Education bienveillante – les 10 phrases à éviter pour se faire obéir

Education bienveillante – les 10 phrases à éviter pour se faire obéir

Bon, vous me direz, on fait comment alors ?! Ce sera le sujet d’un prochain article 😉

ZOOM sur le livre Développer l’estime de soi de son enfant

Extrait du livre Développer l’estime de soi de son enfant, de Petra Krantz Lindgren

« Une grande partie de ce que les parents disent aux enfants pour changer leur comportement ne leur donne pas envie de coopérer. Si d’aventure les propos du parent réussissent à capter l’attention des enfants, je pense qu’il est bien  plus probable qu’ils provoquent de la peur, de la culpabilité ou de la honte chez eux. »

Parler et se faire obéir sans dénigrer, menacer ni soudoyer

Menacer

-« Si tu ne dis pas pardon à ta petite soeur, tu n’auras pas de dessert ! »
– « Si tu ne mets pas ton caque immédiatement, j’enfermerai ton vélo au garage ! »
– « Maintenant, tu me laisses parler au calme, ou je ne ferai pas de puzzle avec toi ce soir ! »

Soudoyer

-« Dis pardon à ta petite sœur et tu auras une glace au chocolat ! »
-« Mets ce casque aujourd’hui et l’on t’en achètera un autre quand on ira faire les courses la prochaine fois ! »
-« Si tu me laisses tranquille 5 minutes, je ferai un puzzle avec toi, promis. »

Commander/interdire

-« Je t’interdis de parler ainsi à ta soeur, compris ? »
-« Tu n’as pas le droit de faire du vélo sans casque, je te l’interdis! »
-« Maintenant tu me laisses finir ma conversation tranquille! »

Juger

-« Ca ne se fait pas de traiter quelqu’un d’idiot. »
-« Ca ne se fait pas de faire du vélo sans casque. »
-« On n’interrompt pas quelqu’un qui est au téléphone. »

Exprimer ce que l’enfant devrait comprendre

-« Tu devrais savoir qu’on ne parle pas comme cela ! »
-« Tu es quand même capable de comprendre que l’on ne fait pas de vélo sans casque ! »
-« Je t’ai dit non plusieurs fois. Tu devrais comprendre que cela veut dire que je n’ai pas envie ! »

Dire ce que l’enfant mérite/ne mérite pas, vaut/ne vaut pas

-« En te comportant ainsi tu ne mérites pas de venir à table avec nous. »
-« Et tu crois que auras un autre vélo pour ton anniversaire ? Tu n’en mérites pas en te comportant ainsi ! »
-« Si tu continues comme cela, tu ne mérites pas de jouer avec moi ce soir ! »

Mettre une étiquette

-« Tu es si méchante ! »
-« Seuls les imbéciles font du vélo sans casque. »
-« Mais tu n’es qu’une râleuse ! »

Faire culpabiliser l’enfant pour ses propres sentiments et actions

-« Tu me déçois toujours. »
-« Tu m’obliges à cacher ton vélo. »
-« Tu me mets tellement en colère quand tu insistes comme ça. »

Psychanalyser

-« Tu fais ça simplement pour que ce soit toi qui aies le dernier mot. »
-« Tu penses vraiment que c’est parce que tu as un joli casque que les amis vont t’apprécier ? »
-« C’est pour tester les limites que tu fais ça ? »

Poser des questions pédagogiques

-« Mets toi à la place de ta soeur. ca te ferait quoi si l’on te parlait ainsi, que l’on te disait que l’on te déteste et que tu es un idiot ? »
-« Et à ton avis, si tu entres en collision avec une voiture et que tu ne portes pas de casque, ça te ferait quoi ? »
-« Et si c’était moi qui t’interrompais sans cesse quand tu joues avec un ami, ça te ferait quoi ? »

 

La culpabilité et la honte sont clairement présentes dans ces façons de communiquer et plus particulièrement dans les 7 dernières manières de faire. Dans les trois premières, c’est la peur qui domine. Lorsque c’est la menace qui domine et qui fait finalement obéir l’enfant, c’est parce qu’il a peur d’être puni. Parfois soudoyer parait plus gentil, mais c’est aussi par peur que l’enfant s’y conforme, peur de ne pas avoir sa récompense.

Ces attitudes sont déstabilisantes pour l’enfant et cela peut même devenir du mépris ou une hostilité à l’égard des parents, une résistance ou de la révolte. Certains enfants s’habituent à mentir ou à faire des choses en cachette. D’autres encore ont une bonne relation en surface avec leurs parents, mais sans chaleur ni confiance.

Déjà touts-petits, les enfants sont capables de coopérer et de faire preuve d’empathie envers leurs parents ; c’est pourquoi nous ne sommes pas obligés de les forcer ou les manipuler. Ce que nous devons plutôt faire est de leur parler de nos sentiments et de nos besoins de sorte qu’ils puissent maintenir leurs capacités d’empathie et leur envie de contribuer. Nous devons donner aux enfants des pré-requis adéquats. »

 

Extrait du livre Développer l’estime de soi de son enfant, de Petra Krantz Lindgren

© photo Clarisse de Lauriston

 

 

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Laure de Fazende

Journaliste spécialisée dans les joies et les petits tracas de la grossesse. Laure répond à vos interrogations, vous soutient, se réjouit avec vous de ce grand bonheur qu’est l’arrivée d’un bébé.

Jeune maman d'un petit bonhomme de 4 mois

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