Coronavirus, et si nous en apprenions quelque chose ?

Coronavirus, et si nous en apprenions quelque chose ?

Je ne peux me résigner à croire que tout redeviendra « normal » après cet épisode marquant du confinement. Et pourtant, la mémoire de l’homme est parfois bien courte. Alors, je liste ici 5 leçons que le Covid-19 et le confinement qu’il a engendré nous apprennent et qu’il nous appartient de faire durer.

Indépendance

Rien de plus anxiogène que de voir ces files d’attente à rallonge dans les supermarchés et de s’inquiéter pour la possibilité de nourrir sa famille. Cela doit nous alerter sur notre dépendance par rapport aux produits transformés. Bien sûr, nous ne pouvons pas tous faire pousser des légumes chez nous. Cependant, nous pouvons favoriser au maximum le fait-maison : faire son pain, ses yaourts, ses gâteaux en n’utilisant que des produits basiques (farine, sucre, lait, œufs). Ces petits changements en augurent de grands : réduire sa consommation de produits usinés, éviter le gaspillage alimentaire, économiser ses denrées et retourner à l’essentiel en terme d’alimentation.

Localisme

Les images émouvantes de discussions par fenêtres interposées et d’applaudissements d’immeubles entiers pour les soignants nous enseignent quelque chose : l’importance du localisme. Par cela, j’entends le fait de renouer avec ses voisins, ses commerces de proximité, de remettre de la vie dans son quartier en l’habitant réellement mais également de prendre du plaisir à être chez soi. Notre maison doit de nouveau être un refuge dans lequel on se sent bien et le lieu sacré de notre vie de famille. Non plus un lieu de passage que l’on quitte pour aller travailler, pour s’occuper ailleurs ou pour partir en weekend.

Simplicité

Le confinement est une leçon forcée de la simplicité. Plus d’activités extérieures, de déplacements, d’emploi du temps surchargé mais, tout simplement, du temps passé ensemble. Il nous incite à réfléchir à notre consommation d’occupations et à revenir à l’essentiel dans l’organisation de nos journées. Il peut être l’occasion de renoncer et de se dépouiller du superflu : un engagement, une activité, une habitude qui alourdit notre quotidien.

Créativité

Nous voyons fleurir de plus en plus d’idées pour occuper les enfants avec trois fois rien, des parents qui font du bricolage avec des rouleaux de PQ (certains vont avoir un sacré stock) ou des brindilles. L’humour et les idées circulent ! C’est que, en temps normal, nous n’avions plus le temps, mieux à faire et étions constamment appelés ailleurs (charges quotidiennes, sorties, activités). Nous retrouvons une force créatrice positive et joyeuse !

Humanisme

J’ai un plaisir inouï à aller sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Nous n’avons jamais été aussi proches de personnes que nous ne connaissons pas et de belles initiatives humaines s’initient. Nous nous sentons vraiment tous dans la même galère. Je ne crois pas qu’un autre évènement ne nous fait comprendre cela de manière aussi claire. Nous sommes humains et logés à la même enseigne. Celle de la fragilité, de la maladie mais aussi celle de la puissance de la vie. Espérons que nous continuerons à garder en tête cet humanisme quand nous ne nous sentirons plus menacés.

 

Vous aussi, vous avez envie de retirer quelque chose de tout cela ?

 

Marie-Amélie Clement

@bonjour.melie

Photo : @naturhotelforsthofgut

Marie-Amélie Clément

Maman de deux petits gars, épouse de militaire, mais surtout femme passionnée d'écriture, de littérature et de voyages. Marie-Amélie prend sa plume pour chercher la justesse et la vérité en toutes choses. Elle aime s'interroger, observer et découvrir sans cesse sur les autres et soi-même. 
 
Elle s'interroge également sur une autre manière de vivre sa féminité et sa maternité : plus simple, plus instinctive et plus écologique.
 
Pistes, anecdotes, conseils et réflexions en tout genre pour avancer simplement dans la vie de tous les jours et apprendre à déculpabiliser !