Cette femme qui m’inspire : ma belle-mère

Cette femme qui m’inspire : ma belle-mère

« Parfois, il n’y a pas besoin de regarder très loin pour trouver une femme inspirante. Moi je l’ai trouvée dans ma belle-mère. Ma belle-mère n’est pas de ces belles-mères qui savent tout, ont tout mieux fait que vous dans leur vie de couple, de femme et de mère et vous l’expliquent plus souvent qu’à votre demande. Elle est modeste à l’extrême et si je ne lui avais pas posé des questions, je n’aurais rien su de tout ça. C’est sans doute son 1er enseignement involontaire : savoir garder son jardin secret et ne le révéler qu’avec parcimonie.

Elle m’inspire parce que c’est une passionnée farouchement indépendante. A une époque où se marier pouvait passer pour une fin en soi, un prérequis à l’épanouissement d’une femme dans une société encore très patriarcale, elle a décidé de suivre sa passion et de faire des études. Et pas les plus faciles en plus ; des études scientifiques et longues….sans se soucier de celui qui est plus tard devenu mon beau-père. Sans le vouloir et surement sans s’en rendre compte, elle a imposé son rythme et créé son indépendance.

Loin d’être une grande timide planquée dans ses bouquins, elle a été élevée par des parents qui savouraient le goût des vraies amitiés et la richesse des liens familiaux, ce qu’il l’a rendue chaleureuse et gaie, accueillante et affable. Toujours prête à ouvrir la porte à ceux qui sont de passage et à accorder du temps à chacun. Elle fait toujours preuve d’une simplicité admirable qui donne envie de venir et besoin de rester. Elle m’a toujours communiqué au quotidien les joies que lui ont toujours procurées la vie de famille nombreuse et les fortes amitiés.

Depuis que je suis maman, je mesure ma chance d’être entourée de femmes parfois bienveillantes qui partagent leur expérience sans chercher à l’imposer. Ma belle-mère est une femme affirmée. J’ai mis longtemps à comprendre que derrière ses opinions parfois tranchées ne se cachaient pas des jugements mais des pistes pour bien/mieux faire (dans lesquelles elle me sait très libre de piocher ou non) ou parfois simplement des envies de raconter « ses propres guerres ». Elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense sincèrement, même lorsqu’on ne lui demande pas. Mais ses mots sont souvent riches du recul sur son expérience de la vie, de ses bonheurs et de ses épreuves, de celle qui sait reconnaître ses erreurs et voudrait éviter à d’autres de les refaire.

On parle souvent du mode « Slow Life » à opposer à nos vies souvent trop speed ou trop stressées. Ma belle-mère m’apprend à laisser ma montre de côté, à savourer chaque instant sans précipitation, sans anticipation du reste-à-faire. Si ce n’est pas fait aujourd’hui, ce n’est pas grave. Elle pourrait se lancer dans de la peinture à « l’heure des bains » si elle sent qu’on n’a pas besoin d’elle ou passer l’aspirateur au milieu de la nuit…Tout ce qui compte c’est de profiter de chaque journée avec mes enfants, qu’ils ne manquent de rien et se fabriquent des souvenirs ; le reste attendra.

Et si c’était ça le fameux lâcher prise ? Elle m’apprend à ne pas culpabiliser de remettre au lendemain, à considérer chaque journée comme un don précieux plutôt qu’une TO DO liste à abattre.

Finalement, c’est vraiment la femme que j’aimerais être : indépendante d’esprit, à l’écoute d’elle-même et dans la jouissance permanente des bonheurs de la vie de famille. »

 

Inès