Ces choses essentielles (paraît-il) que je n’aime pas du tout faire avec mes enfants !

Ces choses essentielles (paraît-il) que je n’aime pas du tout faire avec mes enfants !

Aujourd’hui, on ne va pas vous donner le moindre bon conseil en matière d’éducation. On ne va pas vous faire miroiter qu’en suivant cinq recommandations, vous pourriez (peut-être) devenir (enfin ?) une mère parfaite ! Non, aujourd’hui, on va vous faire déculpabiliser.

En discutant avec d’autres Mamans, on s’est rendu compte qu’on avait chacune en horreur certaines petites choses qui sont censées faire la vie de nos enfants. Des choses qu’on ne crie pas sous tous les toits mais des choses qui se font (paraît-il) dans toutes les familles et que, nous, on essaye d’éviter le plus possible…

L’histoire du soir, désespoir !

On commence par le sacro-saint rituel de l’histoire du soir ! Partout, on nous vante les bénéfices de la lecture pour les tout-petits et l’importance de ce délicieux moment partagé le soir avec nos enfants… Et bien, non, toutes les mamans n’aiment pas se serrer contre leurs enfants le soir et leur lire plein d’histoires en prenant la voix du grand méchant loup !

« Le soir, après le marathon du bain, du dîner et du brossage du dent… lire une histoire, c’est bien trop me demander ! » nous dit Bénédicte. « On a pas mal de livres chez nous mais je refuse de les lire le soir : quand mes enfants sont dans leur lit, j’ai envie de passer à autre chose ! Alors, je leur mets de la musique ou des histoires lues. Et croyez-moi, le fait que je ne leur lise pas d’histoire le soir ne les a pas empêchés de dire leurs premiers mots au même âge que les autres. »

Le bricolage… ô rage !

« Je déteste les travaux manuels, raconte Claire. Le découpage, la peinture, le bricolage, c’est la plaie pour moi. On passe deux heures à sortir tout le matériel, à l’installer, à préparer les enfants et, en moins de deux minutes, ils en ont mis partout et ont fini leur chef d’œuvre ! » Bref, tant pis pour la motricité fine chez Chloé. Heureusement qu’il y a l’école.

À quatre pattes sur le tapis, non merci !

D’autres mamans trouvent leurs limites dans des activités d’un genre différent. Séverine refuse de se plier en quatre sur le tapis du salon pour ses enfants : « Je fais plein d’autres choses avec eux (et oui, on a toujours envie de se justifier !) mais je ne joue pas aux petites voitures ou aux Playmobils avec eux. Je me sens tellement bête quand je fais ça ! Je trouve qu’ils ont bien plus d’imagination que moi et s’en sortent très bien sans moi. Je les laisse donc faire ! »

La cuisine avec mes garçons sans façon !

Ahhh… Ce délicieux moment de complicité qu’est celui de cuisiner en famille ! Délicieux moment de complicité… et de chamailleries chez Laure ! « Déjà avec un enfant, je trouvais ça compliqué de faire un simple gâteau sans transformer la cuisine en champ de bataille, alors avec deux, j’ai abandonné.

Non seulement, ils en mettent partout mais en plus, ils se battent pour faire les mêmes choses. Et les disputes au-dessus du beurre qui fond ou du four qui préchauffe, je n’aime pas du tout ! On ne fait des gâteaux que pour les anniversaires et je prépare tout en avance pour qu’il n’y ait rien à peser, à couper ou à mixer mais juste des ingrédients à mélanger sagement (et encore…). »

Les jeux de société ? Je passe mon tour

« Petite fille, j’avais déjà horreur des jeux de société et mes parents me forçaient toujours un peu à y jouer », nous raconte Ségolène. « Alors ce n’est pas maintenant que j’ai 35 ans que je vais me forcer à aimer ça.
Lancer des dés, faire avancer un pion, retourner des cartes et attendre sagement son tour, ça m’a toujours terriblement ennuyée. J’achète des jeux pour mes enfants car je vois bien que, eux, ils aiment bien ça. Mais ils y jouent avec leur père ou avec leurs grands-parents quand ils viennent nous voir. Je ne me force jamais à jouer avec eux et mes enfants ont bien compris que ce n’était pas la peine d’insister. Non seulement, je n’ai jamais la moindre envie de me joindre à eux mais, en plus, je trouve ça bien qu’ils comprennent qu’on n’est pas tous obligé d’aimer les mêmes choses. »

La piscine, ça me déprime !

C’est sur le développement aquatique de ses enfants que Paola a fait une croix.

« La piscine, j’évite le plus possible. J’évite de les accompagner à des cours et, évidemment, j’évite de les emmener juste pour jouer. Me retrouver avec eux dans des cabines froides et mouillées pour les changer, passer sous la douche, être submergées par les odeurs de chlores et les bruits incessants des piscines, c’est au-dessus de mes forces !
En famille, on fait du vélo et des balades ; la semaines, ils prennent des cours de tennis, de judo et de danse. La natation, c’est réservé aux grandes vacances et à la mer. Ou si des mamans d’amis veulent les y emmener avec les leurs… Là, je suis d’accord ! »

Et vous, quelles sont les choses, paraît-il si agréables et indispensables à la vie de famille, que vous détestez faire avec vos enfants ?

 

Mathilde Paterson

Journaliste, blogueuse et auteur de livres pour enfants, Mathilde vit en Thaïlande depuis 7 ans avec son mari et leurs 3 petits garçons.

©Nathalie Coster