Des enfants naïfs et insouciants, ça existe encore ?

Des enfants naïfs et insouciants, ça existe encore ?

De nos jours, il semblerait que les enfants soient beaucoup plus précoces qu’il y a quelques générations. C’est du moins ce que nous disent nos grands-parents et nos parents qui sont surpris de voir à quel point l’innocence de l’enfance se perd ces derniers temps…

Un constat qui s’explique certainement en partie par les avancées technologiques de notre société. Les enfants ont, très tôt, accès à de nombreuses informations qui ne leurs sont pas adaptées. Par le téléphone, l’ipad, l’accès à internet partout tout le temps, les affiches, les images porno etc. Comment les protéger ? La phase d’insouciance n’est-elle pas nécessaire au bon développement ? Un enfant ne devrait-il pas être complètement abandonné, confiant dans le jugement de ses parents et rester un brin naïf ?

Chaque âge à son degré d’insouciance. Pas question de commencer à le bassiner avec nos angoisses d’adultes, il aura bien le temps de le vivre quand l’heure sera venue. Pour vivre pleinement les joies de l’enfance, certains parents font en sorte de les éloigner au maximum de tout ce qui pourrait leur causer un stress quelconque. L’enfance est une période où nos petits se construisent, ils ont besoin de sécurité, d’être dans un cocon, de vivre que d’amour et de paix.
La présence des parents, ou d’un relais, est un point essentiel dans cette attention toute particulière.
En grandissant, ces enfants ont parfois tendance à être qualifiés de naïfs par l’entourage. Et alors c’est grave ? NON, au contraire ! A condition de les protéger intelligemment.

Protéger nos enfants

On s’explique. Les enfants insouciants, c’est-à-dire qui ne se rendent pas forcément compte d’un danger potentiel physique ou moral ou qui s’en rendent compte mais ne l’assimilent pas (car il est trop éloigné de leurs habitudes de vie), doivent être protégés au maximum par les protagonistes qui les entourent. Ce sont des enfants qui sont néanmoins facilement inquiets face à un danger (comme par exemple la violence ou la méchanceté) qu’ils ne conçoivent pas car ils seraient eux-mêmes incapables de l’appliquer à autrui. Ils vivent généralement dans un environnement préservé de ces dangers et grandissent dans un grand sentiment de sécurité.

Communiquer et rester vigilants

Ce qui est positif dans la mesure où cela leur permet de développer une hypersensibilité et une relation de confiance avec les personnes qui les entourent. Ces enfants sont généralement joyeux et sociables. Bref, faciles à vivre. Cependant, l’adulte ne sera pas toujours autour d’eux pour les protéger. Ces enfants devront un jour ou l’autre, à l’école par exemple, faire face à des enfants qui n’ont pas le même degré d’innocence. Pour les préparer à cela, sans pour autant perdre ce qu’ils ont réussi à développer jusqu’ici grâce à cette naïveté positive, il faudra prendre le temps de beaucoup communiquer avec eux. Leur expliquer les dangers potentiels, mais aussi leur souffler comment réagir tout en restant égal à ce qu’il sont jusqu’aujourd’hui.
Il faudra également être vigilants, en tant que parents, aux rencontres et aux amitiés liées. Certains enfants, petits derniers de famille qui ont vu ou appris des bêtises par leurs grands frères et sœurs, ou qui auraient reçu une éducation différente et plus libérale, pourraient avoir une mauvaise influence sur votre petit bout de chou.

La joie de vivre de l’enfant doit rester intacte et son insouciance devenir une force. Cette insouciance devra être accompagnée jusqu’à son adolescence pour devenir un sens moral, des valeurs du beau bien ancrées. La différence est une force, chères mamans, soyez-en sûres !

 

Gianina P

© crédit photo Clarisse de Lauriston

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