronomie différente.
  • Voir ses enfants apprendre une nouvelle langue en un temps record (et parfois vous donner un peu honte de votre accent ridicule !)
  • Des systèmes éducatifs souvent très intéressants. Où l’on réalise que le système français est bien, mais qu’il y a un univers d’approches pédagogiques intéressantes ailleurs.
  • Le coût (réjouissant) d’une nounou ou d’une baby-sitter, dans certaines destinations
  • La salle de gym. Ça n’est pas en France que vous pourriez aller autant !
  • Le cœur qui se dilate de souvenirs que l’on fabrique à la pelle
  • Se découvrir plus de ressources que l’on imaginait
  • Les visites de nos familles et amis, et leur faire découvrir des merveilles ou tout simplement notre vie quotidienne à l’autre bout du monde
  • Passer beaucoup de temps en maillot de bain, parfois !
  • Se rendre compte que l’on a de moins en moins besoin de colis expédiés de France pour être heureux, finalement, je m’adapte !

Les défis que vous avez dû surmonter :

  • Les premiers mois d’adaptation, 6 parfois, pour se sentir bien
  • Quelques coups de blues, quand les amies à qui l’on pouvait tout dire avant ne sont plus au coin de la rue autour d’un café
  • Le temps que je mets à me faire comprendre, parfois, tant au supermarché que chez le médecin, c’est un peu usant
  • Atterrir dans une nouvelle ville, c’est à chaque fois un retour à la case départ au niveau social. Etre avenante, spontanée et simple mais pas trop non plus, tout un art qui demande de l’énergie et aussi beaucoup d’humilité !
  • Assister aussi au temps d’adaptation de nos enfants, parfois rapides, et parfois plus longs et se sentir impuissante à les aider
  • La garderie si chère (parfois inaccessible) avant l’entrée en système publique qui ne commence qu’à 6 ans !
  • Affronter une autre culture éducative : monter dans le toboggan avec mon fiston, ou la positive-attitude excessive, ça n’est pas mon truc !
  • Apprivoiser les autochtones, et leur approche amicale différente
  • Notre budget qui flambe en 2 semaines, aspiré dans les pleins alimentaires ou les expéditions à répétition.
  • ..Ou dans le coût exorbitant d’une baby-sitter, à d’autres endroits !
  • Toute la paperasse administrative avant le départ, en arrivant, et pour préparer le retour en France un jour
  • Le décalage que l’on peut ressentir et qui s’installe dans notre couple, quand l’un a tout laissé en plan pour suivre l’autre. Amoureux, prenez soin de vous encore plus, à l’étranger !
  • Les visites, les visites et encore les visites de nos familles, parfois intrusives !
  • Dire au-revoir trop vite aux bons copains qui s’envolent pour une autre destination ou rentrent en France avant nous. C’est un nouveau petit deuil à chaque fois. Le turn-over est intense à l’étranger !
  • Les cours de Français ! Qui ne s’est jamais arraché les cheveux, au bord de la crise de nerfs, quand il faut recommencer chaque soir les leçons de soutien en grammaire ou conjugaison française pour nos enfants qui ne sont pas au lycée français
  • Passer 6 mois en combinaison de ski pour ne pas mourir de froid, ou sous une climatisation un peu frisquette pour survivre à la chaleur tropicale
  • Rentrer en France, déjà ?! …Quand nous nous sentions enfin comme un poisson dans l’eau…

****Rappelez-vous : vous n’êtes pas seuls ! La communauté expat’ regorge de ressources pour vous installer, vous aider dans vos démarches, de nouveaux amis qui n’attendent que vous !****

Les ressources qui font du bien :

Charlotte de B

Consultante et rédactrice pour la presse généraliste, la curiosité de Charlotte n'a d'égal que sa gourmandise. Toujours à l'affut de portraits ou lectures inspirantes, conseils déco, mode ou bien-être, elle vous régalera d'idées adaptées aux mums comme aux tout-petits. Heureuse maman de 3 loupiots.