Et si le plus dur restait à venir ?

Et si le plus dur restait à venir ?

“Je suis à bout, mon bébé ne dort pas”, “Vivement qu’il ait fini de mettre ses dents”, “Il me tarde qu’il marche enfin”, “Je suis pressée qu’il rentre à l’école”…tant de phrases que beaucoup d’entre nous ont dit ou encore pensé depuis la naissance de leur enfant.

Nous sommes pressés de les voir grandir c’est vrai, pressés de les voir acquérir davantage d’autonomie, nous imaginant retrouver ainsi un peu plus de temps pour nous et surtout quelques heures de sommeil en plus…
Tous les jeunes parents connaissent des moments difficiles. La perte de liberté est indéniable lorsqu’on met au monde un enfant, on tourne définitivement la page sur notre vie d’avant.

La complainte du jeune parent

Il n’est souvent plus possible de ne penser qu’à nous, du moins rarement plus de quelques secondes et encore… sans parler de la culpabilité qui pèse sur les épaules des jeunes parents qui n’osent parfois pas avouer qu’ils donneraient cher pour retrouver un peu de leur insouciance d’antan. Pourtant dans la plupart des cas ces enfants ont été et sont désirés.

Certes les premières semaines sont très intenses : les nuits entrecoupées, parfois durant des mois, voire des années, sans qu’on en voit le bout, les heures qui s’étirent durant lesquelles les parents ne savent plus quoi inventer pour amuser et distraire leurs enfants.
Les otites, les gastro et les rhino à répétition…Ces petits progrès, la marche, la propreté, le fait de manger seul, qui nous paraissent si longs à venir…Qui n’a jamais pensé : “vivement que mon enfant grandisse enfin !” ?

Petit enfant, petit soucis, qu’en est-il du grand enfant ?

Mais après tout, est-ce que cela sera vraiment plus facile plus tard ?
Nous sommes si pressés de les voir grandir, espérant pouvoir enfin nous libérer de tous ces tracas qui jalonnent le quotidien des jeunes parents, mais les enfants devenus adolescents ne sont-ils pas finalement encore plus fatigants et source d’angoisse pour leurs parents ?

L’heure du goûter et du bain sera progressivement remplacée par celle des devoirs, qu’il faudra bien souvent contraindre vos adolescents à faire.
Vous regretterez le temps où votre enfant apprenait à marcher, quand il sera l’heure qu’il apprenne à conduire et que vous ne pourrez pas vous empêcher de vous faire un sang d’encre une fois son permis obtenu en l’imaginant sur la route.
Et vous troquerez volontiers les nuits blanches à guetter le bruit de la clef dans la serrure, annonçant qu’il est enfin de retour de la fête à laquelle il participait, pour celles passées à ses côtés lorsque brûlant de fièvre il ne voulait pas quitter votre bras rassurants.

C’est sûr, il y aura aussi de grands moments de bonheur à partager avec vos enfants devenus grands, avec qui vous pourrez être complices.
Mais ne soyons pas trop pressés. Laissons leur le temps d’être des enfants… d’être nos enfants, nos bébés, nos tous-petits…
Ces moments là sont si fugaces et ne reviendront jamais.
Alors oui, nous pouvons pester, râler, rêver à notre liberté bientôt retrouvée…mais gardons en tête qu’un jour, nous donnerons tout pour revivre ces instants-là…

Marie Cauquil O'Kelly

La rédactrice M.OC

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