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Mon enfant pleure toute la journée : je n’en peux plus !

Mon enfant pleure toute la journée : je n’en peux plus !

Du réveil-hurlant à la crise du coucher du soir, en passant par les pleurs toute la journée sans compter les hurlantes la nuit…, les pleurs de nos bébés peuvent provoquer chez nous une vraie tension émotive qui nous met à rude épreuve !

Quand mon bébé pleure toute la journée, j’en viens à me demander pourquoi, diable, lui a t’on octroyé une voire deux ou même trois cordes vocales ! Je pense être comme beaucoup de mamans qui disent ne pas supporter les pleurs de son enfant !

Les pleurs sont l’un des principaux motifs de consultation chez les spécialistes, pédiatres et psychologues en tête de peloton. Malheureusement, le plus souvent, lesdits spécialistes ne sont pas mieux informés que les parents eux-mêmes. Chacun y va alors de ses convictions ou de ses opinions personnelles.  Certains parlent de langage du bébé pour communiquer alors que d’autres parlent d’un stimuli du cortex primitif sur lequel nous ne pourrions agir… Au moyen-âge on pensait même que certains bébé qui pleuraient trop étaient possédés et il y a quelques années, on disait souvent qu’un bébé qui pleurait trop était capricieux et colérique… Bon avec tout ça, nous ne sommes pas bien avancées quand on doit les supporter à longueur de journée ! Alors pourquoi est-ce si dur et comment pourrait-on mieux les supporter ?

Les types de pleurs

Mais mis à part les douleurs, les besoins physiologiques (nourriture, sommeil, change,…) et les besoins affectifs (câlin, portage, présence, attention… : nourriture affective dont chaque bébé a un niveau de besoin différent), il y a aussi des pleurs de décharge au même titre que trembler, bailler, transpirer, rire, ou crier de colère.
Ces derniers pleurs sont donc nécessaires à nos bébés pour se décharger émotionnellement « Alors que je le porte dans les bras, qu’il a bien mangé, bien dormi, qu’il n’a visiblement aucune douleur, il pleure quand même. Pourquoi ? »

Je l’observe aussi de temps en temps, chez mon aînée, quand elle rentre d’une journée de crèche et qu’elle peut se mettre en colère pour une broutille en hurlant pendant 5 min et puis se calme toute seule et c’est fini pour la soirée… décharge…
Un biochimiste, spécialiste du système lacrymal, dit que l’élimination de ces substances permettrait justement d’atténuer l’excitation du système nerveux et de passer d’un état de stress à un état de détente.

Enfin, après quelques mois (vers 9/10 mois), il y a aussi des pleurs de frustration, de colère... Bref, tous ces pleurs, sont différents et au bout de quelques temps, nous arrivons bien à les identifier chez nos bébés. Mais même si on sait d’où ils proviennent, nous sommes souvent perdus dans nos réactions…

pleurs de bebe - maman vogue

Les recommandations

Fini le temps de la réprimande ! A présent on nous conseille de recevoir ces pleurs et de les accompagner.
On nous rappelle aussi que le fait de « consoler » un enfant n’implique pas de faire cesser ses pleurs, mais de lui accorder de l’attention et de soulager ses tensions. À ce titre, « un bébé à qui on permettra de pleurer à satiété dans les bras sécurisants d’un adulte tendra à pleurer moins que les autres enfants et à jouir d’un sommeil plus paisible. «. On nous préconise aussi d’éviter de n’apporter de l’approbation à l’enfant uniquement lorsqu’il est souriant et heureux car les pleurs font partie de la vie, de notre vie aussi. «

Mais comme le dit bien justement un pédiatre, « le plus complexe dans cette histoire n’est pas d’accompagner les pleurs d’un enfant, mais d’adopter une pratique qui va à l’encontre de nos croyances les plus profondément ancrées. Qu’on se le dise : oui, pleurer, c’est bon pour la santé. Et même pour les bébés ! À condition de les accompagner… •.

C’est beau et juste, je crois, mais sur le terrain, même si nous comprenons bien cela et que nous voudrions avoir la bonne réaction, nous, les mamans, nous nous voyons souvent très limitées devant ces pleurs et pour cause… 

Nos réactions

Ceux-ci tendent à susciter en nous des réactions physiques fort désagréables : une sensation d’oppression, des maux de tête, des tensions musculaires, la gorge nouée…
Face à un enfant qui pleure, nous pouvons nous sentir impuissants, frustrés, coupables, vulnérables face à nos propres souffrances d’enfance sans compter que les pleurs sont du bruit, un bruit fort et douloureux pour nos petites oreilles venant ainsi rajouter de la tension à notre propre tension de notre journée et de nos soucis... Bref, une panoplie de sentiments négatifs lorsqu’on entend ces pleurs, et qui plus est, quand cela est non stop. Par conséquent, ce n’est pas étonnant que souvent, nous n’ayons pas la bonne réaction ! En effet, cela nécessiterait de notre part, un self contrôle qui relève d’une vraie vertu ! Alors comment faire pour mieux les supporter ?

De fait, avant de parler de vertu car j’y viendrai… je pense que, pour ma part, qui suis très souvent submergée par mes émotions et qui supporte peu les pleurs de mes enfants, je suis obligée de me faire un « mur émotif » avant d’accompagner ces pleurs.
Je m’explique : certes, la bienveillance voudrait que j’entre en compassion d’abord avec l’émotion de mon bébé mais parfois, je sens bien que, si je rentre toutes portes ouvertes dans son émotion, je la prends en pleine poire en plus de la mienne et généralement, c’est pire. Et moi, l’adulte, je me retrouve alors incapable de raisonner et souvent je finis par craquer. Je me suis dit alors que, lorsque que je sens que la moutarde me monte au nez ou que ça m’atteint trop personnellement, je devais tout de suite faire l’effort d’entrer dans un raisonnement logique : elle pleure parce que telle ou telle raison. Mais elle n’est pas malheureuse pour autant car je l’aime et je l’accompagne du mieux que je peux à chaque moment. Elle ne manque de rien mais je ne suis pas parfaite et elle n’attend pas que je sois parfaite. Elle va bien et je vais régler son problème du mieux que je peux.

C’est un peu de la méthode Coué mais cela m’aide à me sortir du cercle vicieux de la culpabilité. Ensuite, le « mieux que je peux », revêt alors son importance car il surfe sur une ligne de crête en essayant de ne tomber ni dans le découragement et la paresse éducative ni dans la surestimation de moi-même à ce moment là. Parfois « le mieux que je peux » sera énorme et d’autres fois, tout petit. L’essentiel étant, je crois, dans la volonté de faire au mieux car l’intention du cœur ordonne les actes même s’ils sont parfois maladroits. Et c’est dans cette intention, délibérément choisie, que celle d’accompagner le mieux possible les pleurs de nos enfants, que petit à petit grandiront en nous, ces vertus de patience, de courage, de sagesse et de tempérance… car je crois qu’il y a un côté très humble à avoir devant ces pleurs qui nous forgent et nous font grandir, et une belle dimension de sacrifice de maman que de les supporter le mieux possible.

bebe pleure que faire - maman vogue

Point d’attention

Attention les bébé secoués : ça arrive très vite  et plus qu’on ne le pense ! Et on comprend vite pourquoi ! Alors, avant que vos nerfs ne vous lâchent : posez votre bébé en sécurité dans son lit et partez prendre l’air sur votre balcon, derrière votre porte, en bas de l’immeuble, dans la cage d’escalier, dans le jardin ou bouchez vous les oreilles, mettez votre casque avec de la musique et laissez vous le temps de vous calmer complètement. Et pour l’avoir déjà fait, c’est mieux quand on n’entend plus les pleurs de son bébé ! Votre bébé, en sécurité, au pire, pleurera pendant 30 min et s’en remettra très vite dans la mesure où vous ne serez pas violente avec lui.

 

© Clarisse de Lauriston

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