Quand la dépression s’immisce dans la vie de famille…

Quand la dépression s’immisce dans la vie de famille…

Les situations de détresse sont multiples dans les familles. Agendas trop pleins angoissants, émotions difficiles à supporter, pressions multiples, les parents aussi peuvent flancher et s’installer, malgré eux, dans une spirale incontrôlable. Quelques symptômes qui affectent la vie de famille et quelques conseils pour les dépasser…

Une crise intérieure dure à cacher et à vivre

Les apparences familiales sont trompeuses. Sur le papier, nous pouvons avoir tout ce que nous voulons : des enfants en bonne santé et bien dans leurs baskets, un métier intéressant, des moyens financiers à la hauteur,…mais finalement, quelque chose cloche. Sans savoir quoi, on n’arrive plus à être heureux…On n’arrive plus à se réjouir et on ne voit finalement plus que le mauvais côté des choses dans toutes les sphères de sa vie y compris avec les enfants : les contraintes, les réveils toujours trop matinaux, les cris trop stridents. Un peu comme si nous n’avions plus la ressource de supporter des aléas ou des contradictions.

Chaque membre de la famille traverse ces émotions avec douleur et malheureusement, il devient trop dur de les vivre en famille. Les parents en détresse perdent le contrôle d’eux-mêmes et laissent souvent leurs émotions extrêmes ressortir dans les mauvaises situations, dans la vie quotidienne. Des cris inattendus contre des enfants turbulents qui ne comprennent pas pourquoi subitement ils sont devenus insupportables aux yeux de leur parent, un mutisme quasi permanent, une absence à toute émotion des autres, tout ressenti d’où une incapacité à remplir la petite cruche d’affectivité de nos enfants et de nos conjoints. La vie familiale perd son équilibre.

Complexe à accepter par la famille

Evidemment, en famille, il est très difficile de comprendre et d’accepter une telle situation. Comment accepter de subir un comportement pareil ? Comment appréhender un sentiment aussi abstrait et aussi personnel ? Les premières réactions tendent souvent au rejet : je ne comprends pas pourquoi tu ressens ça et d’ailleurs, je pense que tu n’as aucune « bonne raison » à l’appui, tout ça c’est des caprices, tu as tout pour être heureux…Les autres membres de la famille mettront du temps à accepter cette situation, ils ne peuvent sans doute pas vraiment la comprendre mais avec de l’aide, ils peuvent la prendre comme acquis et ainsi mieux la vivre.

Il ne faut pas négliger l’impact d’une dépression sur les autres membres de la famille. Lorsqu’on délaisse la gestion familiale, que l’on met en danger une harmonie qui demande de l’implication à chacun, fatalement, on est rejeté. Le plus souvent, le parent s’isole, il reçoit de la colère. Saine, puisqu’elle extériorise une incompréhension de la situation actuelle. Il faut laisser les enfants exprimer de la façon qui leur est propre ce qu’ils ressentent eux aussi face à ce bouleversement. C’est à ce prix que l’on ré-apprendra à vivre avec cet invité indésirable, une maladie peu reconnue : la dépression.

Parlez à vos enfants, expliquez la situation, mettez des mots. Les enfants acceptent nos faiblesses, elles les aident aussi à grandir avec moins de pression mais ils angoissent devant les secrets et les non-dits.

Accordez de l’attention aux réactions non immédiates de vos enfants. Certains sembleront encaisser et finalement, un signal vous mettra un jour la puce à l’oreille, de nouvelles source de crises, une sensibilité exacerbée, un niveau de stress anormal, des cauchemars,…

Comment l’autre parent peut-il réagir ?

L’autre parent doit accepter de faire face à ses propres émotions, angoisse, lassitude, colère, tristesse,…Vous allez évidemment culpabiliser mais ne les niez pas, vous êtes aussi humain que votre conjoint(e) et vous avez absolument le droit de trouver la situation dure ou inacceptable.

Faites-vous aider ; c’est une période extrêmement éprouvante pour vous qui allez devoir continuer de tout porter à bout de bras, sans support de votre moitié. N’essayez pas de tenir seul(e), vous ne savez pas combien de temps cette période va durer et vos enfants ont besoin qu’un parent tienne la barque à flot.

Les solutions internes à la famille nucléaire sont malheureusement souvent sans effet…alors adressez-vous à des tiers pour parler du problème, l’évacuer et aussi prendre l’air…

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